PART
Sucre.
Glycogèno 7«',9're correspondant à sacre.
Total on sucro...
Sacre.
Glycogèno 2f',75 correspondant à sucre.
Total on sacre. . .
Sacre.
Glycogèno I«',838 correspondant à sucro.
Total oD sacre. . .
Enfin, il ne se produit pas de sucre hors de Vorçi dans un foie qui ne contient plus de glycogène (par refroidissement, travail musculaire).
Le glycogène du foie est donc la matière premi sucre du sang.
Celte conclusion a été attaquée. On a prétendu : !« foie, extrait de l'organisme, fabrique du sucre, sans c glycogène diminue, pendant les premiers moments (] vent Textraction ; — 2" que la quantité du sucre proi plus grande que celle (]ui peut provenir du glycogi paru; — 3° que le foie peut transformer en sucre les pi et les graisses, qui seraient les matières premières d du sang, chez l'animal normal. Ces 3 propositior inexactes; elles reposent sur des expériences, dans 1m les méthodes d'analyse du sucre et du glycogène com des causes d'erreur graves, qui ont été nettement trées. Quan<l on a recours à de bonnes méthodes, c établir : l°que lefoiecxtraitdo l'organisme ne fabrique de sucre, sans que son glycogène diminue; 2** que la q du sucre produit correspond de façon aussi rigourev possible (voir ci-dessus) à la (}uanlité du glycogène d; 3" que le foie ne fabrique de sucre ni aux dépens di tones, ni aux dépens des graisses.
LA DIASTASE SAGCHARIFIANTË DU FOIB 393
Sous quelle influence le glycogènc hépatique se transforme-t'il en sucre?
Si, après avoir lavé le foie par un courant d'eau salée physiologique, on hache son tissu et si on le fait macérer dans la glycérine, on obtient un extrait glycérine, capable de transformer le glycogène en glycose in vitro. Cet extrait perd sa propriété saccharifiante, quand il a été chauffé à 100*», On peut admettre qu'il doit sa propriété saccharifiante à une diastase, et que la glycogénèse hépatique est un phénomène diastasique. Cette diastase difPère de la diastase amylolytique de la salive et du suc pancréatique, et ressemble à la diastase amylolytique du sang; comme cette dernière en effet, elle transforme le glycogène en glycose, tandis que la diastase des sucs digestifs transforme le glycogène en dextrines et maltose.
On a prétendu que la glycogénèse normale, chez ranimai normal, n'est pas un phénomène diastasique, mais un phénomène vital, ne s'accomplissant qu'en présence des cellules Wpatiques vivantes; et à Tappui de cette opinion, on a fait ▼»loir les faits suivants : — 1* les macérations de foie perdent leur activité saccharifiante, quand elles sont maintenues longtemps à 55" : or ce n'est pas là une température capable de détruire les diastases ; — 2** dans le foie extrait de l'orgalùsme, la saccharifîcation, active pendant les 2 premières heures au maximum, se ralentit très vite et devient presque nulle, alors qu'une quantité considérable de glycogène existe encore : or les diastases ne se comportent pas ainsi; — ^ on peut, en agissant sur le système nerveux, provoquer la ^'Wisformation rapide du glycogène hépatique en sucre (hypertfyeémie consécutive) : or on ne conçoit pas une action ner- '^cuse, intervenant dans une transformation diastasique; — •* enfin la plupart des expériences ont été faites dans des conditions qui n'excluent pas l'intervention des microbes, et rien ne prouve que les diastases qu'on extrait par la gly- ^rine ne sont pas d'origine microbienne.
A ces objections nous répondrons : 1** les macérations de foie ne perdent pas toujours leur pouvoir saccharifiant à So" i'une part, et, d'autre part, rien ne prouve que certaines diastases ne puissent être détruites à cette température, surtout
31M LB GLYCOOÈNE ET LA GLYGCOÉNÈSE
quand elle est maintenue pendant lonfçtempR; — S'Iaiaecharificalion du glycogène clans le foie, extrait de l'organiMM, est rapidement diminuée et presque suspendue; mais od sait que le tissu hépatique su hit, hors de rorganisme, da modifications profondes, qu'il devient notamment acide, et que la diastase saccharifiante n'agit pas en milieu acide; — 3** les actions nerveuses peuvent se traduire par une enfiration de la production de diastase par les cellules hépatiques (phénomène physiologique) : on sait que le poavuir (iiastasique des sucs digestifs dépend d'actions nerveniei s'exerçant sur les cellules glandulaires; — 4* enfin on troofe la diastase sacchariâante dans les extraits de foie faits sieptiquement, ou en présence d'antiseptiques convenables (ehltroforme, fluorure de sodium à 1 p. 100, p. ex.)-
Si on lave un foie, au moyen d'une solution aqueuse de fluorure de sodium à 1 p. 400, injectée par une branche deli veine porte sur l'animal vivant, et si, après lavage complet. n hache le foie et si i)n le fait macérer dans la même solulioo, on obtient une licjucur sacchariflant le glycogène. Or le fluorure de sodium à 1 p. 100 est un antiseptique puissant; il tne les cellules vivantes; on ne saurait donc attribuer la saeebirification observée à l'activité vitale des cellules hépatiques, ou à l'activité d'une diastase sécrétée par des microbes. Cette expérience prouve que le tissu hépatique contient une diastase qui lui est propre, capable de saccharifier le glycogèie. Sans doute, la saccharification, dans les foies fluorés oudiM les macérations fluorées de foie, se fait moins activeimt qu'en l'absence de fluorure; mais cela peut se comprendre sans peine, les cellules tuées par le fluorure ne fabriqmBt plus de diastase.
On a longuement discuté pour savoir si ia dkttUat saccharifiante du foie est produite par les cellules hépsUques ou apportée au foie par le sang qui FemprunieraU à d*autres tissus.
Nous admettrons qu'elle est formée dans le foie: 1° parce que le tissu du foie est plus riche en diastase sacc-harifîante qu(î le si\n^ et (lue tous les tissus de l'orgaiiisiiK* (les glandes salivaires et le pancréas seuls possè(l(*nt un pouvoir sacchariflant plus énergique, mais leur diastase diffère de celle du foie); — 29 parce que le