LA PILOCARPINE ET L* ATROPINE
tion apparaître, abondante aux 4 pattes! Cette observalion démontre que la pilocarpino exerce une action à la périphérie, sans démontrer toutefois qu'elle n'exerce pas d'action centrale. — Cette action périphérique s'exerce-t-elle sur l'élément nerveux ou sur l'élément glandulaire', du systènie périphérique? Si on répète l'expérience sur un animal dont le sciatique a été sectionné 2 jours auparavant/ la sécrétion sudorale est moins abondante à la patte correspondante qu'aux 3 autres. Si on répète l'expérience sur un animal dont le sciatique a été sectionné 6 jours auparavant (le nerf est dégénéré), la sécrétion sudorale est nulle h la patte correspondante. La pilocarpine agit donc sur l'appareil nerveux terminal, car on ne saurait admettre con^me vraîsetnblable uhe.dégénérescence glandulaire, rigoureusement parallèle à la dégénérescence nerveuse.
Mais l'action de la pilocarpine ne s'exerce pas seule< ment à la périphérie ; elle s'exerce aussi au niveau des centres sudoripares. — Si on lie l'aorte abdominale du chat, et si on injecte dans une jugulaire 1 cgr. de pilocarpine, on voit la sécrétion sudorale se produire : abondante aux pattes antérieures; faible, mais très nette, aux pattes postérieures; or, on ne saurait admettre que la pilocarpine soit venue au contact des terminaisons nerveuses, dans les pulpes digitales des pattes postérieures, puisque l'aorte est liée ; donc l'action n'a pu porter que sur les centres sudoripares lombaires. Cette conclusion se trouve encore appuyée par ce fait que la section d'un sciatique, chez le chat à aorte abdominale liée, empêche la sécrétion sudorale de se produire du côté correspondant, sous l'influence de la pilocarpine.
L'atropine est l'antagoniste typique de la pilocarpine : cbez l'animal atropine, il ne se produit plus de sudation, sous l'influence de l'action périphérique ou centrale de la chaleur, de l'asphyxie, de l'excitation dos nerfs sciatique, médian et cubital. — On démontre, comme pour la pilocai'pinc, que l'action de l'atropine
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s'exerce à la fois sur l'appareil nerveux terminal et sur les centres sudoripares.
On a clierché à établir l'existence de nerfs ft^éno-mdafauxf antagonistes des nerfs sudoripares.
Si on sectionne, chez le cheval, le sympathique cenrical, oq voit la peau de la face, au voisinage de l'oreille^ se couvrir de sueur; l'excitation du bout supérieur du cordon sympathique diminue cette sudation. — Ce fait ne démontre pas Texistence de nerfs fréno-sudoraux dans le sympathique, car il trouve une explication suffisante dans la vaso-constriction faciale, consécutive à Texcitation du sympathique. — Si on excite le bout périphérique du sciatique sectionné, chez un chat qui a reçu une injection faible de pilocarpine, on voit quelquefois la sudation diminuer. Ce fait ne démontre pas Texistence de nerfs fréno-sudoraux dans le sciatique, car H trouve une explication suffisante dans la vaso-constrîctioii consécutive à l'excitation de ce nerf.
L'existence des nerfs fréno-sudoraux est encore à démontrer.