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TROUBLES DE LA RÉaULATION aLYCÉMiaUE

Le sucre du sang est consommé dans Vorganisme, On en a donné plusieurs preuves, dont nous ne retiendrons que les suivantes : 1» La quantité de sucre du sang carotidien diminue rapidement, pendant les quelques heures de survie, chez l'animal dont on a lié l'aoïte, au niveau du diaphragme, et par là supprimé la circulation sousdiaphragmatique : elle tombe de 1,0 à 1,5 p. 1000, valeurs

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normales à 0,8 et même 0,5 p. 1000. — 2» Chez ranimai normal, la (quantité de sucre est généralement moindre dans le sang qui revient des organes (exception faite pour le foie), que dans le sang artériel ; d'innombrables analyses, faites sur le sang de chien, on peut condnre que le sang artériel contient en moyenne ie^,Z2 de sucre p. 1000 ce, et le sang veineux 18^,20.

On a encore indique comme preuves de. la consommatioo du sucre du sang : 1° la diminution du glycogène hépatique, sans augmentation du sucre du sang, dans rintervalle des repas; 2° l'existence de quotients respiratoires compris entre 0,8 et 1,0 (indiquant une combustion d'hydrocarbones), notamment chez les animaux abondamment nourris d'hydrocarbones, et surtout pendant les premières phases du travail musculaire. Mais il faut reconnaître que ces faits n'ont que la valeur de renseignements et sont insuffisants pour établir notre proposition. Sans doute, il est vraisemblable que le glycogène disparu du foie s'est transformé en sucre du sang, mais ce n'est qu'une hypothèse vraisemblable. Quand le quotient respiratoire «Icpasse 0,8, des hydrocarbones sont brûlés, mais rien ne prouve que ce soit le sucre du sang et non pas le glycogène des tissus.

La teneur en sucre du sang, ne variant ni pendant l'absorption intestinale dos matières sucrées qui gorge l'organisme d'hydrocarbones, ni pendant le travail musculaire qui en consomme beaucoup, ni pendant le joûne qui ('épuise les réserves de glycogène; c'est donc qu'il existe un mécanisme régulateur de la glycémie normale, grâce auquel le sucre, pénétrant en excès dans le sang intestinal, est retenu dans le foie ou dans d'autres tissus, sous forme de glycogène ou de graisses, d'une part; grâce auqucd, d'autre part, les tissus chai^ de faircî du sucre aux dépens du glycogène ou de» protéiqucs, en fournissent au sang des quantités équivalentes à celles qui sont détruites à la périphérie, mécanisme dont nous ne connaissons pas, d'ailleurs, les éléments constituants.

Si le mécanism(3 régulateur de la glycémie normale

LA GLYCOSURIE ALIMENTAIRE 407

est dérangé, l'équilibre entre la production et la consommation du sucre est rompu et on observe, suivant le cas, V hyperglycémie ou V hypoglycémie.

I. Nous avons indiqué (voir p. 395) la production d'hyperglycémie et de glycosurie, à la suite d'une piqûre du plancher du 4* ventricule, entre les racines du nerf acoustique et celles du vague, et montré qu'elle est la conséquence d'une exagération delà production hépatique du sucre du sang, sans exagération de sa consommation périphérique.

Nous avons indiqué l'hyperglycémie (voir p. 396) consécutive à l'asphyxie lente, et dit que son mécanisme est le même que celui de l'hyperglycémie par piqûre bulbaire. On obtient les mêmes résultats si l'animal respire dans une atmosphère raréfiée ou pauvre en oxygène *. Ex. :

QUANT 1t£ DR BUCHE DANS 1000'''^ DE SANG

Avant l'asphyxio 1,28 1,08 1,31 1,10

Après respiration dans uno atmosphère

conrtnôo, de petites dimensions 2,53 9,10 1,90 2,50

Après respiration à l'air libre 1,11 1,50 1,40 —

QUANTITÉ DE SUCRE DANS lOOO*'* DE SANG

Rospiration à l'air libre 0,9r> l,r)0

Respiration dans une atmosphère raréfiée à 20 cm. de mercure 3,46 3,30

IL II peut y avoir hyperglycémie alimentaire et môme glycosurie alimentaire. Si Tanimal absorbe rapidement une quantité de sucre plus grande que colle qu'il peut ftxer, dans son foie et ses autres tissus, il y a hyperglycémie; puis glycosurie, si la proportion du sucre dans le sang dépasse la limite de résistance du rein. On a signalé la glycosurie alimentaire, chez Tliomme, l'i la

1. Nous rappelons qu'il s'agit là d'hyperglycémies par exagération do la production hépatique du sucre pour los raisons suivantes. A la suite do la piqûre bulbaire et do l'asphyxio, l'hyporglycôniie est nulle, chez los animaux dont le foie a été débarrassé de glycogène par un joûne préalable, on dont la circulation hépatique est suspendue; — ollo fait diminuer et disparaître la quantité du glycogène hépatique; elle cosse quand est épuisée la réserve de glycogène hépatique.

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suite de Tingestion de grandes quantités (500 gr. el plus) de glycose. On peut la provoquer, chez ranimai, en injectant dans les veines une liqueur sucrée, en quantité telle que la proportion de sucre du sang atteigne el dépasse 3 p. 1000. On l'observe tout particulièrement chez le chien qui a été soumis à un jeûne de 3 on 4 jours : l'ingestion de quantités relativement faibles d'amidon ou de sucre, insuffisantes pour produire It glycosurie chez un animal régulièrement nourri, la détermine chez celui-là (diabète ou glycosurie du jeûné).

Dans ces cas, il y a rupture de l'équilibre glycémiqoe normal, par insuffisance des organes utilisateurs delà glycose (qu'il s'agisse d'une formation de glycogène, de graisses ou de toute autre substance, peu importe).

III. Le diabète léger ou glycosurie hépatique est un cas particulier d'hyperglycémie alimentaire et de glycosurie alimentaire. Certains individus, qui ont des urines non sucrées, quand ils sont h jeun, ou qu'ils ont consonimé dos aliments protéiques et gras, deviennent glycosariquesjàlasuite d'ingestion d'hydrocarbones, en quantité plus ou moins grande. On peut dire qu'ils présentent de la glycosurie alimentaire, pour une absorption d'hydrocarbones, insuffisante pour la déterminer chez Thomme normal. On observe tous les intermédiaires entre l'homme qui peut ingérer des quantités énormes d'hydrocarbones (400 gr., 500 gr. et plus), sans présenter de ^'lycosurie, et l'homme qui devient glycosurîque dès qu'il ingère dcsciuantités minimes de sucre oud*amidon. On peutreproduir(; le diabète léger, chez l'animal (chien, porc, p. ex.), en pratiquant une ablation partielle du pancréas (ablation des 9/10^8 chez le chien, des 19/20" environ chez le porc), la glycosurie se produisant, pour des quantités d'hydrocarbones ingérés d'autant plus faibles que la quantité de pancréas enlevée est plus grande. On a observé, chez le i)orc, une élimination de 100 gr. de glycose urinaire, après ablation partielle da pancréas, pour une alimentation de 500 à 1000 gr. de pain.

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