JOUR
de jeûne
PROTélQUES détruites
GRAISSES
détruitci
2|er,5 16 ,4
lOf',2 9 ,1
9 ,3 5 ,2 mort
La mort arrive, chezranimal adulte, quand la perte de poids est égale à environ 2/5"* du poids primitif (on suppose que ranimai n'a reçu ni aliments, ni eau) ; chez le jeune, quand la perte de poids est égale à environ 1/4 du poids primitif.
Le chat, dont l'observation est résumée dans le précédent tableau, pesait, au début de l'expérience 2464 gr. ; il mourut le 18^ jour, ayant perdu 1197 gr. dont :
Vi4Pfi de protéiques soit 17 p. 100 do la perte totale.
132 ,75 de graisses — 11 — —
864 ,0 d'eau — 72 — —
Les divers tissus avaient perdu respectivement :
De sa valeur primitive.
Tissa adipeux 97 p. 100
Rate. 66,7 —
Foie 53,7 ^
Muscles 30,5 —
Sang 27,0 —
Reins »,9 —
De sa valeur primitive.
Peau 20,6 p. 100
Intestins 18,0 —
Poumons 17,7 —
Os 13,9 —
Centres nerveux... 3,2 — Cœur 2,6 —
Pendant Tinanition, on observe un amaigrissement remarquable; la bouche est sèche, les sécrétions sont taries, les urines sont rares et fortement acides; il y a parésie musculaire et cardiaque. Finalement il se produit un état comateux, avec abaissement de la température, et la mort survient (la température est à ce moment comprise entre 26° et 30®) *.
Les aliments absorbés par les animaux contiennent, en proportions variables, de Teau, des protéiques, des hydrocarbones, des graisses, des sels minéraux. Ces éléments sont-ils tous indispensables? Quelles quantités doivent être ingérées? Sous quelle forme ces substances doivent-elles entrer dans la ration alimentaire? Quels sont les accidents résultant de leur suppression totale ou partielle?
L*organisme perd constamment de Teau par l'urine, jar la respiration, par Tévaporation cutanée, par les 'èces. IjSl quantité totale d'eau éliminée varie avec la ]uaiitité totale ingt'*rée. On peut admettre que, dans les
1. Il existe quelques cas remarquables, où certains organes augmonlent de poids et de voluino, pendant l'inanition. On sait que, pondant leur sëjour de 6 à 9 mois dans les fleuves, les saumons no mangent pas. Or, pondant que leurs muscles diminuent, les ovaires augmentent de Tolome et de poids. — La larve du crapaud accoucheur cosse do manger vers la tin du printemps : elle a alors une queue de K cm. do longueur; pondant son jeûno, qui dure 5 semaines environ, cette queue fond, mais les pattes poussent et so développent.
conditions d'alimentation moyenne, rhommê élimiue environ 2 à 3 litres d'eau en 24 heures, dont 1200 gr. par l'urine, 100 gr. par les fèces, le reste par les poumons et par la peau. Cette eau éliminée provient, pour les 5/6 environ, de l'eau ingérée, et pour 1/6 de l'eau formée dans les combustions intra-organiques.
Si l'organisme ne reçoit pas d'eau, la quantité d'eau éliminée diminue : ainsi, au 2® jpur de jeûne absolu, chez l'homme, on a noté une élimination totale d'eau réduite à 900 ce.
Pendant le jeûne absolu, l'organisme continue à éliminer de l'eau, jusqu'à la mort, en quantité réduite. Cette eau provient, pour une part, de Peau accumulée dans les tissus (où elle constitue une réserve), et, pour une autre part, de l'eau résultant de la combustion de ces tissus. — Mais la teneur en eau des tissus ne varie pas notablement pendant le jeûne absolu (l'eau provenant des réserves aqueuses des tissus correspond donc seulement aux portions de tissus qui ont disparu par le jeûne). On a indiqué, dans les divers tissus et dans l'organisme, les proportions suivantes d'eau :
Organisme total contient 66 p. 100 d'eaa.
Os 25 -
Muscles 75 —
Viscères 75 - ■
Tissu adipeux 10 —
Si Torganisme perd de l'eatu plus qu'il n'en reçoit, la sensation de soif apparaît. C'est d'abord une sensation localisée dans la bouche et lie pharynx, puis une sensation généralisée, sans localisation : la sensation localisée disparaît par simple lavage de la bouche ; la sensation généralisée ne disparaît que par introduction d'eau dans l'organisme.
Pour étudier les conséquences de la simple privation d'eau, il faut éviter l'inanition, en donnant aux animaux des aliments desséchés. En nourrissant des pigeons avec des graines sèches, on a vu des accidents
LES PROTÉIOUES 557
încer à se manifester, quand ils eurent perdu une té d'eau égale à peu près à l/iC^ de leur poids; on quelques accidents convulsifs, mais surtout des aènes de parésie et de paralysie ; la mort survint ils eurent perdu une quantité d'eau égale à peu i/5« de leur poids) par parésie progressivement Il te du muscle cardiaque et des muscles respira-
constaté, à la suite de brûlures étendues ou dans le un appauvrissement de l'organisme en eau (le sang de 2 à 3 p. 100 ; les muscles en perdent de 5 à 6 p. 100) ; s-uns des accidents observés dans ces maladies peue rapportés à la perte d'eau : telles sont les contracusculaires, la dépression nerveuse, la parésie des cardiaques et respiratoires.
anisme a besoin de protéiques. Nous avons vu préaent qu'un animal, qui ne reçoit pas de pro- , perd constamment de Tazote, qu'il soit soumis e absolu ou simplement au jeûne protéique, et ent meurt. Nous avons vu que, parmi les pro- , les albuminoïdes et les protéides seules peuvent Tazote nécessaire, la gélatine étant incapable de le même rôle. Nous avons vu qu'il faut ingérer mde quantité de viande, type cle l'aliment propour maintenir l'équilibre azoté; il en faudrait, aintenir l'équilibre nutritif total, une quantité ip plus grande encore, tellement grande que e ne saurait la supporter plusieurs jours de suite, ^senter d'accidents (inappétence, nausées, vomisj, etc.). Si donc une albuminoïde ou protéide mquement suffisante pour constituer la ration aire, elle ne saurait pratiquement être employée elle doit être accompagnée d'une substance le, gélatine, hydrocarbone ou graisse, au moins omme.
La privation de protéiqùes conduit, que le jeûne soittotal, ou qu'il soit seulement protéique, à raffaiblisse— ment et finalement à la mort. La mort survient plnsocK moins vite, suivant Tespèce animale, suivant Tâge du sujet, suivant que Tanimal est soumis h l'inanition totale, ou qu'il reçoit des graisses ou des hydrocarboneSi
Le lapin meurt d'inanition absolue en 8 à 30 jours (moyenne n jours); il meurt d'inanition protéique (recevant des hydrocarbones) en 22 à 61 jours (moyenne 42 jours). — Le chien meurt d'inanition absolue en 30 à 40 jours ; avec une alimentation exclusivement ternaire, il meurt en 55 à 60 jours. — Le rat meurt d'inanition absolue en 8 à 9 jours; il meurt d'inanition protéique en 4 semaines.
On admet que les substances ternaires ne sont pas des aliments nécessaires pour les carnivores : un Carnivore en effet peut, en ingérant joamellement une quantité de viande égale à i/20« eu l/25« de son poids, se maintenir en équilibre azoté et, pendant un certain temps, engraisser. Toutefois, si la viande est un aliment essentiellement protéique, elle n'est pas exclusivement protéique : voici des moyennes d'analyses de viandes de cheval, de bœuf, de veau, de mouton, de porc :
Eau 72 à 79 p. 100
Substances sèches 31 à 38 —
Protéiqùes 17 à 21 —
Graisses là 7 —
Glycogène là 1,5 —
Gomme on n'a pas fait d'expériences d'alimentation de carnivores, avec des protéiqùes absolument débarrassées de graisses et d'hydrocarbones, on n'a pas le droit d'affirmer que le Carnivore peut vivre sans ingérer de substances ternaires.
Quant à l'homme et aux herbivores, ils doivent, de