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graisses

Total 349 -2

L'organisme a donc utilisé 3018 — 349,2 soit 2668<'",8, diiïérence entre la quantité ingérée 3018 calories et la quantité retenue dans les réserves, 349**',2.

— Exemple dans le cas particulier du jeûne.

ENTRÉES ÂZOtO 0

CarboDo 0

SORTIES

Azoto 8»',0ai

Carbone 184 ,50

Or 8''',02i d'azote correspondent à 8,024X6,23, soi

50*%15 de protéiques, contenant 50,15x53,6, soit 26'%88 d*^^ carbone. Des 184'",50 de carbone éliminés, 26,88 sont d'origin .^ protéique et 184,30 — 26,88, soit 157,62, sont d'origine lecr^. naire (grasse, d'après notre hypothèse, qui serait une réaliL.«j dans le cas présent, si la réserve hydrocarbonée éta£ C épuisée par le jeûne); ces 157''%62 correspondent à 206 gr. d ^ graisses. Dès lors Torganisme a libéré :

Des 50»',15 de protéiques aCfô'^'.ô

— '206s' de graisses 1915 .8

Total -2121 ,4

Bien que les méthodes dont on dispose actuellement ne donnent que des résultats approximatifs, on a pu résoudre un certain nombre de questions intéressantes.

1'® question. — Quelle est la part relative des divenes espèces d'alimentSy dans la fourniture de Vénergie à Forganisme humain?

Si on se reporte aux moyennes du tableau de la page 369) on trouve :

1® Pour les non-travailleurs :

lOSe»^ protéiques soit 412"',8 soit 17,4 p. 100

49 graisses — 455 ,7 — 17,8 —

403 hydrocarbones — 1052 ,3 — 64,8 —

2* Pour. Ie8 travailleurs:

150»' protéiques soit 615''ai.0 soit n,6 p. 100

60 graisses — 558 ,0 — 16,0 —

563 hydrocarbones — "2308 ,3 — 66,4 —

D'où les conclusions suivantes : i^ dans l'alimentation naturelle de l'homme moyen, les hydrocarbones représentent les 2/3 de Ténergie totale ; le S** tiers est représenté, par parties égales, par les protéiques et par les graisses. — 2° La répartition de l'énergie, entre les 3 groupes d'aliments, est la même chez les travailleurs ^t chez les non-travailleurs : c'est là un fait remarquable, Slui indique que l'organisme peut utiliser, pour faire du travail mécanique, les 3 catégories d'aliments.

2® question. — Comment est fournie V énergie 'pendant ^''inanition f chez V homme?

D'observations faites sur des jeûneurs, on a tiré les résult.ats suivants :

de'ieûne) 95«' protéiques soit 389«»',5 soit 19,8 p. 100

1970"',5M''^ graisses — 1581 ,0 — 80,2 —

JO""^ \ g7gr protéiques soit 274"',! soit 15,2 p. 100

de jeune ^ J'' t**"^"*^"'- ^""' ,^'r. 'ô'-'" ^""' ^V' iKiftcairi y 166 graisses — 1543 ,8 — 84,

10* iour C

de jeûne \ ^^' protéiques soit 246«»',0 soit 13,8 p. 100

^^^csi g i 165 graisses — 1534 ,5 — 86,2 —

D'où ces conclusions : !<> la proportion d'énergie, fournie par les protéiques, n'est pas considérablement modifiée par l'inanition (elle était 17,4 p. dOO, pendant l'alimentation moyenne; elle est comprise entre 19,8 et 13,8 p. 100, pendant l'inanition) ; — 2*^ à mesure que se prolonge le jeûne, la part des protéiques diminue, la part des graisses augmente, dans la fourniture d'énergie ; — 3® la quantité absolue des graisses consommées pendantl'inanition reste constante ; la diminution de l'énergie consommée porte uniquement sur l'énergie protéique.

3® question. — Comment varie la part des différentes

catégories d'aliments dans l'apport d'énergie, aux différents âges de la vie?

En comparant Talimentation moyenne du nourrisson, de Tenfant, de Tadulte, du vieillard, on a les résultats moyens suivants :

Calories CalorieR Calories

des protëiques. des graisses. des bydrocarbonei.

Nourrisson 18,7 p. 100 52,9 p. 100 %,4 p. 100

Enfant 16,6 — 31,7 — 51,6 —

Adulte 16,7 — 16,3 — 66,9 —

Vieillard 17,4 - 21,8 — 60,7 —

D'où ces conclusions : 1® l'apport relatif des protéiques est constant, ou à très peu près, pendant toute la vie; — 2° il y a inversion des apports relatifs des graisses et des hydrocarbones, chez le nourrisson et chez Tenfant : les graisses fournissent la moitié de l'énergie totale chez le nourrisson, le tiers chez l'enfant, le sixième chez l'adulte ; les hydrocarbones en fournissent le tiers chez le nourrisson, la moitié chez l'enfant, les deux tiers chez l'adulte.

La consommation d'énergie varie, pour un organisme donné, suivant les conditions d' alimentation , de travail, de température ambiante, de surface du corps (nature et étendue).

On a montré que la consommation d'énergie est plus considérable, chez l'homme qui reçoit une alimentation que chez l'homme qui jeûne; on a montré que les oxydations et l'élimination azotée augmentent après les repas. On s'est appuyé sur ces observations pour dire que l'organisme fait une consommation de luxe, un gaspillage d'énergie, quand on lui fournit des aliments en abondance.

C'est ainsi qu'un homme qui consomme à jeun 2400 calories, en consomme 2550, quand il est abondamment nourri.

A cette théorie de la consommation de luxe, on peut faire des objections : i° les aliments ingérés ne sont pas à la température du corps; ils absorbent donc de la

chaleur, et- la quantité de chaleur correspondante peut être évaluée en moyenne à 100 cal., par jour; — 2° le travail physiologique du tube digestif (sécrétions) consomme vraisemblablement de Ténergie; nous en avons pour preuves l'exagération de la consommation de l'oxygène après le repas, pendant la période des sécrétions, avant la période de l'absorption d'une part, et d'autre partTexagération de l'élimination azotée (voir p. 515), à la suite d'un repas fictif (il y a sécrétion gastrique et pancréatique, sans absorption digestive). Notons en passant ce fait intéressant : selon qu'une même liqueur nutritive est introduite dans le tube digestif ou dans les vaisseaux, elle augmente ou elle n'augmente pas la consommation énergétique.

La température ambiante modifie considérablement ^a grandeur des échanges ; il y a augmentation ou dimiïiution des oxydations (de l'oxygène consommé), selon "^e cette température ambiante s'élève ou s'abaisse. — les habitants des régions tropicales consomment environ ^00 cal. de moins que les habitants des régions tempérées.

Le travail musculaire augmente la dépense énergétique; on voit cette dépense passer, chez le même sujet, ou chez des j sujets différents, de 2300 à 2450, à 2850 et h 3350 cal., selon que le sujet garde le repos ou accomplit un travail minime, moyen, considérable. On a même noté, chez certains ouvriers, une dépense de 5000 cal. On peut admettre que, pour un travail énergique tout au moins, l'excès do dépense énergétique, constaté sous l'influence du travail, peut se décomposer en 2 parts : Tune, qui représente environ 25 p. 100, transformée en travail mécanique; l'autre, qui représente 75 p. 100, transformée en chaleur. Le rendement de la machine humaine est 1/4; mais ce rendement correspond à la fois au travail non utilisable (mouvements du corps, etc.) et au travail utilisable; on admet que ce dernier correspond à 1/5® seulement de l'excès de dépense énergétique. — Ces résultats sont applicables seulement au

M. Akthus. — Physi()loy:ie. 37

travail énergique (p. ex. à un travail utilisable de 60 000 kilogrammètres) ; pour un travail moyen ou faible, le rendement total et le rendement utilisable sont moindres.

La dépense énergétique varie avec la grandeur du corps; elle est sensiblement proportionnelle, pour le sujet au repos, à la surface du corps.

Exemples pris chez Tenfant et chez Thomme :

CALORIES

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