LA DYSPNÉE
ème temps qu'elles diminuent d'amplitude; la décharge insiratoire étant d'intensité moindre, puisque la charge a duré loîns longtemps.
A la polypnée thermique, on pourrait opposer la poïkilopnée ngorifique, phénomène que nous avons vu se produire par L réfrigération directe du centre respiratoire, avant l'arrêt îspiratoire. L'étude systématique de cette question n'a pas. Lé faite. On sait seulement que, sous l'influence de cette ^frigération, il se produit des pauses expiratoires prolongées. Nous avons précédemment signalé la polypnée qui se prouit à la suite d'un violent travail musculaire. Cette polypnée ilTère essentiellement de la polypnée thermique. Dans la olypnée d'origine musculaire, l'activité du centre respira- >ire n'est pas diminuée; les mouvements respiratoires ne 3nt pas à la fois multipliés et d'amplitude réduite; l'apnée e se produit pas si on obture les voies respiratoires; les inscles qui prennent part à la respiration sont plus nombreux [ne dans la respiration normale. Il y a à la fois polypnée et lyspnée.
On désigne sous le nom de dyspnée, un état spécial de la espiration, essentiellement caractérisé par l'augmentation e l'amplitude et accessoirement du nombre des inspiraons; — par l'entrée en jeu de muscles, qui ne prennent pas trt ordinairement aux mouvements respiratoires et par Lpparition de mouvements respiratoires de la face ou du pynx (ou, chez les animaux pour lesquels ces mouvements nt normaux, par une augmentation de ces mouvements)
et, au moins chez l'homme, par une sensation d'angoisse.
Hia dyspnée se produit toutes les fois que l'hématose est
travée : toute cause qui diminue l'absorption de l'oxygène
. l'élimination de Tac. carbonique, toute cause qui diminue
proportion de l'oxygène ou augmente la proportion de .C5. carbonique du sang et des tissus, provoque la dyspnée. I. dyspnée est le mécanisme compensateur, employé par >Tganisme pour lutter contre la diminution de l'hématose, i-nt que la compensation se produit, les modifications res- LTatoires sont seules appréciables : c'est la dyspnée vraie. i la compensation est insuffisante, la diminution de l'hélatose produit des modifications organiques plus ou moins énéralisées : il y a asphyxie. Dans l'asphyxie, il y a des
modifications respiratoires dyspnéiques; mais il y a en outre (les troubles circulatoires, sécrétoires, musculaires, etc.
On observe la dyspnée : i° quand la surface pulmonam utilisable est réduite (quand, par exemple, les alvéoles contiennent un exsudât; quand le poumon est comprimé paroo épanchement pleural; quand un poumon est revenu sur laimême, par suite de pneumothorax; quand il y a embolie pulmonaire) ; — 2*^ quand Vair respiré a une composition gaienae incompatible avec une hématose normale (air confiné, dans lequel Toxygëne a diminué et Tacide carbonique s*est accumulé; air raréfié); ou quand la ventilation pulmonaire seftàt de façon défectueuse (oblitération partielle des voies respiratoires) ; — 3** quand le sang ne peut plus fixer une quatUiU suffisante d^oxygène (anémies, hémorragies, empoisonnement par Toxyde de carbone); ou quand la circulation du sang est diminuée et ralentie (asthénie cardiaque, troubles cardiiques); — 4** enfin quand les mouvements du thorax et en diaphragme sont diminués (obstacle mécanique à Texpansioo thoracique, parésie ou paralysie de muscles respiratoires).
L'explication des phénomènes dyspnéiques se ramène toujours à une augmentation de l'excitation (non de Teicitabilité) du centre respiratoire (avec participation du centre expirateur), due à l'exagération de la veinosité du sang.
Le fœtus qui, pendant toute sa vie intra-utérine, n'a exécuté aucun mouvement respiratoire, commence à respirer aussitôt qu'il est né. On peut chercher la cause du premier mouvement respiratoire dans les conditions nouvelles où il se trouve. Parmi ces conditions, deux sont prédominantes: — 1** la circulation et par suite la respiration placentdfei cessent rapidement après la naissance : le nouveau-né est donc en état d'asphyxie ; — 2° le nouveau-né est exposé i Vair, tout humide; une évaporation rapide se fait à sa surface; il est en contact avec des objets extérieurs; des excitations frigorifiques et mécaniques se produisent.
D'après les uns, le premier mouvement respiratoire reconnaît pour cause l'asphyxie consécutive à Tarrét de la circulation placentaire; — d'après les autres, il est provoqua par les excitations cutanées.
On sait que, pour le fœtus humain, en cas de retard dans l'apparition des mouvements respiratoires spontanés après la