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LES DEUX ÉLÉMENTS DE LA VITESSE DU SANO

liquides des tubes t des flotteurs inscrivants, on pourra enregistrer le phénomène.

Praiiquement, on n'emploie pas de tubes ouverts, parce qu'il faudrait leur donner une longueur de 2 à 3 mètres, mais des tubes fermés par un robinet et contenant une solution de chlorure de sodium et une colonne d'air à la partie supérieure, représentant de petits manomètres fermés. Si la solution salée est convenablement colorée, on peut, en projetant sur Tappareil un faisceau de rayons parallèles, photographier, sur une feuille sensible se déplaçant devant le tube, les oscillations du soinmet liquide de la colonne et obtenir un graphique photographique, renseignant sur la grandeur et les variations de la vitesse.

La vitesse du sang présente des oscillations isochrones des révolutions cardiaques : elle augmente pendant la systole, diminue pendant la diastole, sans tomber à 0 dans les conditions ordinaires de la circulation. Il y a donc, pour la vitesse comme pour la pression, un élément fondamental ou constant et un élément variable. On retrouve ici les lois énoncées pour la pression artérielle. En particulier l'élément variable est d'autant plus grand qu'on est plus près du cœur : au voisinage des capillaires, l'élément constant subsiste seul. Dans la carotide du cheval, on trouve des maxima de vitesse de 520 mm. par seconde, et des minima de i50 mm.

L*examen simultané de la pression et de la vitesse dans un vaisseau peut fournir des renseignements importants. S'il se produit simultanément, en un point d'une artère, une modification de la pression et de la vitesse dans le même sens (pression et vitesse augmentées ou pression et vitesse diminuées), la cause de la modification est en amont. Si les deux éléments varient en sens opposé (pression augmentée et vitesse diminuée, ou inversement), la cause de la variation est en aval. Si la pression augmente en même temps que la vitesse diminue, il s'est produit en aval un rétrécissement vasculaire ; si la pression diminue en même temps que la vitesse augmente, il s'est produit en aval une dilatation vasculaire.

Exemples. — L'excitation du vague, suffisante pour arrêter le cœur, fait tomber à 0 la pression et la vitesse dans les artères; — l'excitation du vague, insuffisante pour arrêter le cœur, suffisante pour le ralentir, diminue la pression et la vitesse dans les artères. — La dilatation des petits vaisseaux céphaliques, consécutive à la section du sympathique cervical, diminue la pression et augmente la vitesse dans la carotide; la constriction des petits vaisseaux céphaliques, consécutive à l'excitation du sympathique cervical, augmente la pression et diminue la vitesse dans la carotide. La dilatation des petits vaisseaux intestinaux, consécutive à la section cervico-dorsale de la moelle ou à la section des splanchniques, diminue la pression et augmente la vitesse dans l'aorte; la constriction des petits vaisseaux abdominaux, consécutive à l'excitation cervico-dorsale de la moelle ou à l'excitation des splanchniques, augmente la pression et diminue la vitesse dans l'aorte.

Un phénomène concomitant de la circulation artérielle peut être perçu avec la plus grande facilité et donner sur les variations de cette circulation de précieux renseignements. C'est le phénomène du pouls. .

Si, avec le doigt, on déprime légèrement une artère superficielle reposant sur un plan profond résistant, on perçoit une pulsation, correspondant à chaque contraction cardiaque (l'artère durcissant en même temps qu'elle bat). Dans certains cas même, et pour certaines artères très superficielles, on voit les pulsations de Tartère.

On peut, par le toucher, apprécier certains caractères du poulSy sa fréquence, son intensité, son amplitude, sa dureté et en tirer d'utiles renseignements sur l'état de la circulation et sur l'état anatomique et physiologique du cœur et des artères.

On a substitué au doigt percepteur d'innombrables appareils appelés sphygmographes, pour recueillir et enregistrer les pulsations artérielles. Nous n'indiquerons que le principe de ces appareils.

. Supposons une petite plaquette appliquée par un ressort

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