DÉCOMPOSÉE
TOTALE
US
CHAIR
DE l'organisme
décomposée (— }
ou llxëe (-Hj
" Si, à un chien à l'inanition, pendant la période d'élimination azotée constante, on fait ingérer de la. gélatine , l'élimination azotée augmente, mais la destruction des protéiques des tissus diminue.
LBS SUBSTANCES DE OASPILLAOE
La gélatine est un aliment d'épargne plus puissant
«lue les hydrocarbones, et a fortiori, que les graisses. —
Un chien qui perd par jour 50 gr. de chair, en ingérant
'érijO gr. de viande et 200 gr. de graisse, gagne 44 gr. de
Cihairen ingérant 400 gr. de viande et 200 gr. de gélatine.
Gomme aliment d'épargne, 100 gr. de gélatine sont
équivalents à environ 200 gr. d'hydrocarbones.
Certains auteurs ont attribué un rôle d'épargne à certains acides amidés, abondamment contenus dans les végétaux, '^i^ls que Tasparagine, etc. Ils auraient constaté ce rôle, chez ^e mouton, la chèvre. Foie, le lapin, mais non pas chez le rat ^t chez le chien. — Il convient de n'accepter qu'avec la plus grande réserve, au moins actuellement, ces résultats.
A ces aliments d'épargne, on peut opposer certaines sub- -stances de gaspillage, substances qui, introduites dans l'organisme, augmentent la décomposition protéique.
Le phosphore est une de ces substances; introduit dans l'organisme en émulsion dans l'huile, il provoque une exagération de l'élimination azotée. Ex. : Un chien est soumis au jeûne absolu; on dose l'azote (de l'urée seule; on aurait dû, pour bien faire, doser l'azote total) urinaire, on injecte le phosphore du 5* au 1" jour; l'élimination d'urée augmente :
}•' jour Urée. 2-2,4
5« — (œsOOSPh.).— 16,9
6«jour.(0K',010 Ph.). Urée. 18,6
7" — (0 ,015 Ph.). — 26,9
9« — — 35,6 mort
Il se produit aussi une augmentation de l'élimination azotée, sous l'influence de l'ingestion ou de l'injection souscutanée des préparations thyroïdiennes (thyroïde desséchée, extraits de thyroïdes, thyroïodine). Un animal, en équilibre azoté, pour une alimentation déterminée, perd un excédent d'azote sous leur influence; un animal au jeûne absolu, présentant une élimination azotée constante, perd un excès d'azote, sous leur influence.
En résume, l'organisme peut se mettre en équilibre azoté, plus ou moins rapidement, pour des quantités de protéiques ingérées extrêmement variables, comprises
552 L ÉQUILIBRE AZOTÉ
entre une limite supérieure correspondant à la quantité de substances qu'il peut ingérer, sans présenter d'accidents, et une limite inférieure. Celle-ci varie avec l'état général de l'animal, avec sa grosseur, avec l'état de ses réserves; elle est modifiée (abaissée) par l'ingestion de graisses (ou d'acides gras), d'hydrocarbones ou de gélatine. Ces substances, dites aliments d'épargne, diminuent plus ou moins la consommation protéique et peuvent ainsi en abaisser la limite inférieure, au-dessous même de la valeur qu'elle présente pendant Tinanition absolue et prolongée.