‹ Eléments de physiologieChapitre 175 sur 379 · OR. DE OLYCOSE FOURNISSENT · texte numérisé non relu

OR. DE OLYCOSE FOURNISSENT

Produits de transfunoation. Calories. Kilogrammètres.

Oxydation. C0« et H«0 3939 1 674 000

Alcool et acide carbonique 372 158 100 '

Ac. butyrique, ac. carbonique et hydrogène. 414 176 000

. i ■ Or un homme peut faire, en 6 heures, p. ex., un travail

supérieur à 150 000 kgm. (homme de 75 kg. faisant une ascension de 2000 mètres, sans tenir compte de toute dépense ne servant pas à élever le corps) ; si ce travail empt*untait l'énergie nécessaire à des dédoublements, il s'accompagnerait d'une destruction de 1000 gr. de sucre. Que seraient devenus les produits de dédoublement, dont on ne retrouve pas trace dans les excréta respiratoires ou urinaires (car il y a simple-i ment augmentation de Tac. carbonique)? Âuraient-ils donc été ultérieurement oxydés et transformés en eau et ac. carbonique? Mais alors cette oxydation aurait donné nAÎfeance à une quantité de chaleur, égale à la différence des ehaleurs d'oxydation et de dédoublement, soit environ 3500 c^l. Sans doute, la chaleur rayon née pendant le travail ai|gmenté^: mais' l'augmentation peut atteindre au maximum, pqur 6 h^res,* lâOO cal., par le travail le plus intense. Npus aurions ici Me ^ augmentation de 3500 cal., qu'on n'observe jamflie. ^ '[ -.

Les oxydations sont la source essentielle de ' V énergie nécessaire à la contraction musculaire.

Les protéiques ne sont pas les matières utilisées pour la contraction musculaire.

C'est un fait d'observation vulgaire, qu'une alimentalion riche en protéiques permet à l'homme d'accomplir un travail plus considérable qu'une alimenta;tion pauvre

M. Arthus. — Physiologie. 27

418 LE' TRAVAIL MOSGDLAIRB

en ces substances; — d'où cette opinion, que le travail trouve réjiergie dont il a besoin dans la combustion des protéiques. Cette conception est inexacte : ce ne sont pas les protéiques qui fournissent l'énergie à la contraction, tout au moins, tant que Tanîmal a à sa dis|K^ sition d*autres substances en surabondance.

Certains auteurs ont signalé une légère augmentation (Ofi^,5 à 0fi^,7 pour 1000 gr. de muscles) de produits de désassimilation azotée, tels que la créatine (mais non Turée ou Tacide urique) dans les muscles qui ont été tétanisés. Cette augmentation, intéressante à signaler, ne permet pas d'expliquer le travail musculaire.

Toutefois, il est possible que les déchets asotés soient enlevés par le sang et éliminés, à mesure qu'ils se pn>* duisent; il convient donc de les rechercher dans les urines où ils passent en totalité.

L'élimination azotée n'est pas dimiuuée pendant le sommeil, bien que les contractions musculaires soient supprimées; elle n'est pas diminuée pendant la cnrarisation, bien que la tonicité musculaire soit supprimée. Ces faits constituent au moins d'utiles indications.

Pour résoudre la question, Fie et Wislicenus firent la classique ascension du Faulhoi^n (1956 m. d'altitude andessus du point de départ). Pendant les 17 heures qui précédèrent l'ascension, ils avaient mangé à peu près ejcclusivement des hydrocarbones et des graisses, lis i^cueilUi3ent q\ analysèrent les urines des 12 h. qui précédècent l'ascension, des 6 h. d'ascension et des 6 h. suivantes ;- endn des 42 h. suivantes. Ils obtinrent les résultats consignés dans le tableau. suivant :

Axotc nriniire. Frat^iqiKvs cormjpoMi* / 12 h. avant asc. ec.QS 43f,40

Firk ) 6 h. d'ascens.. 3,31 ) , -. 20,64 \

^'""^ ) 6 h. après asc. 9,13 } ^ '^^ 15.11 \ ^ '^

( 13 h. suivantes. 4 ,10 35 fi^

( 12 h. avant asc. 6 ,68 41 ,5&

Wl.licen« ) l !:• d'"»»»- 3.13 { 5 ,» "•« \ 34 .« J 6 h. après asc. 2,42 ) ' 15,05 J •" »•"

( 12 h. snivantes. 5 ,35 33 ,tt

l'ascension du FÂULHORN 419

Fick pesant 66 kg. et Wislicenus 76 kg., ils avaient compli respectivement un travail d'ascension de 9 096 et de 148 656 kgm. (en ne tenant pas compte du ivail du cœur, de la respiration et en général de tout siYail musculaire ne servant pas au soulèvement du •rps). — Or 1 gr. de protéique en s'oxydant (urée, XL et ac. carbonique) donne au maximum 4<'^^85, soit >64^K™,25*. Les protéiques détruites pendant Tascen- 3n représentent donc chez Fick (208r,62) 42 503 kgm. chez Wislicenus (198',47) 40 133 kgm. Donc la majeure irtie du travail d'ascension a certainement trouvé son lergie en dehors des protéiques.

Les nombres consignés dans le tableau ci-dessus n'inqnent pas une augmentation de l'élimination azotée, codant la période d'ascension, sur la période précéînte, mais l'expérience n'a pas été faite dans des coudions permettant de poser des conclusions inattaquables. Un homme adulte jeune prend, pendant plusieurs iirSy une alimentation constante, et détermine l'azote rinaire. Il compare l'élimination azotée pour les jours i repos (travail ordinaire du laboratoire), et pour les urs de travail musculaire énergique (ascension supémen taire de 500 m., faite rapidement). Voici les sultats :

Alimcntalion. Azote urinaire.

161 «' protéiques . Ropos 22*', 35

161 graisses Repos 23 ,36

337 hydrocarb.. Travail 22",62

30 alcool Repos 22 ,81

31 ,2 protéiques. ) Repos (moyenne ) ,g », 164 ,0 graisses.... ) de 2 jours). ) ' 408 ,0 hydrocarb.. ) Travail (moyenne ) .„ ..

55 ,0 alcool ) do 2 jours). ) •

42 ,6 protéiques . ) ^^^^^., ^

183 ,2 graisses. ... )

;o î^tX"!";: hop- ^-^

[, Ce nombre 4,85 est le plus grand nombre fourni par les auteurs. los admettrons plus loin le nombre 4,10; mais il convient ici, pour que d^mooftration soit plus frappante, d'adopter le nombre le plus désa-

l" SÉRIE

Urée de U h.

1" jour. Hopos 15B',4

•2" — Hopos 15 ,1

3« — Course 15 ,8

4« — Repos 13 ,9

Enfin on a soumis le sujet en expérience (homme, chien) à une alimentation réalisant Téquilibre azot<'>, an repos; on a fait accomplir un travail musculaire, et comparé l'élimination d'urée, pondant lesjours de re|)os et les jours de travail.

— Chien gras et vieux, au repos, ou faisant une course de 8 h. On dose Turée. Alimentation réalisant l'équilibre azoté :

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