LE PREMIER MOUVEMENT RESPIRATOIRE
isance, l'accoucheur pratique des excitations cutanées énerles (frictions, aspersions, etc.), et qu'en général les moutents respiratoires spontanés ne tardent pas à se produire, cpérimentalement, la question se pose ainsi : chez le is à un degré suffisant de développement, peut-on prouep des mouvements respiratoires spontanés par arrêt la circulation placentaire, sans exercer d'excitations inées? — Les expériences ont été faites chez la brebis et i le cobaye, animaux qui possèdent des placentas cotyléaires et dont Tutérus peut être largement ouvert, sans
des hémorragies se produisent et que la circulation ientaire des fœtus soit modifiée (rincision peut facileit être faite entre les cotylédons).
a opérant sur la brebis, on a constaté qu'en général les tations cutanées sont inefficaces pour provoquer la res- .lion : un fœtus de mouton, attiré hors de la corne utéi où il reposait, exposé à l'air et très fortement excité point qu'il se produit des réactions générales) ne respire , si la circulation placentaire est conservée intacte. Les ivements respiratoires spontanés se produisent au coure, dès que la circulation placentaire est supprimée ou plement entravée.
a opérant sur le cobaye (plongé dans un bain d'eau e physiologique à la température du corps), on a cons-
que les excitations cutanées, mécaniques ou électriques, eoquent en général des mouvements respiratoires, la cir- Ltion placentaire demeurant intacte, mais que ces moulents ne se maintiennent pas au delà de la période :citation et n'affectent pas un caractère franchement imique. A la' suite de la ligature des vaisseaux ombilii au contraire, toute excitation cutanée étant évitée, ique l'animal est dans le bain salé physiologique à la pJéralure du corps, la respiration apparaît avec ses ictères fondamentaux.
n peut conclure de ces expériences que la cause du prer mouvement respiratoire est essentiellement l'arrêt de Mrculation placentaire. La veinosité du sang fœtal mente; son pouvoir excitant augmente et détermine ivité du centre respiratoire. Que les excitations cutanées jsent faire apparaître plus rapidement des mouvements aratoires, après la suspension de la circulation placentaire, s ne le nions pas; mais le pHmum movens, c'est la voiité exagérée, l'état asphyxique du sang fœtal.
Quelle est la cause de V apnée fœtale? — Est-ce rinsoffisance de l'excitant? Est-ce l'insuffisance de l'excitabilité?
Ce n'est pas l'insuffisance de l'excitant; car le sangfœUl qui revient du placenta est plus veineux que le sang maternel (il contient moins d'oxygène et plus d'acide carbonique), et il se mélange à du sang veineux revenant du corps du fœtus, avant d'atteindre le bulbe. Ce sang, cbei l'adulte, produirait non seulement des mouvements respi ratoires, mais certainement des mouvements asphyxiques C'est donc que l'excitabilité du centre respiratoire es moindre chez le fœtus que chez l'adulte.
On a prétendu que cette excitabilité moindre tenait ào que les tissus du centre respiratoire sont encore à réti embryonnaire et n'ont pas acquis leurs propriétés défi nitives. Cette hypothèse est absurde, car on ne saurait ima giner qu'en quelques minutes la structure anatomique soi changée, au point de permettre au nouveau-né de respiiei normalement sans que le sang soit asphyxique. — 11 est plu vraisemblable que la faible excitabilité du centre respira toire fœtal doit être attribuée aux conditions spéciales de s) nutrition : il reçoit un sang extrêmement veineux (on V comprend, en se reportant aux dispositions an atomiques di système circulatoire fœtal, le sang carotidien étant oi mélangé de sang placentaire et de sang veineux), extrême ment pauvre par conséquent en oxygène. L'insuffisance dt l'excitabilité serait donc la conséquence de la privaUoc chronique d'oxygène. Aussitôt après la naissance, la circft lation du nouveau-né est complètement modifiée; le IniUk reçoit un sang artérialisé, son excitabilité ne tarde pas ) devenir normale. Un fait toutefois permet d'admettre que If centre respiratoire du nouveau-né n'a acquis toutes sa propriétés que quelque temps après la naissance : G'esl l'impossibilité de provoquer l'apnée chez le jeune mammifère d'un jour (l'observation a été faite sur le chat nouveau-oé).