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LES SENSATIONS DE COULEURS

seul, le second moins éclairé. C'est la un phénomène de contraste sifnultané^ dont il n'est pas possible d'indiquer )a cause. Est-il rétinien, cérébral, ou psychique ? On l'ignore.

Pour qu'une vibration de Téther produise une sensation lumineuse, il faut qu'elle ait une certaine longueur d*onde (donc une certaine vitesse de vibration). On a prétendu que les vibrations non contenues dans Téchelle de visibilité, sont absorbées par les milieux réfringents de l'œil : on a vérifié cette absorption pour les radiations infra-rouges et ultra-violettes, mais elle n'est pas jtotale : une partie de ces radiations atteint la rétine. Si donc nous ne voyons ni les radiations infra-rouges, ni les. radiations ultra-violettes, c'est que la rétine n'est pas impressionnée par elles.

Entre les limites de visibilité, toutes les radiations ne produisent pas les mêmes sensations. Le prisme permet de dissocier la lumière blanche en une infinité de radiations de longueurs d'onde différentes. L'œil divise cette infinité de radiations en plusieurs catégories : on a coutume d'en considérer 7 : rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo et violet *. L'œil, appareil moins sensible que le prisme, ne sépare pas toutes les radiations simples; il n'en fait qu'un nombre limité de groupes.

La lumière solaire est formée d'un nombre infini de radiations de longueurs d'onde difféi^entes, au point de vue objectif; au point de vue subjectif, elle est formée d'un certain nombre de couleurs.

Les radiations isolées par le prisme, radiations simples ou couleurs simples, produisent des sensations colorées simples,

La plupart de nos sensations colorées sont composées : elles correspondent à plusieurs radiations lumineuses simples, que le prisme peut dissocier, mais que l'œil ne distingue pas.

1. On pourrait on distinguer un plus grand nombre, car Tœil voit plu- \ sieurs verts, plusieurs rouges, dans le spectre; toutefois, entre ces différents verts et rouges, les ditférences sont moindres qu'entre un rouge et un jaune.

Le mélange de couleurs simples donne des sensatio: colorées qu'on peut grouper en 2 classes : l^s unes so de même nature que les sensations produites par L^î radiations simples (bleues, vertes, etc.); — les autres ont des caractères propres qui les distinguent des radiations simples (blanc, pourpre, etc.).

Quand, en mélangeant 2 couleurs spectrales simples, on obtient une sensation blanche, on dit que les couleurs sont complémentaires; tels sont les groupes suivants : rouge et bleu verdâtre ; orangé et bleu cyanique; jaune et indigo ; jaune verdâtre et violet. Le vert n'a pas de couleur complémentaire simple, mais on peut lui trouver une couleur complémentaire composée, le pourpre, résultant du mélange du rouge et du violet.

On distingue 3 qualités des sensations colorées : le ton, la saturation, l'intensité. Le ton correspond à la nature de la sensation colorée, il dépend de la longueur d'onde (équivalent à la hauteur du son). Une sensation rouge et une sensation bleue sont des sensations de tons différents; deux sensations rouges, alors même qu'elles sont produites par des radiations de longueurs d'onde différentes, sont des sensations de même ton. — La saturation d'une couleur correspond à sa pureté; elle dépend de la quantité plus ou moins grande de lumière blanche qu'elle contient. Une couleur est saturée, quand elle ne contient pas de lumière blanche : les couleurs spectrales et le pourpre sont saturés. En ajoutant à ces différentes couleurs saturées, du blanc en quantité con venable, on peut dégrader le ton et obtenir progressivement tous les degrés de saturation. Une couleur est pâle quand elle contient beaucoup de blanc, donc quand elle est peu saturée. — L'intensité d'une couleur dépend de l'amplitude des vibrations lumineuses *. Une couleur intense est dite claire ou lumineuse; une couleur peu intense est dite sombre. Dans le langage, on doit opposer

I . Des différences d'intensité peuvent produire des sensations qualitativement différentes : telles sont les sensations des blancs, des gris et des noirs, qui correspondent à de simples différences d'iateosité. .

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