LES URATES DES OISEAUX
L'urine de l*oie normale est trouble, remplie de dépôts; l'urine de Toie qui a subi la ligature de la veine porte hépa- U^ue et de l'artère hépatique, avec ou sans ablation du 'oie, est claire et transparente, sans dépôts. La composition <*€ Purine est changée : la quantité totale d*azote éliminée ®sl diminuée; la quantité d*ac. urique éliminée est dimi- '^Qée, mais non annulée, même quand la survie est de ^ heures ; la quantité d'ammoniaque éliminée est en génépi augmentée; le rapport de Pazote urique à l'azote total ^st considérablement diminué, tandis que le rapport de '^azote ammoniacal à l'azote total est considérablement augmenté.
Chez l'oie normale. Tac. urique contient 60 à 70 p. 400 de ^'azote urinaire; il n'en contient plus que 3 à 4 p. iOO, chez l'oie opérée. Chez l'oie normale,* Tammoniaque contient 9 à 48 {). 100 de l'azote urinaire ; elle en contient 55 à 70 p. 400, chez l'oie opérée.
Tels sont les faits d'expérience. Quelle conclusion en pou- >ODS-nous tirer? Pouvons-nous supposer que, chez l'oie normale, des sels ou corps ammoniacaux, nés de la désintégration protéique, sont transformés par le foie en ac. urique ou «n urates 1 Cette conclusion serait prématurée, si elle reposait sur les seules observations que nous venons d'indiquer. It'aramoniaque existe dans l'urine des oies opérées, sous forme de lactate d'ammoniaque; tandis que, dans l'urine des oies normales, il n'existe pas de lactate d'ammoniaque. Il est Impossible de dire si l'augmentation de l'élimination ammoniacale, à la suite de la suppression du foie, chez les oiseaux, est la conséquence de la non-transformation par le foie de sels ammoniacaux, tranformés en ac. urique par ce viscère chez l'animal normal; ou la conséquence de la production anormale d'un ac. lactique, non combustible dans l'organisme, se combinant à l'ammoniaque et la fixant, sous une forme non transformable par le foie, ou par un autre organe. Nos expériences ne permettraient de tirer une concjusion précise que si l'on avait établi qu'il se produit normalement du lactate d'ammoniaque dans l'organisme; mais on n'a pas fait cette démonstration.
Il faut donc aborder autrement la question. L'oie normale peut transformer en ac. urique des sels ammoniacaux, ingérés sous forme de carbonate ou de formiate d'ammoniaque. A cet effet, on établit un équilibre azoté avec une alimentation déterminée; on dose l'ammoniaque ut l'ac. urique urinaires,
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comparativement, en donnant, ou en ne donnant pas de sels ammoniacaux avec l'alimentation.
ouantitk d'ammoniaque
INOÉRKE
0^^806 (carbonate).
0 ,985 (formiate)..
URINK
Apidc uriquc.
Animoniaquc.
Ob',078 0 ,150
DE l'ammonla.oub ino£rée reparaissent sous forme
d'ammoniaque.
d'acide uriqae.
72,20 p. 100 80,77 — ai,31 —
En complétant ces expériences, on parviendrait peut-ét à établir que le foie est le lieu de transformation des se ammoniacaux en ac. urique, chez les oiseaux. Il faudrait, à effet, rechercher si Foie, dont le foie a été enlevé, peut ou peut pas transformer en ac. urique des sels ammoniacaux introduits dans son organisme; — il faudrait rechercher si d sang additionné de sels ammoniacaux, circulant dans le divers tissus de Toie, en dehors de Torganisme, perd des sel ammoniacaux et se charge d'urates dans le foie, et non da les autres organes. Ces expériences n*ont pas été faites.
L'oie normale peut également transformer en ac. uriqu Turée et certains acides aniidés (leucine, glycocolle, ac. aspa tique). On démontre, en effet, que l'introduction de ces dive corps dans l'organisme d'une oie en équilibre azoté, détermin une augmentation importante de Tac. urique urinaire.
£n résumé, chez les mammifères, les produits immé diats de la désintégration des protéiques sont le corps ammoniabaux, l'urée, Tac. urique. Dans le foi les corps ammoniacaux et l'ac. urique se transformen partiellement en urée. L'urée a donc, chez les mammi fères, une double origine : pour une part, elle provien directement des protéiques ; pour une autre part, ell provient de la transformation intra-hépatique des corp ammoniacaux et de Tac. urique ou des urates.
Chez les oiseaux, il se formerait également dans le-tissus des corps ammoniacaux, de Turée et de Tac?-
l'allantoïne 533
[que; les corps ammoniacaux et Turée se transforiraient pour une part, vraisemblablement dans le foie, ac. urique. L'ac. urique aurait donc, chez les oiseaux, e double origine : pour une part, il proviendrait ectement des protéiques; pour une autre part, il mendrait de la transformation intra-hépatique des 'ps ammoniacaux et de l'urée.