‹ Eléments de physiologieChapitre 152 sur 379 · L'ORIGINE DBS GRAISSES DE L'ORGANISME · texte numérisé non relu

L'ORIGINE DBS GRAISSES DE L'ORGANISME

carbone; il n'est pas en équilibre azoté, il retient i8O,00 — 170,76, soit 9«S24 d'azote, et 579,60 — 541,80, soil 37s'',80 de carbone. L'azote est retenu sous forme de protéiques; or dans les prot(*iques il y a du carbone, et à 98^,24 d'azote, correspondent SOs^OS de carbone. II ne reste plus qu'un excès de 37,80 — 30,03, soit 6«','î7 de carbone, auxquels correspondent seulement ioP^ de glycogène, (|uantité que l'animal a fort bien pu fixer; et encore dans ce calcul, ne tient-on pas compte des substances ternaires de la viande.

L'expérience ne démontre donc nullement que Fanimal ait fixé des graisses provenant des protéiques.

En résumé, aucune des expériences faites jusqu'à ce jour ne démontre que, dans l'organisme animal^ des substances protéiques se peuvent transformer en graisses.

On a dit que cette démonstration est superflue, parce que les protéiques pouvant donner des hydrocarbones (voir chtpitre XX, p. 379) et ceux-ci pouvant donner des graisses, les protéiques peuvent être la source indirecte de graisses. Os ne saurait admettre qu'il en soit nécessairement ainsi, car, d'une part, les protéiques ne donnent pas des quantités considérables d'hydrocarbones, et, d'autre part, ceux-ci ne se transforment en graisses que lorsqu'ils sopt introduits surabondamment dans l'organisme.

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