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LES LIMITES DE LA RÉSISTANCE A L*ÉGHAUFFEMENT

moyenne taille produit, pour 1 h. et 1 kg., de 2,0 à 3,5 cal.; donc Tanimal peut perdre par polypnée, le double de la chaleur qu'il produit.

La polypnée constitue un mécanisme d'une remarquable efficacité, ainsi qu'en témoignent les faits suiyanl^. Après 14 h. de séjour dans une étuve à ^2^, un chien, dont la température au début était 38^,5, a une température de 38^,8. Le même animal muselé (ne pouvant dès lors être polypnéique), présente, dans la même étuve à 43**, une température de 43°,5 après 3/4 d'heure, et une température de 43<»,8 après 1 h.

Le mécanisme régulateur antithermique peut être en défaut. C'est le cas, lorsque la température extérieure atteint une certaine valeur, variable suivant l'espèce considérée, et suivant le milieu ambiant (air sec, air humide, eau); dans ces conditions, la température du corps augmente progressivement et la mort survient généralement, quand elle dépasse d'environ 5^ la température normale (nous disons généralement, mais il y a des exceptions : on a signalé, chez l'homme, des températures de 44*", dans un accès de fièvre intermittente, avec retour à la santé). Avant de mourir, l'animal devient anxieux, agité, et présente une respiration légèrement accélérée.

Exemples. -— Dans l'air sec à 94% la température du corps de rhomme est restée normale (37«,5) après 20 min.; dans Pair sec à 98% elle est 38%6, après 20 min. ; dans Tair sec à 106% elle est 38% 9, après 10 min.

— A 48*, le chien maintient sa température normale dans Pair sec; — il gagne 1%20 en 40 min., dans l'air saturé d'humidité; — il gagne 2^,70 en 3 min., dans un bain.

— Un lapin placé dans une étuve humide (saturée), meurt en 2 min. à 80*, en 3 min. à 60% en 10 min. à 45*"; — dans une étuve sèche à 100% il meurt en 10 min. Dans une étuve sèche à(M)<*, sa température s'élève, il est vrai, jusqu'à 45** et la mort survient; mais la survie est de 20 minutes; elle n'est que de 3 minutes dans l'étuve humide à 60"*.

Température du lapin.

Au début 39»,5

Après 2 min 41

da IwfiM.

Après 10 min 43»

— 20 — -enort

Les études que nous venons de faire montrent que l'appareil régulateur thermique peut être mis en actfvité par des actions périphériques ou par des actions centrales. — Sous rinfluence du froid extérieur, nous avons vu se produire la vaso-constriction cutanée, le frisson musculaire, Taugmentation des combustions; sous Tinfluence de la chaleur extérieure, nous avons vu se produire la vaso-dilatation cutanée, la diminution de la tonicitn musculaire, la diminution des combustions, la sudation et la polypnée, sans que la température interne du corps soit modifiée. L'appareil régulateur thermique a fonctionné préventivement, — Si, pour une cause quelconque, l'appareil régulateur thermique a manqué i son rôle préventif, si la température interne a dépassé la normale (travail musculaire), ou s'est abaissée au-dessous de la normale (anesthésie chloralique), nous avons vu se produire, sous l'influence du sang surchauffé on refroidi, des phénomènes réparateurs; la sudation ou la polypnée d'origine centrale d'une part, le frisson d'origine centrale d'autre part. L'appareil régulateur thciv mique a fonctionné curativement.

La régulation thermique est sous la dépendance da système nerveux. En effet, les mécanismes par lesquels l'organisme lutte contre le refroidissement et contre réchauffement sont pour la plupart conmiandés par le système nerveux : phénomènes vaso-moteurs, phénomènes de tonicité musculaire et frisson, sudation et polypnée. En outre, la grandeur de ces phénomènes et leur harmonie concourent à maintenir la température constante, tant que l'appareil régulateurn'estpasdébordé. C'est là la preuve de l'existence d'un appareil nerveux recueillant les impressions calorifiques périphériques ou centrales et réagissant sur la périphérie, suivant les besoins et dans la mesure des besoins.

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