CHAPITRE XVII
So^cMAiRE. — Méthodes de détermination; principes et dispositions pratiques. Méthode de Regnault et Roiset. Méthode do Pottenkofer et Voit. Méthode d'Hanriot et Richet. Critique des méthodes. — Le quotient respiratoire et ses valeurs théoriques. Grandeur moyenne des échanges respiratoires do l'homme et des animaux, lofluence du travail musculaire, de l'état de jeûne ou de digestion, <io la température. De l'azote libre est-il éliminé? Échanges gazeux cutanés.
Plusieurs méthodes ont été employées pour déterminer la grandeur des échanges gazeux : quantités d'oxygène consommé, d'acide carbonique et d'eau produits, dans un temps et dans des circonstances donnés. Ces méthodes se rangent en 2 catégories, selon que ranimai respire dans une atmosphère confinée ou dans une atmosphère sans cesse renouvelée.
Supposons un animal placé dans une cloche hermétiquement close ; si on connaît la quantité et la composition des gaz de l'enceinte, au début de l'expérience; si on détermine cette quantité et cette composition, après un certain temps, on peut connaître la quantité d'oxygène consommé et d'acide carbonicjue exhalé, dans un temps et dans des conditions connus. On peut savoir 8 il y a eu absorption ou élimination d'azote; mais il est impossible de connaître la quanti lé iVvnu exhalée, car cette eau, se condensant sur les parois de Teiiceiiite, ne peut être recueillie sans perte».
Cette méthode soulève une objection : dos qu(; l'animal a respiré dans Tenceinto, de Toxyi^'ène disi)araît, de ^'ac. carbonique apiJariiît; l'animal n'est pas <lans un
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milieu normal et l'on doit se demander si ces conditions nouvelles ne modifient pas la grandeur des échanges gazeux. Pour remédier à cette cause d'erreur, il convient d'enlever Tac. carbonique produit et de remplacer Toxygène consommé, immédiatement et incessamment. — On enlève Tac. carbonique au moyen d'ampoules oscillantes à potasse caustique. Ce sont deux grosses ampoules contenant une solution concentrée de potasse caustique, reliées l'une à l'autre parnn
tube fixé à leur partie inférieure , communi- (juant l'une et l'autre avec renceinte par des tubes partant de lenr partie supérieure. En élevant l'une des ampoules A et en abaissant l'autre B, on fait passer la potasse de A dans B; on aspire de l'air de l'enccinlo dans A, et om 11. — Schéma de l'appareil do ciiasse dans Tenceinl^ Keguauit et Keisot. j'aj,. Je B. En abaissant
l'ampoule A et en éle>'ant l'ampoule B, on détermine des mouvements inversej* de la potasse et de l'air. On amc'^ne ainsi l'air de l'enceinte dans des ampoules, dont les parois sont humides de potasse, et on retient par cette potasse l'ac. carbonique de l'air. — L'enceinte respiriatoire communique d'autre part avec des gazoïuMn^s Ci, contenant de l'oxygène pur: ce gaz passe dans l'tMiceinte par suite de la diminution de pression qui s'y manifeste, sous l'influence de la consommation de l'oxygène et de l'absorption de lac. carbonique par la potasse des ampoules. (îrdce à (OS dispositions, (►n maintient la composition de l'almosphère constante aussi longtemps (|u'on le veut.
Crtle méthode <'st connut; sous le nom de méthode de Hcynault et liciacl ou niélhodc des déterminations totalei.
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