LA CONSOMMATION DU SUCRE
ment, et cette démonstration n'est pas faite. Bien au contraire, on a noté des quotients respiratoires inférieurs à 0,70, sans augmentation des hydrocarbones : on a, p. ex., trouvé, chez le chien soumis à un jeûne de 3 jours, des quotients respiratoires égaux à 0,679, à 0,666 et même à 0,647. Or, loin d'augmenter, la réserve de glycogène s'épuise rapidement pendant le jeûne. Il ne faut donc pas conclure de l'existence d'un quotient respiratoire 0,666, à une transformation de graisses en glycogène.
70 Enfin on a noté, chez le diabétique, exceptionnellement il est vrai, des quotients respiratoires de 0,64 et même moins (en général, le quotient respiratoire du diabétique est compris entre 0,70 et 0,80); on en a conclu que des graisses se transforment en hydrocarbones. Cette conclusion est au moins prématurée, car on n'a pas démontré que l'oxygène retenu ne peut être employé à une autre transformation. Et pourtant cette démonstration était d'autant plus nécessaire, que, précisément dans les cas de diabète dont il s'agit, on a trouvé dans l'urine divers produits d'oxydation, tels que l'acétone, l'acide acétylacé tique, l'acide p-oxybutyrique, formés aux dépens des hydrocarbones par fixation d'oxygène, et dont la production détermine un abaissement du quotient respiratoire.
En résuméy dans aucun cas, on n'a démontré la transformation des graisses en sucre dans Vorganisme.