EN TRAVERSANT LE MUSCLE
„ .. Rcicveur
Masséter. j,. i^ i^vre.
Î perdent ) pendant le ( ll''«,40 4<^«,10 d'oxygène,
gagnent ) repos i 8 ,70 2 ,30 d'ac. carbonique,
perdent > pendant la ( 13 ,65 8 ,60 d'oxygène,
gagnent) contraction ( 10 ,20 10 ,83 d'ac. carbonique.
Gomme le masséter, pendant sa contraction, est traversé par une quantité de sang trois fois plus grande
416 IiB TRAVAIL MUSCULAIRE
que pendant le repos, et le releveur par une quantité 4 fois il2 plus grande, il convient de multiplier les wl. dos gaz échangés pendant la contraction, par 3 en ce qui concerne le masséter, par 4,5 en ce qui concerne le releveur, pour avoir la valeur absolue des échanfzes gazeux s'accomplissant entre le sang et le muscle, pendant un même temps. On obtient ainsi les résultats réunis dans le tableau suivant :
Masséter. Releveur.
Pondant f ^^^^ pondant 1© ( 11«S40 4««,10 d'oxygène. un temps u %^^^j repos < 8 ,70 2 ^ d'acide carboniqip.
le sang < ^^^ . pondant la ( 40 ,96 qm traverse/ contraction 30 ,60
le muscle V*' **
38 ,70 d'oxygène.
49 ,05 d'acide carboniqw.
Ces résultats conduisent à penser que ce sont les phénomènes d'oxydation qui fournissent V énergie nécessaire à k contraction musculaire.
On a soulevé une objection contre cette conclusion. Sans nier Taugmentation des oxydations pendant la contraction, ce qui n'est pas possible, on a prétendu que les oxydatioBi pourraient bien être la cause de la production de chalear qui accompagne la contraction, cette dernière emprantani rénergie dont elle a besoin à d'autres phénomènes chimiques, à des dédoublements, p. ex. Et à l'appui de ces réserrei, on a fait valoir les faits suivants : 1** Certains vers intestinaux, en particulier l'ascaris mystax du chat, ont pu élre conservés plusieurs jours dans des milieux ne contenant pis d'oxygène, sans cesser de se mouvoir avec énergie. — 2*Cn muscle de grenouille, isolé du corps, dont on a extrait par le vide la faible quantité d'oxygène qu'il contient, continue à se contracter, sous l'influence des décharges électriques, quand il est conservé dans une enceinte humide, ne contenant pas d'oxygène. — Donc des contractions musculaires peuvent se faire sans oxydations. Soit, nous admettons parfaitement que certains êtres, et des muscles placés dans certaines conditioof, peuvent se contracter en l'absence d'oxygène et emprunter le potentiel énergétique à des phénomènes chimiques autres que les oxydations ; mais nous nous gardons bien d'en conclure que la contraction musculaire, chez l'animal noraial.