LE GLYCOGÈNE ET LA GLYCOOÉNÈSK
présente quelcjues variations légères, suivant Torgane dont sort le sang analysé et suivant Tétat de cet organe; cette proportion peut être sensiblement égale, ou un peu inférieure, mais n'est jamais supérieure à celle contenue dans le sang artériel, sauf pour le sang des veines de l'intestin, pendant la période d'absorption (à la suite d'un repas contenant des hydrocarbones) ; sauf pour le sang de la veine sus-hépatique, en dehors de la période d'absorption. Donc, le sang peut s'enrichir en sucre, au niveau de l'intestin, pendant l'absorption alimentaire; au niveau du foie, en dehors de l'absorpUon alimentaire.
La démonstration de l'augmentation de la teneur en sucre du sang qui traverse le foie est toutefois délicate, et beaucoup d'auteurs ont fourni des nombres inexacts, pour n'avoir pas réalisé 2 conditions fondamentales : 1* faire simultanément la prise du sang porte et la prise du sang sus- hépatique; — 2" faire ces prises, sans traumatiser le foie et les organes alKlominaux. Ces deux conditions doivent être réalisées: en effet, si on fait deux prises de sang successivement, à quelques minutes d'intervalle, le sang de la 2" prise contient toujours plus de sucre que le sang de la première (1/3 ou 1/2 en plus, dans bien des cas) : si donc, en faisant une prise de sang porte, puis une prise de sang sus-hépatique, on constate une plus grande quantité de sucre dans le sang sus-hépatique, on aurait tort d'accorder au foie une fonction glyco-formatrice, car l'augmentation se serait montrée dans n'importe quel département vasculaire; — si on fait un traumatisme abdominal, on détermine, par un mécanisme réflexe, une tra^sfo^ mation du glycogène hépatique en sucre, et il est naturel qua le sang qui traverse le foie s'enrichisse en sucre; mais rien ne prouve que cette transformation se produise en debon de tout traumatisme abdominal, chez un animal normal.
Ou pout recueillir, sans traumatisme abdominal, le sang de la veine sus-hépatique; il suffit de faire pénétrer une sonde (To.uscï par la jugulaire droite, les veines caves supérieure et inférieure, jus«iue dans la veine sus-hépatique; maison nepeu t recueillir, sans traumatisme abdominal, le sang de veine porte. Dès lors, il faut renoncer à comparer les saoi porte et sus-hépatique, dans les conditions requises.
LA GLYCOGÉNÈSE HÉPATIQUE
Le sang artériel résulte du mélange des divers sangs veineux, donc du mélange des sangs caves et du sang sus-hépatique. Si le foie est l'orpane exclusif de la production de la glycose du sang, pendant le jeûne, le sang artériel doit être moins riche en sucre que le sang sus-hépatique : or le sang artériel peut être recueilli sans traumatisme abdominal. Une sonde est donc introduite jusque dans Toriflce de la veine sus-hépatique, une canule est placée dans l'artère crurale, le sang des deux vaisseaux est recueilli au même moment, et le sucre y est dosé.
En opérant ainsi, sur Tanimal à jeun, on a constaté en général excèà de sucre dans le sang sus-hépatique, exceptionnellement égalité, jamais déficit. Ex. :
QUANTITÉ DE 8UCRE DANS 1000 ce. DE SANO CES NOMBRES