LB8 FAITS ANATOMOGLINIQUBS CHEZ L'HOMME
Au point de vue clinique, on observe : a, une hémi- ^iégie totale des membres et de la face ; — 6, une mono- ^iégk associée (membre supérieur et face, ou membres supérieur et inférieur) ; — c, une monoplégie pure (face, in membre supérieur, ou membre inférieur). A ces •roubles cliniques, correspondent : a, une lésion occupant les circonvolutions limitantes du sillon de Rolando firontale et pariétale ascendantes) et le lobule paracenrai ; — 6, une lésion occupant la partie inférieure des irconvolutions limitantes (paralysie brachio-faciale), ou mr partie supérieure (paralysie brachio-crurale) ; — c, ne lésion occupant la partie inférieure des circonvoluons limitantes (monoplégie faciale), leur partie moyenne nonoplégie brachiale), ou leur partie supérieure et le )bule paracentral (monoplégie crurale).
Quand la lésion est peu étendue, la paralysie peut tre limitée à un groupe de muscles; on a ainsi observé es paralysies limitées à la jambe, au bras, à la face, ux muscles masticateurs, aux muscles moteurs de œil, etc., et on a relevé la position correspondante des usions corticales.
Quand ces lésions se produisent, la paralysie est 'abord totale; peu à peu, elle s'amende plus ou moins, urtout en ce qui concerne les mouvements associés t automatiques, mais sans jamais disparaître totalelent. La restauration ne se produit guère que dans les roupes musculaires dont les centres, non touchés par i lésion, ont été seulement inhibés au moment de Thélorragie; dans les muscles dont les centres ont été étruits, la restauration est nulle.
Certaines lésions irritatives de l'écorce cérébrale (tuleurs syphilitiques, tubercules, esquilles osseuses, etc.), roduisent, tantôt des paralysies localisées, tantôt des ttaques épileptiformes plus ou moins généralisées, ommençant toujours par le groupe musculaire corresondant à la zone cérébrale, dans laquelle siège la îsion et pouvant être suivies d'accidents paralytiques, ans le même groupe musculaire. Enfin, dans certains
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cas de trépanation, des opérateurs ont pu, en excitant électriquement la surface cérébrale, déterminer des mouvements dans certains groupes musculaires du côté opposé.
Donc, chez Thomme comme chez les animaux, il existe des centres moteurs cérébraux, dont l'excitation détermine des contractions musculaires localisées, et dont la destruction détermine des phénomènes de paralysie dans les muscles correspondants. Cette paralysie motrice qu'on observe, chez V homme, lui est spéciale ; nous avons vu la parésie motrice ne se manifester, très réduite, chez le chien, que pendant les quelques jours qui suivent Topération; nous avons vu la paralysie motrice s'amender et disparaître assez rapidement, chez le singe; chn l'homme, la paralysie motrice persiste indéfiniment.
On a recherché les troubles sensitifs, chez Thomme, dans les cas de paralysies motrices d'origine corticale. A cet égard, l'homme diffère encore des animaux. En effet, si, dans quelques cas très rares, il y a à la fois perte de la motilité et de la sensibilité des membres et de la face, à la suite de lésions corticales ; si, dans quelques cas moins rares, il y a à la fois perte de la motilité et troubles plus ou moins étendus du toucher et du sens musculaire ; dans la très grande majorité des cas, il n'y a que des troubles moteurs, sans troubles appréciables de la sensibilité. On ne peut donc pas supposer que, chez l'homme, les troubles moteurs sont la conséquence des troubles de la sensibiUté.
Quand les troubles sensitifs existent, à côté des troubles moteurs, le malade a perdu, en totalité ou en partie, les sensations de contact, de température et de douleur; le sens musculaire est affaibli : le malade n'a pas conscience des mouvements passifs et de la position de ses ^lembres, etc. ; les sensations spéciales sont affaiblies ou supprimées, etc. La lésion corticale déterminant l'hémianesthésie siège dans les régions motrices, et rien ne permet de distinguer anatomiquement une lésion qui entraîne la paralysie seule, d'une lésion qui entraine la
iralysie avec anesthésie. Pourquoi, dans la majorité *s cas, n'y a-t-il qu'hémiplégie sans anesthésie? Nous en savons rien. Dans certains cas de lésions irrita- ''es de la zone sensitivo-motrice, on note des halluci- .tions sensorielles plus ou moins généralisées, et butant en un point du corps déterminé par le siège la lésion (épilepsie sensorielle); ces hallucinations uvant être suivies d'anesthésies correspondantes. En résumé, Vablation ou la destruction des points sen- Ivo-moteurs détermine, chez Vanimal, des troubles essenilement sensitifs, et très accessoirement, très superficiellent moteurs; ce sont des points sensitifs essentiellement, ez Vhomme, Vablation ou la destruction des mêmes points }duit des troubles essentiellement moteurs et très excep^. nnellement sensitifs; ce sont des points moteurs essen- Ilement.
Quelles que soient les obscurités qui subsistent encore r ces questions de physiologie cérébrale, la doctrine s localisations motrices est, dès maintenant, définitiment établie.