LA MÉTHODE DE REGNAULT ET REISET
Quelques perfectionnements ont été apportés à l'appareil : suffit de les indiquer sommairement. — On a perfectionné 5 procédé d'absorption de l'ac. carbonique, en disposant ur les tubes à air compris entre l'enceinte et les ampoules, ies tubes de Liebig à barbotement, contenant de la potasse on peut alors remplacer la potasse des ampoules par du nercure, le système des ampoules cessant d'être absor- >ant et devenant seulement moteur des gaz) : cette disposition permet de maintenir la quantité d'ac. carbonique de ^'enceinte inférieure à quelques millièmes, tandis que, dans l'appareil primitif, elle atteignait parfois un centième. — On a disposé, sur ces mêmes tubes de communication, une portion métallique qu'on chauffe au rouge, pour détruire les substances non déterminées qui provoquent les accidents (lus à Tair confiné. — On a supprimé, autant que possible, les tubes de caoutchouc, pour éviter les échanges gazeux qui peuvent se faire à travers leur paroi, entre les gaz: en eïpérience et les gaz atmosphériques. — On a construit des enceintes assez grandes pour contenir un homme, etc.
L'expérience étant terminée, on détermine la quantité d'acide carbonique produit, par l'analyse des liqueurs potassiques absorbantes, et la quantité d'oxygène consommé, par la diminution de volume dos i,'az des gazomètres. L'analyse des gaz de l'enceinte poi met de savoir si de l'azote a été absorbé ou éliminé.
^ns ces expériences, l'animal est contenu tout entier dans l'enceinte; on détermine donc la totalité des échanges gazeux (échanges pulmonaires, échanges cutanés, émission ^® gaz intestinaux). Pour déterminer les échanges pulmo- •ïaires seuls, l'animal est placé hors de l'enceinte respi- '«^toire; on adapte à sa trachée une canule, ou on fix«; sur ^ tête un masque, la canule ou le masque étant disposés de façon à permettre à l'animal d'inspirer les seuls gaz de l'en- ■^inte, et d'expirer uniquement dans l'enceinte. L'appareil ^i>sorbant à ac. carbonique peut être simplifié, dans ce cas î^rticulier : il suffit en elTet, pour assurer l'absorption de ^ gaz, de ilisposer les tubes absorbants sur le trajet de l'air lui va de l'enceinte aux poumons et des poumons à l'enceinte.
Supposons un animal respirant dans une enceinte close, traversée par un courant d'air, et imaginons que cet air soit ensuite conduit à travers des tubes absorbants à acid(i sulfurique et à potasse, destinés à retenir la vapeur d'eau et Tac. carbonique : Taugmentation de poids dos tubes à potasse correspond au poids d'ac. ca^ bonique ; l'augmentation de poids des tubes à ac. sulfurique correspond au poids de la vapeur d'eau, contenus dans l'air qui a traversé l'appareil. La quantité d'ac. carbonique produit par l'animal, pendant la durée de l'expérience, est égale à la quantité retenue par la potasse, augmentée de la quantité contenue dans Fenreinte; — la quantité d'eau éliminée par Tanimal, pendant la durée de l'expérience, est égale à la quantité retenue par Tac. sulfurique, augmentée de la quantité contenue dans l'enceinte, diminuée de la quantité contenue dans l'air total avant de pénétrer dans i'apparei (état hygrométrique de l'air).
Cette disposition présente un avantage : l'animal respire dans un air constamment renouvelé, de sorte que les effets (d'ailleurs moindres qu'on ne l'a dit) * de l'ail confiné sont absolument évités, pourvu que le courant d'air soit assez ra[)ide.
Une difficulté se présente : si le courant d'air est trèi rapide, il barbote sommairement dans les appareil: absorbants et ne se débarrasse que partiellement de soi eau et de son ac. carbonique; les nombres obtenu sont inexacts et tellement inexacts que ces détermina tions sont sans aucune signification. Pour obtenir d» nombres convenables, il faut dédoubler le courant d'at
I. Cotto crainte <lo modification dos ôcliaiigos gozoux, sons TiD llueiK'f du chantroincMit do composition do l'air - qui s'ost manite*'* à propos delà niclliodo <lo Ko^nault et Kcisot et qu'où retrouve kân'ost pas absolument justiliôo. On a domontré on otfot que la qojatiU de l'ac. (.arhoniciue produit et de l'oxygène consommé dausnnoslBO sj)li('r(' conliiKMî est proporlionnellc au temps, pourvu que la tcnsioB" l'a»-. «•arl)OMi(|ue no soit pas supérieure? à 0 p. 100 d'atmosphère et qwl tension do l'oxygène ne soit pas inférieure à 11p. 100 d'atmosphèro. ' Dans ces limites, l'air confiné no mo*lifie pas les cchan^os gazeux.