PRODUITS DIVERS
L côté de Tac. urique, il faut placer quelques substances, i importantes pondéralement, très importantes par leur aification physiologique : telles sont VallantOine^ Vacide Uurique et Vacide oxalique.
Tous avons indiqué la formation possible d'allantoïne, in rOy en partant de Tac. urique : en faisant agir modérément
oxydants, tels que l'ozone ou le permanganate de potasse, * des solutions aqueuses d'ac. urique, ou d'urates d'alcalis,
a obtenu la formation d'allanloïne et d'ac. carbonique. .Uantoïne, ainsi dérivée de l'ac. urique, peut conduire à rée : en effet, sous l'influence prolongée des mêmes fdants, elle donne de l'urée et de l'ac. oxalique. Elle nous paraît donc comme un terme de passage entre Tac. urique l'urée. Rappelons enfin que Tallantoïne a été obtenue par ithèse, en fondant ensemble de l'urée et de l'ac. glyoxylique : e est une diuréide de Tac. glyoxylique. Tous ces faits prennent de l'importance, par suite de la ôsence dans l'urine normale de petites quantités d'allan- :ne et d'ac. oxalique. On trouve d'assez notables propor- »ns d'allanto'ine dans l'urine des femmes enceintes, dans rine des nouveau-nés, dans le liquide amniotique humain ;
peut même la mettre en évidence dans Turine de l'homme ulte, du chien, du chat, du lapin. Enfin, on a constaté une gmentation importante de l'allantoïne urinaire, chez le ien, à la suite de l'ingestion d'ac. urique. Chez le chien ►urri de viande, on a obtenu en 48 heures 0«',40 d'allanloïne; ez le même chien nourri de viande, on a trouvé en 48 heures, Tes ingestion de 4 gr. d'ac. urique, l'^',42 d'allanloïne. Ce it est fort important, car on sait que l'ac. urique ingéré (termine une augmentation de l'urée. Comme nous constans en même temps une augmentation de Tallantoïne, nous
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sommes autorisés à admettre que la transformation intra* organique de l'ac. urique en urée se fait, comme sa transformation in vitro^ par l'intermédiaire de Tallantoïne.
Nous avons indiqué la formation, in viirOf d*ac. oxaluriqu< et d'ac. oxalique, en faisant agir sur Tac. urique des oxydants convenables, et notamment Tac. nitrique (voir p. 518). Or oi trouve dans l'urine des traces d'oxalurate d'ammoniaque, el de petites quantités d'oxalates. En opérant sur i(M) litres d'urine, on a pu obtenir les réactions caractéristiques d( l'oxalurate d'ammoniaque. On trouve, dans les urines d< 24 heures, chez l'homme, environ 0'^',02 d'ac. oxalique, dans 1< cas d'alimentation carnée, ou dans l'inanition, dans des conditions, par conséquent, où il n'a pu être introduit par le< aliments végétaux qui en contiennent. Sa quantité augmeni dans l'urine, à la suite de l'ingestion d'aliments végétau: oxalatés : l'ac. oxalique ne s'oxyde pas dans l'organisme. L( présence de traces d'ac. oxal urique et d'ac. oxalique dans l'urine est intéressante à signaler, car ces corps nous apparaissent, in vitro, comme des intermédiaires entre l'ac. urique et l'urée, dans un cycle de transformation différent du cycl^ allantoïnien.
L'urine renferme de la créatinine : de 0*',60 à à fjSO, e 24 heures, chez l'homme adulte. Cette créatinine provien vraisemblablement de la créatine du muscle, dont elle es l'anhydride :
C»H»Az'0« = C^H'Az'O -h H«0 Ocatinc. Crt^atinine.
Cette hypothèse est appuyée par ce fait : si on introduit de la créatine dans l'estomac ou dans les vaisseaux d'un chien, on constate une augmentation de la créatinine urinaire.
L'urine renferme de Vacide hippurique (benzoate do glycocolle), ou plus exactement des hippurates : l'homme, recevant une alimentation mixte, en élimine environ 0*',70 en 24 heures. Les hippurates diminuent, mais ne disparaissent pas dans le cas d'alimentation exclusivement carnée et dans l'inanition; — ilseugmentent dans le cas d'alimentation végétale (surtout
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d la ration contient en abondance des fruits). Ils sont abondants, dans l'urine des carnivores; ils sont très danis, dans celle des herbivores.
provoque la formation d'hippurates, en injectant ou en it iagérer de l'ac. benzoïque (ou des benzoates), ou des ances capables de se transformer en ac. benzoïque dans nisme, telles que le toluène, sans qu'il soit besoin d'inire en même temps du glycocolle. Toutefois la quantité ippurates produits, pour une quantité d'ac. benzoïque luit dans l'organisme, est plus grande, quand on introtn même temps du glycocolle.
te synthèse d'ac. hippurique, aux dépens- de ses consti- 3, semble se faire exclusivement dans le rein chez le chien. effet, on injecte l'ac. benzoïque et le glycocolle, chez des LUX néphrectomisés, on ne trouve d'ac. hippurique ni le sang, ni dans le foie, ni dans les muscles. Si on fait er du sang déflbriné, contenant de l'ac. benzoïque et du M>lle, dans un rein de chien, extrait de l'organisme, on ite la production d'ac. hippurique. Mais ceci n'est vrai our le chien : chez le lapin et chez la grenouille néphrecés, il se fait de l'ac. hippurique aux dépens d'ac. ben- B et de glycocolle injectés; donc en dehors du rein, iz les oiseaux, l'introduction d'ac. benzoïque ne déterpas la formation d'ac. hippurique, mais celle d'un analogue, l'ac. ornithurique, résultant de la combinaison ic. benzoïque et d'un acide amidé, Vornithine ou ac. dO'Valérianique,
is l'organisme, l'ac. benzoïque peut provenir, en dehors ute introduction directe, de la fermentation intestinale itières végétales : parmi les produits de la putréfaction 3 matières, on a signalé en effet l'ac. benzoïque et l'ac. dpropionique ; ce dernier, introduit dans l'organisme, le et donne de l'ac. benzoïque. Mais il doit se former, les tissus mêmes de l'organisme, un peu d'ac. benzoïque jn générateur d'ac. benzoïque, puisque les hippurates sparaissent pas des urines par un jeûne prolongé. — L au glycocolle, on ne le trouve jamais libre dans les , mais il s'en forme vraisemblablement dans l'organisme, u'on trouve; dans l'urine, des hippurates (benzoates de lîolle) : dans la bile, des glycocholates (cholalates de soUe).
5té de l'ac. hippurique et des hippurates, on doit signaler ')hénacélurique ou phénylacétylglycocolle. Dans la fer-
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mentation et la putréfaction des protéiques, on trouve de Ta phénylacétique. Cet acide introduit dans Torganisme n'e: pas oxydé,c omme Tac. benzoïque n'est pas oxydé; et, cornu ce dernier, il se combine au glycocolle. On trouve régulier ment, mais en très petites quantités, des phénacéturates da Turine des herbivores.
Les protéiques contiennent du soufre^ et quelquefois ^is^ du phosphore. Ces éléments sont éliminés sous forme saline, (r aOn peut admettre que, dans l'organisme, il se forme des ac. sulf^ furique et phosphorique. Ceux-ci se combinent, pour une pa—^^srt aux bases alcalines du sang et des tissus, donnant des si: ^^Bui-
fates et phosphates d'alcalis ; — pour une part, aux phénc a>is
provenant des fermentations intestinales ou des désintégi -jmàtions des protéiques des tissus, donnant des phénylsulfate — pour une part enfin, à l'ammoniaque produite dans désintégration protéique des tissus, donnant des sulfate phosphate d'ammoniaque.
On retrouve en outre une partie du soufre dans la bil sous forme de taurocholates, et une partie dans l'urine, so forme de combinaisons organiques mal connues.