LES EXCITANTS DU NEURONE
Cette désorganisation. On y parvient, en employant le fétanomoteur. C'est essentiellement un petit marteau en ivoire, pouvant frapper sur un nerf, étendu sur une tablette d'ivoire. Le marteau oscille autour d'un axe et est mis en mouvement par le jeu d'un électro-aimant. On peut régler le nombre des chocs en un temps donné at leur force.
On peut ainsi provoquer dans le muscle des contractions tétaniques, en agissant sur le nerf, et par conséquent établir qu'à chaque choc, une excitation se proluit dans le nerf qui, transmise au muscle, en détermine a contraction.
2** Le nerf est excitable par certains agents chimiques, iont les principaux sont les alcalis caustiques fixes, les icides minéraux, l'alcool, l'éther, le chloroforme, la çlycérine, etc. L'ammoniaque et l'eau de chaux (exci- ;ants du muscle) ne peuvent exciter le nerf.
L'excitation chimique des nerfs est accompagnée, le plus généralement, d'une destruction de la fibre.
3® Le nerf peut être excité par de brusques variations de lempérature : brusquement refroidi à une température inférieure à 0®, ou brusquement échauffé à 45°, il proroque la contraction du muscle.
4« Le nerf est excitable par Vélectricité. — Les agents électriques sont les excitants de choix, car on en peut régler avec rigueur l'intensité et la durée ^ on peut les produire et les suspendre avec la plus grande facilité ; enfin on peut les employer sans désorganiser le nerf. Une condition, indispensable pour des études précises, doit toutefois être remplie : si l'on applique l'électricité aux nerfs au moyen de conducteurs quelconques, et en particulier au moyen de conducteurs métalliques, il naît, en général, au contact du métal et du nerf, des courants secondaires qui compliquent et troublent l'action due aux courants employés. Aussi convient-il d'avoir recours, pour les expériences délicates et précises, à des électrodes incapables d'engendrer de tels courants. 11 existe de telles électrodes, dites électrodes impolarisableSj
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essentiellement constituées par un conducteur métallique en rapport avec un des pôles de la pile, d'une part, et, d'autre part, avec un liquide (telle une solution de chlorure de sodium diluée) sans action propre sur le nerf, mis lui-même en rapport immédiat avec ce nerf.
Les physiologistes emploient l'électricité, comme excitant du nerf, sous trois formes : les décharges d'électricité statique, le courant de pile et le courant induit.
Nous supposons que deux électrodes impolarisables sont mises respectivement en rapport, soit avec les deux lames d'un condensateur, soit avec les deux pôles d'une pile, soit avec les deux extrémités d'un conducteur, dans lequel se produit un courant induit, et nous supposons que ces deux électrodes sont appliquées sur le nerf. Si les deux électrodes sont placées en face l'une de l'autre, dans une même section transversale du nerf, de façon que le courant électrique traverse le nerf perpendiculairement à son axe, il n'y a pas d'excitation : le muscle ne se contracte pas. L'excitation ne se produit que si les deux électrodes sont placées en deux points tels que le courant traverse le nerf obliquement, ou mieux encore longitudinalement, c'est-à-dire parallèlement à son axe.
La décharge d'un condensateur, passant à travers un nerf, provoque une secousse dans le muscle, donc une excitation dans le nerf.
Le courant de pile, passant dans un nerf, détermine une secousse musculaire, dite secousse de fermeture^ au moment où le circuit est fermé, c'est-à-dire au moment où le courant commence à passer; il ne produit rien pendant toute la durée de son passage, pourvu que son intensité reste constante ; il produit une secousse, dite secousse d'ouverture y au moment de la rupture du courant, c'est-à-dire au moment où le courant cesse de passer. C'est donc quand il se produit un changement dans l'état électrique du nerf, que se manifeste l'excitation. Ce changement doit être brusque et avoir une certaine grandeur. Dans le cas contraire, le courant est inefficace. Si, p. ex., on fait passer dans un nerf un cou-