LA CIRCULATION LYMPHATIQUE
La circulation lymphatique recronnaît les mêmes causes que la circulation veineuse. La pression sanguine dans les artères et clans les capillaires, cause principale de la formation de la lymphe, est aussi la cause première de sa progrès^ sion. — Toutes les causes accessoires de la circulation veineuse peuvent Otre également invoquées pour expliquer la circulation lymphatique : les lymphatiques sont munis de nombreuses valvules, permettant à tous les mouvements d'organes situés à leur voisinage d'intervenir comme cause de progression de la lymphe : tels sont les contractions musculaires, les pouls artériels, les mouvements respiratoires. L'aspiration thoracique, qui joue un rôle important dans la circulation des gros troncs veineux, fait sentir son elTet sur la circulation du canal thoracique par l'intermédiaire des veines dans lesquelles il vient se terminer.
Les animaux à sang froid ont un système de vaisseaux lymphatiques extrêmement peu développé; ces vaisseaux sont remplacés par <le vastes cavités lymphatiques souscutanées, péri-viscérales, clc, dont la lymphe se déverse dans les grosses veines de la racine des membres, par de petits troncs vasculaires extrêmement courts. A Torigine jde ces troncs, on trouve des cœurs lymphatiques, organùs musculaires, animés de contractions rythmiques, déterminant It progression de la lymphe.
L'étude de ces organes a été faite tout particulièrement chez la grenouille, qui en possède deux paires : les uns, cœurt antérieurs, situés en arrière des apophyses transverses dc« deuxième et troisième vertèbres, sous les muscles scapulorachidiens, visibles seulement après résection des parties (jui les n^convrent; les autres, lururs poslc'ricurs, situés à It racine du membre postérieur, sur les côtés de la pointe du coccyx, sous la peau (|u'ils soulèvent à chaque contraction. Ce sont de petites poclK.'s ou forme de fèves. Ils sont conslilués par un enchevêtrement de fibres musculaires striées, ramiliéos ot arborisécs (se rapi>rochant par ces caractères des fibres cardiaques), mais non soudées bout à bout, présLMilaiit (les noyaux laténiux (se difTérenciant par ces caractères (les tibres cardiaques).