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LES FONCTIONS DU CERVEAU

queue, etc.), on peut le tirer de son sommeil par un attou chôment, ou par un bruit violent. Les mouvements spoi tanés ont disparu, mais Tanimal marche, quand on Yz '^^ 'y incite ; son attitude et ses mouvements provoqués sov^mizit sensiblement normaux ; on y distingue pourtant quelqu — r e indolence et quelque gaucherie. Le chien acérébré cob^kserve bien son équilibre : placé sur le bord d*un pla^c:^ qu'on incline, il sait se retenir et éviter une chute ; E ^ marche, en évitant les obstacles, mais ses mouvements ont un caractère de nécessité qui manque aux mouvements, toujours un peu capricieux, de Tanimal normal. Il aboie et grogne, quand on le pince; il mord, quand on Tétreint; mais il n'aboie jamais spontanément, à la vue d'un individu ou d'un animal qui passe; il ne pour- *-^ suit plus le chat, son ennemi. En général, il ne prend pas sa nourriture, dans les premiers mois qui suivent l'opération; mais il finit par la prendre dans la suite, quand il est affamé, sans toutefois la rechercher jamais. Il mange la viande trempée dans du lait; il rejette la viande imprégnée de quinine, mais sans manifester de plaisir ou de dégoût. On n'observe, chez lui, aucune expression de joie, aucune manifestation d'intérêt à ce qui se passe autour de lui ; c'est toujours la même tristesse désespérante de somnambule.

Vétat de somnambulisme y chez l'homme^ peut être considéré comme résultant de la suppression fonctionnelle du cerveau : la volonté, la sensibilité consciente sont supprimées; mais les mouvements coordonnés les plus compliqués sont accomplis.

En résumé, les animaux acérébrés sont dépourvus de cette spontanéité qui traduit à nos yeux la vie psychique. Nous en tirons cette conclusion que les hémisphères cérébraux sont les organes des fonctions psychiques, sans prétendre d'ailleurs que les fonctions psychiques de l'homme et celles des animaux sont de même nature : c'est là une question de psychologie, que nous n'avons aucune compétence à traiter.

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