LES PHÉNOMÈNES ÉLBGTRIQUBS DE LA CONTRACTION
interrompue produit plus de chaleur qu'une contraction continue; — 3° un muscle accomplissant un certain travail extérieur dégage moins de chaleur qu'un niuscle se contractant h vide; — 4« un muscle dégage ^'autant plus de chaleur que la résistance opposée à son raccrourcissement est plus grande ; — 5^ un muscle fatigué dégage moins de chaleur qu'un muscle non fatigué. -Le muscle qui se contracte est le siège de phénomènes électriques.
Si on réunit par un circuit métallique, contenant un 8*^.1 vanomètre, deux points quelconques de la surface ^'un muscle intact (il importe d'établir le contact du circuit et du muscle au moyen d'électrodiîs impolarisa- "^es, c'est-à-dire incapables d'engendrer des courîints électriques par leur contact avec le mus(^le), on constate ^Ue ces points sont iso-électriques.
II n'en est plus de môme sur le muscle sectionné. On appelle section transversale, toute section perpendiculaire à l'axe du muscle, c'est-à-dire à la direction de ses fibres. On appelle section longitudinale, soit la surface naturelle, soit toute section parallMe à l'axe du muscle, c'est-à-dire à la direction de ses libres. Tous les points d'une section longitudinale d'un niuschi sectionné ont Une tension électrique positive; tous les points d'une section transversale ont une tension électriciue négative. La tension est maxima pour la section longitudinale, dans l'équateur équidistant des deux sections transversales, limitant le segment de muscle considéré ; et pour la section transversah?, au centre géométrique de cette section. La tension diminue linéain;ment, tant pour la section longitudinale, (|ue juairla section transversale, depuis le point où la tension est maxima, jusqu'aux limites de la section, où la tension est nulle. — Si on réunit, par un circuit métalliciue, muni d'un galvanomètre, et porteur de 2 électrodes impolarisables, deux points ayant des tensions électriques différentes, on observe un courant électrique, dont l'intensité dépend de la différence des tensions des 2 points consi-
dérés : ce courant est maximum, quand les électrodes reposent, l'une au centre d'une section transversale, l'autre sur la section longitudinale, à égale distance des sections transversales limites. La force électro-motrice d'un tel courant, déterminée sur des muscles de grenouille ou de mammifère, est de 0,05 à 0,08 d'élément Daniell.
Dans le muscle qui se contracte sous l'influence d'une excitation portée sur le nerf moteur ou sur le muscle lui-même (il faut, dans ce cas, opérer sur un muscle d'animal curarisé), on observe des modifications électriques importantes.
On choisit d'ordinaire un muscle assez court pour que les fibres qui le composent s'étendent de Tune de ses extrémités à l'autre, le couturier de la grenouille, p. ex. — Si on excite ce muscle (pris sur un animal curarisé) à l'une de ses extrémités, on constate, au moyen d'appareils qu'il n'y a pas lieu de décrire ici, qu'il se propage dans le muscle, à partir du point excité, une onde de tension électrique négative, passant d'une tranche musculaire à la tranche suivante, et parcourant le muscle avec une vitesse égale à la vitesse de propagation de l'onde contractile. Cette onde électrique naît, sans aucun retard, au moment précis de l'excitation ; elle se produit donc avant la contraction, pendant la période d'excitation latente; sa durée est d'environ 0,004 de seconde.
En réunissant, par un circuit à galvanomètre et à électrodes impolarisables, 2 points de la surface d'un muscle intact, non situés dans une même section transversale, a et 6, on ne note aucun courant, tant que le muscle est en repos ; si on excite le muscle en un point A, plus voisin de a que de 6, on constate l'existence d'un très court courant allant de b vers a, suivi d'un très court courant allant de a vers b; ces courants résultant de la propagation de l'onde électrique négative, qui atteint d'abord a puis 6.
En réunissant, par un circuit à galvanomètre et à