LA RIGIDITÉ MUSCULAIRE
^€5s secousses, on constate que les sommets des secousses ^onl en ligne droite; quand, pendant la fatigue^ le muscle ^sien tétanos, on constate que le myogramme présente une descente rectiligne. Donc, la diminution de l'amplitude de Contraction, pendant la période de fatigue, est proportionnelle à la durée de la fatigue, et pour une durée sufflsanle, ^île est égale à l'amplitude de la contraction : le muscle ne l*éagit plus.
Si on cesse d'exciter un muscle fatigué, qu'il soit en place Sur l'animal ou extrait de l'organisme, il se produit, plus ou i^ioins rapidement et plus ou moins complètement, selon les Cionditions de l'expérience, un retour à l'état normal, une ^^estauralion du muscle. Cette restauration se fait d'autant t^lus rapidement et complètement, que l'irrigation du muscle ost plus parfaite; pour la produire parfaite, dans un muscle extrait de l'organisme, il convient de faire passer dans les vaisseaux de ce dernier un courant de sang déllbriné bien oxygéné.
On appelle Hgidiié un état particulier du muscle, qui se produit après la mort. Cet état est caractérisé par un léger raccourcissement et un léger épaississement, par une raideur remarquable, par une diminution de l'extensibilité et par une perte de l'excitabilité du muscle. Cet état apparaît plus ou moins vite après la mort (selon les circonstances qui l'ont précédée) : de 10 minutes à 8 heures, et dure jusqu'à putréfaction commençante : de \ à ^^ jours. On distingue parfois dans la rigidité 2 phases successives : une première, pendant laquelle le muscle est déjà un peu raide, mais reste excitable; une seconde, pendant laquelle il est incxcitable. On peut, sur le vivant, faire apparaître la rigidité avec tous ses caractères, en liant les artères musculaires : au bout d'une heure, l'excitation du nerf moteur est inefficace; au bout de 4 à 5 heures, Fexcilation du muscle lui-nicmc est inefficace; plus tard, apparaît la raideur du muscle. Si on rétablit la circulation pendant la première phase, sur le vivant, ou si on fait circuler, dans les vaisseaux du cadavre, du sang défibriné oxygéné, on rend aux muscles leurs ])ropriétés normales; ces moyens sont inefficaces pendant la seconde phase. — On admet que la rigidité résulte de la transformation d'une substance protéique du muscle, le myosinogène, en myosine. A côté de cette rigidilé vraie, on peut placer des rigidités ayant les mêmes caractères généraux, mais provoquées par d'autres causes; telles sont la Hfjidité de chaleur, qui se pro-
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duit quand on plonge les muscles des homéo thermes
l'eau à 50°, ou les muscles des poikilolhermes dans à 40°; — la rigidité d'eau, qui se produit, quand les
clés sont îniprégncs it'eau distillée i ta rigidité acide, qui M pruduit, quand on Tait agir des acides dilués sur les mus-