L'EMPOISONNEMENT ACIDE
àoniaque dans Turine, car Tacide introduit, se combinant à ne partie tout au moins de l'ammoniaque provenant de la ^intégration des tissus, la soustraira à la transformation n urée. — L'expérience vérifie cette conception. Ex. :
1* Un homme prend une alimentation connue, pendant
jours; il élimine, pendant ce temps, 4*^', 159 d'ammoniaque, E\r les urines. Pendant les 5 jours suivants, il prend la même Limentation, à laquelle il ajoute 2«',81 d'ac. chlorhydrique;
élimine, pendant ce temps, 6i'',194 d'ammoniaque, par les Tînes.
2" Un chien, recevant par jour 400 gr. de viande et 50 gr. « graisse, élimine de 0«%438 à 0»',592 d'ammoniaque par les rioes; — on ajoute h son alimentation 4 gr. d'ac. sulfuique, il élimine (i'^',116 d'ammoniaque ; — on ajoute à son limentation 7 gr. d'acide sulfurique, il élimine i'^\^10 'ammoniaque.
3"* On obtient le même résultat, en faisant ingérer à animal ou à l'homme, de l'acide benzoïque (non transforlable en ac. carbonique dans l'organisme), mais non en !ur faisant ingérer des ac. lactique, tartrique, malique, Bétique, etc.
Ce sont là des faits qui permettent d'apercevoir le mécaîsme de résistance à Y empoisonnement par les acides : tant ue la quantité d'ammoniaque produite suffit à saturer les cides introduits, il ne se produit aucun accident; les accients apparaissent, quand il ne reste plus d'ammoniaque isponible pour saturer l'acide en excès (on observe alors n abaissement de température , de la dyspnée , de la amnolence, du coUapsus). — Les herbivores résistent infinilent moins que les carnivores à l'empoisonnement acide : es quantités d'acides très faibles produisent des accidents; n doit rapprocher de ce fait la pauvreté extrême des irines des herbivores, et notamment du lapin, en sels mmoniacaux; — que cette pauvreté ait pour cause une ransformation plus rapide et plus complète de l'ammoniaque m urée par le foie, ou une production réduite de l'ammoliaque dans les tissus, nous l'ignorons.
Si l'introduction dans l'organisme d'acides non transfornables en ac. carbonique provoque une augmentation de 'ammoniaque urinairc, l'introduction de carbonates alcalins >u de sels alcalins à acides organiques transformables en carbonates dans l'organisme, provoque une diminution de l'ammoniaque urinaire.
524 LES PRODUITS DE DÉSASSIMILATION DES PROTÉIQUES
Ex. — Un chien recevant 400 gr. de viande et 60 gr. de graisse, éJimine chaque jour de 0*',582 à 0»%644 d'ammoniaque par les urines; si on ajoute à sa ration alimentaire 10 gr. d'acétate de soude, il n'élimine plus que 0«%263 à 0",258 d'ammoniaque par les urines.
Dans l'organisme, se forment, par désintégration des protéiques, des acides incombustibles, ac. sulfurique et ac. phosphorique notamment. On est amené à ^apposer que ces acides se combinent à Tammoniaque produite dans la même désintégration, et que, sous cette forme, nfmmoniaque non transformable en tirée est entraînée dada les arines. Cette supposition est d'autant pins vraisemblable que la quantité d'ammoniaque urinaire, et eurtout le rapport de l'ammoniaque à Tazote total nrinaire, augmentent quand augmente la désintégration protéique, et, par suite, quand augmente la quantité des ac. sulfurique et phosphorique, engendré» dans l'organisme. C'est ce qui se produit dans les circonstances suivantes : — à la suite d'un repas riche en protéiques; — pendant l'inanition; — dans certaines maladies, telles que le diabète; — dans certains empoisonnements, tels que l'empoisonnement par le phosphore. C'est ainsi que le rapport
azote"t t^^^ passe de sa valeur normale 2 à 5 p. 100, à 13
et 16 p. 100 au 4' ou 5* jour de l'inanition, chez rhomme;àB et 12 p. 100, dans le diabète grave; etc.
Notons, en passant, que dans le diabète grave, il se forme en abondance, par un mécanisme que nous ignorons, cl^^ acides organiques non transformables en ac. carbonici^'^ dans l'économie: tels sont l'ac. acétylacétique et l'ac. p-oxytP*' tyrique, dont la quantité peut atteindre 30 gr. et même Sd ^' par jour. L'ammoniaque passe dans les urines, où l'on ^^ trouve de 0«%90 à 6 gr. et plus.
L'organisme se défend donc contre les acides, dériv^^** de la décomposition protéique, par l'ammoniaque qu'il p:^^' duit; les sels ammoniacaux résultant de leur combinai^^*^ sont inolTensifs et s'éliminent par les reins; —il se défe^ ^ contre l'ammoniaque dérivant de la décomposition protéiq^^^^ pour une part, par les acides qu'il produit; pour une au ^'J* part, par la formation hépatique d'urée, aux dépens ^
l'excès d'ammoniaque; cette urée étant, coini|i6i lia s* ^ ammoniacaux, inofîensive, et, comme eux, nifnth<||r.ji<ir ^^'
reins. '- ♦'•;''
l'acide URIQUB 525