LE REFROIDISSEMENT DU BULBE
dépose de petits morceaux de glace, pour le refroidir, les mouvements respiratoires dimiuuent de fréquence et d'amplitude, à mesure que progresse le refroidissement; puis reprennent leur fréquence et leur amplitude normales, quand on laisse le bulbe se réchauffer. Le ref i^oidissement est limité au bulbe, il ne se manifeste assurément pas au niveau des origines médullaires des nerfs respiratoires; d'autre part, le refroidissement d'iine région nerveuse quelconque ne produit jamais de phénomènes d'inhibition à distance. Donc le refroidissement bulbaire n'a pu diminuer les phi^nomènes respiratoires que parce qu'il a diminué l'activité d'un centre bulbaire. Si on pratique, sur le bulbe refroidi, l'ablation ou la destruction de la région dite centre respiratoire, on détermine la suppression brusque et définitive de la respiration; en serait-il de môme s'il s'agissait là d'une excitation inhibant à distance les vrais centres respiratoires, puisque le refroidissement du bulbe en diminue l'excitabilité?
On peut même, par simple refroidissement du bulbe, produire un arrêt complet de la respiration : il suffit de projeter sur le bulbe mis à nu, ou même sur la membrane occipito-atloïdienne, un jet d'éther pulvérisé. La respiration, totalement suspendue pendant le refroidissement, reprend dès que le bulbe se réchauffe. N'est-ce pas là une démonstration inattaquable de l'existence du centre respiratoire bulbaire?
Les expériences (rexcitation du bun)c confirment cette ^ïiclusion. Si on fait une section de l'axe nerveux en avant ^Q bulbe, et si on excite le bulbe par une forte décharge lectrique, on peut déterminer un renforcement de l'inspiraon, si la décharge se produit au commencement de l'insration spontanée; ou l'apparilion d'une inspiration prêtée, si la décharge se produit à la lin d'une inspiration ontanée.
Uî centre respiratoire est un appareil s\métri(iue; st'S ux moitiés jouissenl d'une assez grande autonomie : en it une section longitudinale médian»» du bulbe, dans toute
sa longueur, ne détermine aucune modification appréciabV des mouvements respiratoires. Toutefois ces deux moitic ne présentent pas une indépendance absolue : si on exciU chez le lapin normal, le bout central d'un trijumeau ou d*0 vague, on détermine des modifications du rythme et * l'amplitude respiratoire, modifications qui sont identiqu* dans les deux moitiés du corps et en particulier dans l deux moitiés du diaphragme. Si on excite le bout centr d'un trijumeau ou d'un vague, chez un animal dont le bull a été divisé en deux moitiés symétriques par une secti( médiane, on ne détermine de modifications du rythme et t ram]>litude respiratoire que du côté correspondant au ne excité; il en résulte une discordance des mouvements resi ratoires de la face et du diaphragme des deux moitiés < corps. Donc, chez Tanimal normal, il existe des fibres coi niissurales entre les deux moitiés du centre respiratoii (fui commandent respectivement aux muscles respiratuir du côté correspondant.
Cette notion de centre respiratoire bulbaire unique d pas été acceptée sans opposition. Les uns ont prétenc que le centre bulbaire n'est pas unique et qu'il exis des centres resjnratoires accessoires en dehors du bulbi les autres ont prétendu que les véritables centres re lûratoires sont extra-bulbairi^s, etque le centre buibaii n'est qu'un centre suprrieiu', |)rrsidant à rharinonie <i fonctionnement des centres extra-bulbaires.
On a prétendu ({u'il existe des centres rospiratoirt pré-bulbaires, noUiinment sur les parties latérales d 3*" ventricule, au voisinage des tubercules quadrijumcau antérieurs; parce que l'excitation de ces régions prc voque une augm(;ntation du nombre v,t de ramplitudi des inspirations. On ne saurait admettre que ce soient ïi d(;s centit's n'Sï)iratoires : — 1** puis(iue la resiii ration diaphraginatiqn<; l't facialr n'est pas inodifiéo par uiio section passant en arrière de «es régions et en avant des orii^iiirs <hi f'arial, bi«'ii qui'tonl»» coininiinication deres logions avec le facial «4 le phréiiique soient par li\ inl«^ rompues; — 2" pui st | ue I a resi)i ration faciale est suspendue par une section passant en arrière des origines du faciil