LES NERFS SÉGRÉTOIRES DE LA SOUS-MAXILLAIRE
[ans les capillaires de la sous-maxillaire. Donc la presion sanguine n'est pas la cause exclusive de la sécréion, au moins dans les conditions de Texpérience. — ® Si on lie ou si on comprime Tartère de la sous-maxil- 5iire,on peut encore, par l'excitation dunerf tympanique, •rovoquer la sécrétion d'une petite quantité de salive, )ien que la pression soit nulle dans les capillaires de la lande. Donc la pression sanguine n'est pas la cause xclusive de la sécrétion, au moins dans les conditions e rexpérience. — 3° Si on injecte, dans les veines ou DUS la peau d'un chien, 1 ou 2 mmgr. d'atropine, on peut, ar l'excitation du nerf tympanique, provoquer lesmodications vaso-dilatatrices indiquées, sans déterminer écoulement d'une goutte de salive. La pression sanuine est donc inefficace pour produire seule un écousment de la salive, au moins dans les conditions de expérience. — 4® Si on injecte, par le canal de Wharton, ers la glande, quelques cm. cubes d'une solution déciaturée (1 vol. sol. saturée et 9 vol. d'eau) de chlorhyrate de quinine, il se produit une vaso-dilatation Qtense, sans sécrétion. Si on excite alors le nerf tym- »anique, la dilatation vasculaire n'est pas augmentée SI salive s'écoule abondamment. Ce n'est donc pas en irovoquant une vasodilatation que le nerf tympanique irovoque la sécrétion, au moins dans les conditions de 'expérience. — Ces dissociations expérimentales des ihénomènes vasculaires et sécrétoires conduisent à Ldmettre dans le nerf tympanique, à côté des filets vasolilatateurs, des filets sécrétoires, agissant directement sur a sécrétion.
Il existe des filets sécrétoires dans le sympathique, puisque son excitation produit l'écoulement de quelques gouttes de salive, en même temps qu'une vaso-constriclion.
Toutefois, si la sécrétion est, dans une certaine mesure, bidépendante de la circulation, elle est aussi sous sa dépendance, de façon indirecte tout au moins. En effet : !• C'est aux dépens du sang que se forment les éléments
de la salive : il ne saurait donc se produire d'écoulement prolongé de salive en Tabsence du sang. — QuanJ on coinfM'ime Tarière de la sous-niaxillaire et qu'oo excite le nerf tynipani(]ue, on provoque un abondant écoulement de salive, mais cet écoulement est de courte durée ; il cesse au bout de quelques instants, pour reparaître quand on cesse de comprimer Tartère. — Quand on excite le nerf sympathique, vaso-constricteur, on provoque Técoulement rapide de quelques gouttes de salive, mais l'écoulement cesse presque aussitôt — 2° Pour sécréter, les cellules glandulaires doivent être baignées de sang oxygéné, qui leur fournit les matériaai de réparation et d'oxydation. — Si on asphyxie partitl' lement un chien, TexciUition du nerf tympanique devient presque inefficace, bien que la circulation ne soit pas supprimée; — si on rend à Tanimalsa respiration normale, l'excitation du nerf est encore inefûcace pendant les quelques minuU;s ^10 à 15 min.) nécessaires aux cellules glandulaires pour recouvrer Tétat normal ; puiseUe redevient ellicace. — 3° Si on excite, chez le chien, le nerf tympanique et le nerf sympathique simultanément, l'écoulement de salive est moindre que si on excite senlement le nerf tympanique. C'e.st que la circulation est diminuée dans la glande par l'excitation du sympathique. — 4^ Si on excite, chez le chat, avec un courant faible. les deux nerfs tympanique et sympathique simultanément, il ne se produit pas de modifications vasculairef et l'écoulement de salive est augmenté. Si on emploie oa courant fort, il se produit une vaso-constriction et Téconlement de salive est diminué. — En résumé, tm af/ltu suffisant de sarnj nonnal est une condition nécessaire d'ion sécrétion abondante et prolongée.
\ji salive sympathique est beaucoup plus riche en malièret fixes que la salive tympanique. Cetlf^dilTérence ne doit pas être rapportée aux riH>diric<'itions circulatoires consécutives à leicitation des deux nurfs. car si on excite le nerf tympanlqoe en inême temps qu'on comjirime Tartêre de la glande, on prt* duit, en petite quantité, une salive aussi pauvre en matière*