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LE LEVAGE DU SANO

L'étude du lavage du sang fournit encore de précieuses idications sur ce même sujet. Si on injecte, dans les veines 'un lapin ou d*un chien, une solution de chlorure de sodium

7 p. 1000, à la température du corps et sous une pression lodérée, on peut faire pénétrer dans l'organisme de très randes quantités de liquide. Si la vitesse d'injection (on a Dutume de désigner sous ce nom la quantité de liquide ijectée en 1 min; par kg. d'animal) ne dépasse pas certaines ileurs (3 gr. pour le lapin, 1 gr. pour le chien), on peut lire pénétrer une quantité de liquide égale à la moitié et léme aux deux tiers du poids du corps, sans provoquer 'accidents immédiats ou tardifs. Au début de l'injection, ratiquée chez un animal normal, la quantité d'urine prouite augmente, sans pourtant devenir immédiatement égale

la quantité d'eau injectée, de sorte que l'organisme s'enichit en eau. La quantité d'urine produite pendant un temps onné, augmente à mesure qu'augmente l'hydratation de organisme; elle finit par être égale à la quantité d'eau njectée pendant le même temps, quand l'organisme a retenu ne quantité d'eau sensiblement égale à la quantité primi- Ive du sang total. A partir de ce moment, le rein maintient onstant l'équilibre aqueux de l'organisme, pour toutes les itesses d'injection non supérieures à 3 gr. Ce mécanisme égulateur est vraisemblablement sous la dépendance d'un ppareil nerveux, comme le mécanisme régulateur therttique : comme ce dernier (dont les relations avec le sysème nerveux ont été établies), il ne peut être manifesté ni ^hez les animaux jeunes, ni chez les animaux anesthésiés.

Les relations existant entre la quantité d'urine produite et le débit des vaisseaux du rein ont été indiquées précédemment; ce débit dépendant de Tétat de tonicité des vaisseaux du rein et de celui de Tensemble de Tappareil circulatoire, déterminé lui-même par le système lerveux, il en résulte que le système nerveux agit indi- 'ectement sur la sécrétion urinaire, en agissant sur les 'aisseaux.

Si on sectionne les splanchniques, chez le chien, >u constate une augmentation importante de la sécré- •ion urinaire; on sait que, chez le chien, cette section iétermine une ililatation des vaisseaux du rein, donc

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une augmentation du débit du sang dans les vaisseaux du rein. Si on sectionne les splanchniques, chez le lîipin, on no constate qu'une très légère augmcntaiioD de la sécrétion urinaire; on sait que, chez le lapin, cette section détermine, en même temps qu'une dilatation des vaisseaux du rein, un abaissement de la pression générale, de sorte que le débit sanguin dans le rein n'est pas sensiblement modifié.

Si on excite le bulbe rachidien par l'électricité ou par l'asphyxie, on constate une diminution ou une suppression de la sécrétion urinaire : c'est que cette excitation détermine une constriction intense des artères du rein; — si on fait la même expérience, chez un animal dont les nerfs rénaux ont été sectionnés, on constate une augmentation de la sécrétion urinaire : c'est que cette excitation, désormais inefficace pour modifier l'état des vaisseaux du rein, reste efficace pour déterminer une augmentation de la pression artérielle générale, qni retentit sur l'appareil rénal.

Outre ces actions vaso-motrices, dont on pourrait donner d'autres exemples, le système nerveux exercet-il une action sécrétoire proprement dite sur les glomérules? Il est impossible de le dire. Sans doute, la piqûre d'un point déterminé du plancher du 4® ventricule détermine, en général, la polyurie et la glycosurie, et dans quelques cas la polyurie seule; mais il est actuellement impossible de décider si cette action se produit sur la sécrétion glomérulaire directement, ou indirectement par l'intermédiaire d'une modification vasculaire du rein.

Aucun fait n'autorise à admettre l'existence de nerfs néphro-sécréteurs. ,

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