‹ Eléments de physiologieChapitre 52 sur 379 · PHÉNOMÈNES PHTSI0L0GIQUE8 DE LA CIRCULATION ARTÉRIELLE · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES PHTSI0L0GIQUE8 DE LA CIRCULATION ARTÉRIELLE

Le calibre des artères est variable : physiquement par l'élasticité de leur paroi, physiologiquement par la contractilité des fibres musculaires lisses qu'elles contiennent. Ces fibres musculaires, rares dans les gros troncs, deviennent de plus en plus abondantes à mesure que décroît le calibre des artères : la fonction contractile appartient essentiellement aux petites artères, accessoirement aux artères moyennes.

La contractilité artérielle peut être démontrée par une expérience élégante, sur la membrane péri-(iîsophagienne de la grenouille, facile à examiner au microscope, grâce à son extrême minceur, et ne renfermant d'autres éléments musculaires que ceux contenus dans la paroi de ses vaisseaux. On étale cette membrane dans une chambre humide et on pose sur ses deux extrémités deux électrodes de papier d'étain, mises en communication avec les bornes d'une bobine d'induction : on voit très nettement, sous l'influence de cette excitation, les petites artères, se resserrer jusqu'à effacement complet de leur lumière : la constriction des artères apparaît et disparait lentement, comme tout phénomène dépendant de fibres musculaires lisses.

On sait d'ailleurs que la couleur des téguments varie : suivant les circonstances, ils sont rouges, roses ou pâles; il en est (le même des viscères mis à nu dans une vivisection et en général de tous les organes.

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