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LE NOEUD VITAL

supérieure, au-dessus de Torigine des phréniques, on a constaté, pendant une demi-heure de survie, une suppression des contractions respiratoires du diaphragme et des muscles surcostaux, la respiration étant partiellement entretenue par le Jeu des muscles céphalo-thoraciques, et des mouvements dyspnéiques et asphyxiques se manifestant à la face.

A. la méthode des sections, on peut substituer la méthode des injections obturantes, pour limiter en avant la région du centre respiratoire. Par la carotide interne, on injecte une masse formée de proportions convenables de paraffine et d'il u lie pour se gélifier à 40°-41° (on la colore pour reconnaître les régions qu'elle a envahies, et on l'injecte à une température de 42'). On note les modifications respiratoires, coosécutives à l'injection obturante (elle se gélifie en effet dans les vaisseaux, la température interne du lapin étant inférieure à 40"), et, par Texamen de l'encéphale, on détermine quelles sont les régions qui ont cessé de recevoir le î>ang et qui, par suite, ont cessé d'accomplir leurs fonctions normales. Si l'injection a pénétré dans les seuls vaisseaux des hémisphères ou de la protubérance, la respiration continue normale; si l'injection a envahi les vaisseaux bulbaires, la respiration est totalement et définitivement abolie.

Les expériences de deslrucliuu bulbaire coulirment 1«« expériences précédentes. Si on sectionne le bulbe, ou si on le blesse (lésion mécanique, brûlure, corrosion chimique), au niveau des racines du vague, on déterrai ne un arrêt complet, instantané et définitif de la respiration et de toutes ses manifestations, thoraciques, abdominales et faciales. La détermination anatomique pr«''cise du centre respiratoire n'est pas définitivement faîte. On avait tout d'abord localisé ce centre en une région, grosse comme la tête d'une épinj^le, située à la pointe du calamus scriptorius {nœud vital de Flourens) ; ino.is on dut ensuite y adjoindre les parties voisines. On •ïûil actuellement se borner à le placer au voisinage des racines des vagues : il constitue une entité physio- ^^f§ique, m;iis non analomique, car il n'est pas possibb' de trouver dans cette région un groupe de cellules distinct, dont la destruction abolisse complètement, instantoément et définitivement les mouvements respiratoires*

M. AuTiius. — Physiologie. 19

Les faits signalés conduisent à admettre un centre; respiratoire Imlbaire. Une objection toutefois peut èiir^ soulevée. Pour limiter le centre respiratoire, on a faLÎt des sections; pour préciser sa situation, on a fait dt?^ blessures et des ablations bulbaires : rien ne prouve qm.^ le traumatisme n'a pas, en excitant les régions lésées «r inhibé à distance d'autres régions qui seraient les véritables centres respiratoires. Il est possible qu'une lésioï* bulbaire inhibe les noyaux d'origine des nerfs inspii'a.— teurs, depuis ceux du facial jusqu'à ceux des dernier^ nerfs dorsaux, et que la partie lésée ne joue elle-même? aucun rôle dans le fonctionnement normal de la respiration. A l'appui de cette objection, on peut établir qu^ toute section d'un nerf sensible ou de la moelle produit au moins un faux pas respiratoire, souvent un arrêt qui peut être court, mais qui peut durer plus ou moins longtemps ; rette action inhibitrice étant d'autant plus* intense que la lésion médullaire est pratiquée plus pn»s du bulbe. Gorlaines piqûres bulbaires, pratiquées aim voisinage immédial de la région dite centre respiraUiii'e, produisent une inhibition pi'olongée, mais non définitive de la respiration. N'est-on pas autorisé, dans ces conditions, à considérer la région dite centre respiratoire, comme possédant simplement un pouvoir inhibiteur maximum sur les véntables centres respira toi ivs, dont il resterait à établir la situa lion?

Ces faits n'enlèvent aucune valeur à la conclasi«»n précédemment posée. Kn effet, dans les expériences d'inhibition traumati(|ue ou opératoire, Tarrêt de la respiration est temporaire; — dans les expériences d'ablation ou de destructicm de la région dite ccnlrP respiratoire, l'arrêt est définitif: alors même qu'on pratique, pendant des heures, la respiration artificielle, pour cntrehMiir la vie, après arrêt de la lespiralion sponl«iné«\ on ne voit jamais réapparaître les mouvements respiratoires sponUinés, (juand la lésion a porté sur le buib^ au niveau dt?s origines des vîigues.

. Si, à la surface posléiicure du bulbe mise à mi, "D

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