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LES NERFS SÉ6RÉT0IRES ET LES NERFS TROPHIQUES

fixes que la salive tym panique ; donc les nerfs tympaniques et sympathiques ne sont pas équivalents dans la sécrétion salivaire.

Ces différences ne tiennent pas à ce que les deux nerfs agissent sur des cellules différentes. Si on provoque une sécrétion prolongée par Texcitation répétée (alternant avec des pauses) de Tun ou de l'autre des deux nerfs, la salive s'appauvrit en résidu Gxe et principalement en substances organiques. Si après avoir provoqué une sécrétion tympanique prolongée, on excite le sympathique, on obtient une salive sympathique appauvrie elle-même en éléments fixes, comme si on avait excité le sympathique depuis le début de Pexpérience. Les deux nerfs agissent donc sur les mêmes cellules. Mais ils agissent différemment. On peut d'ailleurs dissocier leurs deux activités par l'atropine, l'excitation du sympathique étant efficace chez le chien qui a reçu une dose d'atropine juste suffisante pour supprimer l'action du nerf tympanique.

Excitons le nerf tympanique avec des courants d'intensité variable. Un courant fort produit un écoulement plus abondant d'une salive plus riche en sels dissous qu'un courant faible, aussi bien au commencement de l'expérience que plus tard, quand la glande a été soumise à une série d'excitations. Il n'en est pas de même pour les substances organiques de la salive : au commencement de l'expérience, un courant fort détermine l'écoulement d'une salive plus riche en matières organiques qu'un courant faible; plus tard, un courant fort détermine l'écoulement d'une salive moins riche en matières organiques qu'un courant faible. Donc la sécrétion de l'eau et des sels dépend de conditions autres que celles qui président à la formation des substances organiques. La sécrétion est la résultante de deux sécrétions distinctes : !• celle de l'eau et des sels, 2° celle des matières organiques. On doit donc admettre que certains filets nerveux président à la production de l'eau et des sels de la salive, ce sont les filets sécrétoires: que d'autres président à la solubilisation et à l'évacuation des produits organiques accumulés dans le proloplasma des cellules; ce sont les filets trophiques.

Cette conception est confirmée par l'expérience suivante. On peut, chez le chien, provoquer, par l'excitation d'un filet nerveux crânien, une sécrétion parotidienne abondante; mais l'excitation du sympathique est absolument inefficace. Si on excite à la fois le filet crânien et le sympathique, on provoque la formation d'une salive parotidienne beaucoup plus riche

en matières organiques, que si on excite le filet crânien seul. Ces expériences démontrent Texistence exclusive de fibres trophiques, pour la parotide, dans le sympathique, le filet crânien contenant la totalité des fibres sécrétoires.

Donc le nerf tympanique contient de nombreux filets sécrétoires et quelques filets trophiques, pour la sous- maxillaire, le nerf sympathique contient, pour la même glande, de nombreux filets trophiques et quelques filets sécrétoires.

La glande parotide reçoit ses nerfs sécrétoires du glossopharyngien, par le nerf de Jacobson, le petit pétreux superficiel, le ganglion otique et la petite branche du nerf auriculotemporal : Texcitation de ces divers nerfs provoque un abondant écoulement de salive par le canal de Sténon. — Le sympathique contient, nous venons de le dire, des fibres trophiques, et seulement des fibres trophiques, pour la parotide du chien.

Normalement, récoulement salivaire est continu, mais il y a renforcement au moment de la mastication et de la gustation. La mastication provoque surtout, mais non exclusivement, une sécrétion parotidienne, la gustation provoque surtout, mais non exclusivement, une sécrétion sous-maxillaire. Les fibres sensitives des nerfs dentaires et du nerf buccal forment avec les fibres sécrétoires du glosso-pharyngien un couple naturel pour la sécrétion parotidienne ; — les fibres sensitives du lingual forment avec les fibres sécrétoires du 'facial un couple naturel pour la sécrétion sous-maxillaire ; — mais ces couples ne sont pas exclusifs d'autres combinaisons.

Les excitations buccales ne sont pas seules capables de produire une accélération de la sécrétion salivaire; cette accélération se produit encore à la suite d'excitations nées au niveau des muqueuses gastrique et intestinale, ou à U suite d'excitations cérébrales (vue et odeur des alimeotSy souvenir d'une sensation gustative).

On peut prévoir que les voies centripètes et centrifuges des réflexes salivaircs se réunissent dans le bulbe et la protubérance, car c'est la région d'origine du trijumeiiu, du facial et du glosso-pharyngien. On le vérifie :

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