LA SENSIBILITÉ OLFACTIVE
de cet appareil, dès que Todeur cesse d'agir sur la muqueuse. L'odeur est d'autant mieux perçue, qu'elle agit de façon plus intermittente (on renifle pour mieux percevoir les odeurs).
La sensibilité de la muqueuse olfactive, ou, pour parler plus exactement, la faculté plus ou moins grande de percevoir des odeurs de plus en plus diluées, varie d'une espèce animale à l'autre . On peut dire qu'en général cette faculté est d'autant plus développée que la muqueuse olfactive est plus étendue (le chien, qui est remarquable à cet égard, a une muqueuse olfactive extrêmement développée en surface;.
Il est impossible de classer les sensations d'odeurs, en les rapportant à une qualité physique ou chimique de l'excitant, comme on peut classer les sensations visuelles ou auditives, en les rapportant à une qualité mécanique des vibrations qui les engendrent.
Quand 2 odeurs agissent à la fois sur la muqueuse olfactive, on ne perçoit que l'une d'elles, soit l'une, soit l'autre, suivant leur intensité ; il ne se produit jamais de sensation composée.
On a distingué des odeurs aromatiques (laurier, p. ex.), fragrantes (lis), ambrosiaques (ambre), alliacées (ail), fétides (valériane), viremes (solanées) et nauséemes (courge).
11 n'est pas toujours facile de distinguer une sensation d*odeur d'une sensation tactile ; Tammoniaque, p. ex., qui n'agit pas sur les terminaisons du nerf olfactif, mais sur les terminaisons nasales du trijumeau; qui produit ses effets réflexes ordinaires (larmoiement, picotement, etc.), après destruction du bulbe olfactif, a été parfois considéré comme une odeur, à tort d'ailleurs. De même, on confond parfois les sensations d'odeur et les sensations gustatives : le chloroforme, inspiré par les fosses nasales, produit une sensation d'odeur qu'on interprète, souvent, comme une sensation gustative : ne dit-on pas une odeur douce?
Les ex(îitations olfactives ne déterminent aucun phénomène réflexe : l'éternucment a sa cause dans une excitation du trijumeau et non de l'olfactif.