PRÉFACE VII
en est fatigante, parce qu'il contient, sous le plus petit volume, le plus grand nombre de faits énoncés avec le plus petit nombre de mots possible. Je lui répondrai que je n*ai pas écrit un livre destiné à occuper les loisirs du lecteur, pendant la période des vacances, mais un livre d'étude sérieuse ; et que j'ai voulu habituer l'étudiant à exprimer la vérité physiologique avec précision, clarté et concision. — Celui-là lui reprochera le silence, plus ou moins complet, qu'il garde sur les faits anatomiques, histologiques, physiques, chimiques, etc., auxquels le physiologiste doit avoir recours pour élucider les phénomènes qu'il étudie. J'estime qu'on ne doit aborder l'étude de la physiologie, qu'après avoir acquis ces notions élémentaires auxquelles on fera appel au besoin : le physiologiste peut rappeler ces notions pour en raviver le souvenir, il ne lui appartient pas de les enseigner. Trop souvent, les Traités de Physiologie sont surchargés par l'exposé de faits appartenant à l'anatomie, à la chimie, etc. ; la physiologie disparait dans ce mélange, au point qu'on a prétendu que la physiologie n'existe pas par ellemême, mais qu'elle est uniquement un mélange, en proportions variables, de toutes les sciences anatomiques et physico-cjiimiques. Un physiologiste, écrivant un livre de physiologie, devait se débarrasser du cortège des sciences annexes, qui dissimulent et étouffent la physiologie. — Celui-ci lui reprochera le silence à peu près complet, qu'il garde sur la technique physiologique, description d'appareils, procédés d'opération et d'expérimentation.