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LES OSCILLATIONS DE LA PRESSION ARTÉRIELLE

maires se produisent pendant rexpiration, mais déjà Tinspiration suivante se produit au moment où se manifestent les conséquences secondaires. Ainsi se produit en réalité une augmentation de pression pendant Texpiration et une diminution pendant l'inspiration. — Ces résultats concordent avec ceux que nous avons rapportés à l'action du vide thoracique. — Si la respiration de l'animal est lente, les phénomènes secondaires se produisent pendant la fin de Fexpiration ; dès lors, pendant la première phase de l'expiration, les deux causes invoquées agissent dans le même sens, pour augmenter la pression artérielle; pendant la seconde phase de Texpiration, les deux causes invoquées agissent en sens contraire, et selon que Tune ou l'autre prédomine, on peut observer une augmentation ou une diminution de la pression. On peut ainsi obtenir une courbe de pression augmentée pendant la fin dç l'inspiration et le début de l'expiration et une courbe de pression diminuée pendant la fin de l'expiration et le début de l'inspiration.

Le cas particulier du chien nécessite des explications complémentaires. Chez le chien, le rythme cardiaque est modifié profondément par la respiration : il y a accélération du cœur pendant l'inspiration, ralentissement pendant l'expiration (on peut établir que pendant l'expiration il y a exagération du tonus du centre modérateur bulbaire, noyau d'origine des filets cardiaques du nerf vague). Cette accélération du cœur pendant l'inspiration peut masquer les effets mécaniques dont nous avons parlé. Si on sectionne les nerfs vagues chez le chien, on constate une interversion de la courbe de pression : il se produit alors, comme chez le lapin, un abaissement de la pression pendant l'inspiration, une élévation pendant l'expiration. C'est donc que le cas particulier du chien trouve son explication dans les modifications du tonus modérateur des vagues pendant la durée d'une respiration totale.

On distingue encore quelquefois des oscillations de 3* ordre de la courbe de pression, comprenant un grand nombre d'oscillations de 2" ordre. Elles sont indépendantes de la mécanique respiratoire : elles ne dépendent pas de séries de respirations plus amples alternant avec des séries de respirations moins amples, car elles se produisent chez le chien curarisé soumis à une res-

iOO LÀ CIRCULATION ARTÉRIELLE

piration artificielle constante. — On a tendance à lès attribuer à des phénomènes vaso-moteurs ; à admettre que les artérioles présentent des modifications rythmées de tonicité, entraînant des modifications rythmées de pression. Cette opinion se rattache à l'observation faite sur Tartère médiane de Toreille du lapin : on voit cette artère présenter alternativement des contractions et des dilatations. Mais ce n'est là qu'une hypothèse.

La pression artérielle a sa cause première dans les contractions du cœur : elle tombe à 0, on le comprend aisément, quand le cœur cesse de battre; c'est ce qui arrive notamment quand on arrête le cœur par excitation des vagues ; quand ensuite le cœur se remet à battre, la pression s'élève.

La fréquence des battements du cœur n'a pas une action définie sur la hauteur de la pression; en effet la pression dépend à la fois du nombre et de la force des contractions cardiaques : dans bien des circonstances, il se fait une compensation; la force des contractions diminue quand leur nombre augmente, et la pression reste constante ; dans d'autres cas, il n'y a pas compensation et la pression varie.

La pression artérielle est modifiée par les variations de la quantité du sang. Si les vaisseaux formaient un système de canaux élastiques inertes, la pression diminuerait nécessairement quand diminuerait la quantité dn sang et inversement; mais l'appareil circulatoire adapte son calibre à la quantité du sang, dans de larges proportions, de sorte que des variations importantes de la quantité du sang peuvent ne déterminer aucune variation de la pression sanguine. Ainsi, par une saignée, on peut enlever à un animal une quantité de sang égale à 2 ou 3 pour 100 du poids du corps, sans modifier sensiblement la pression artérielle ; au delà de cette proportion, la pression baisse et baisse d'autant plus que la quantité du sang extrait est plus grande ; elle tombe à 0, quand cette quantité est égale à 5 ou 6 pour iOO du poids du corps. Inversement, on peut injecter dans les

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