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L'APPAREIL THERMO-RÉGULATEUR

L'appareil régulateur thermique est mis en activité sous l'influence de la chaleur ou du froid agissant sur la peau. Dans ce cas, les voies centripètes du réflexe sont représentées par les nerfs sensibles de la peau; les voies centrifuges, par les nerfs vaso-moteurs, moteurs, sudoripares. Où se mettent en rapport les voies centripètes et les voies centrifuges? Où se trouve le centre présidant à la régulation thermique? On ne possède pas dé donpées certaines à ce sujet.

Nous signalerons, à titre d'indications, les modifications de la température interne, consécutives à certaines actions portées sur le système nerveux central, actions qui faussent le mécanisme thermo-régulateur.

Si on sectionne, chez le lapin, la moelle entre les régions cervicale et dorsale, on constate que la température du corps tombe en quelques heures à 20°, Tanimal étant placé dans une enceinte à 15**. — On obtient le même résultat, si, au heu de pratiquer cette section de la moelle, on enlève successivement, en plusieurs séances, la moelle dorsale et la moelle lombaire dans leur tqtalité. L'animal ainsi opéré (section sous-cervicale ou ablation de la moelle dorsolombaire), étant protégé contre le refroidissement par des couvertures, conserve une température de 38«; — au bout de plusieurs semaines, il a même recouvré la propriété de se maintenir à 38*" sans couvertures, pourvu que la température ambiante ne soit pas inférieure à 10^ Sous l'influence de Topération, il se produit une vaso-dilatation énorme et une résolution musculaire complète, dans toutes les parties du corps innervées par des filets issus de la moelle, au-dessous de la section : le train antérieur de Tanimal est incapable de suppléer le train postérieur. La réapparition du pouvoir thermo-régulateur, après plusieurs semaines, est interprétée comme résultant de la disparition d'une inhibition du centre thermo-régulateur provoqué par l'opération. Cette inhibition disparaissant, le train antérieur de ranimai, en relation avec le centre thermo-rjégulateur peut suppléer le train postérieur. C'est pour cela qu*on localise le centre thermo- régulateur au-dessus de la moelle dorsale.

8i on enlève, chez le pigeon, les hémisphères cérébraux, on n'observe aucune modification thermique ou calorifique :

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la température reste normale, constante, avec l'osdUatiioii journalière; la quantité de chaleur rayonnée est normale. C'est pour cela qu'on le localise centre thermo-régulalear aidessous des hémisphères cérébraux.

Mais entre les hémisphères cérébraux et la moelle domk, on ne peut préciser, dans ce vaste terri toîrey la place do centre thermo-régulateur. — Les expériences de sectioo de Taxe nerveux, dans la région médullaire, ne peuvent donner de résultat, car elles déterminent la vaso-dilatation et h résolution des régions du corps sous-jacentes, privant It centre thermo-régulateur de ses moyens d'action. — Lei expériences de section de Taxe nerveux encéphalique n'oot pas fourni de résultats nets, car si elles ne dé tenninent jamais que des vaso-dilatalions et des résolutions museaiaires très limitées, elles peuvent inhiber à distance le centre thenaorégulateur, et provoquer ainsi des troubles theranqnes, sans que le centre ait été directement intéressé par ropéfttion : c'est ainsi qu'on a souvent noté, chez le chien et chez le lapin, une élévation de température de 2* environ, aprb piqûre des couches optiques et des corps striés; c'est ainsi qu'on a souvent signalé, chez l'homme, une élévalioi de température de 3* et plus, à la suite d'hémorragies on de ramollissements cérébraux; c'est ainsi qu'on a observé iiiie importante élévation de température, chez les animaux, A h suite de piqûres, sections ou hémi-sections de la protoW* rance et de la moelle cervicale.

On a étudié raction de diverses sabstances toziqna sur la température du corps. On peut dire de façon générale que les anesthésiques et les paralysants abaissent la température et que les convuisivants Télèvent.

On désigne sous le nom de fièores, des états pathologiqui essentiellement caractérisés par une élévation de tempénture. Les lièvres dilTèrcnt par leurs causes et par lean manifestations cliniques et tliermométriques. La question est d'ordre [jathologique; nous n'en donnons ici qu'un apergo.

Dans la fièvre, l'appareil thermo-régulateur est en déliuiL Ou bien il est débordé-, il est impuissant A faire face an nécessités de la situation ; — ou bien il est déréglé^ on plus exactement réglé pour une température anormale.

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