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LES GLANDES GASTRIQUES

suc capable de peptoniser les protéiques par l'action combinée de sa pepsine et de son acide. Les deux définitions correspondent* aux mêmes parties chez Thomme et un certain nombre d'animaux. Mais il n'en est pas toujours ainsi : 1° les ruminants ont un estomac à 4 poches : Tune seule (la caillette) est estomac physiologique, car seule, elle fabrique un suc acide et peptique; — 2** les oiseaux ont 3 poches digestives (jabot, gésier et ventricule succenturié); Fune seule (ventricule succenturié) est estomac physiologique, car seule, elle donne un suc peptique et acide; — 3* chez la grenouille, les glandes de Toesophage inférieur fabriquent de la pepsine sans acide; les glandes de Testomac anatomique fabriquent surtout de Tacide et accessoirement de la pepsine : Testomac physiologique comprend à la fois l'œsophage inférieur et l'estomac anatomique.

Le suc gastrique est sécrété par des glandes tubulaires, réunies par groupes de 2 ou 3, débouchant par un canal commun, répandues dans toute l'étendue de la muqueuse de l'estomac. Le tube glandulaire est formé des cellules sécrétantes reposant sur une membrane propre. Les glandes du grand cul-de-sac ou fundus {glandes fundiques) comprennent deux sortes de cellules *• les unes, claires, peu colorables, formant autour de la lumière du tube une couche continue (cellules principales)', — les autres, obscures, granuleuses, fortement colorables, rejetées contre la membrane propre, sous les cellules principales, isolées et irrégulièrement disséminées, assez nombreuses près de l'embouchure de la glande, rares au fond du cul-de-sac (cellules de revêtement). Les glandes de la région voisine du pylore (glandes py toriques) comprennent une seule espèce de cellules, qui, sans être identiques aux cellules principales, présentent avec elles tant et de si frappantes analogies, qu'on doit les considérer comme une simple variété de cellules principales.

Pour recueillir le contenu gastrique, on peut introduire dans l'estomac, par la bouche et l'œsophage, une sonde molle et pratiquer l'évacuation gastrique par aspiration ou par siphonage. Il suffit, pour réussir dans cette opération, que le contenu gastrique soit assez fluide pour s'écouler par la sonde. Le procédé est applicable à l'homme.

Le procédé de choix pour l'étude de la sécrétion gastrique est le procédé des fistules gastriques. Il a été inspiré par l'observation des cas de fistules accidentelles ou opératoires chez l'homme.

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La fistule gastrique a été pratiquée chez divers animaux, et surtout chez le chien. Elle consiste à suturer aux lëTres d'une plaie abdominale les lèvres d*une plaie gastrique, de façon à faire communiquer la cavité de Testomac aTec l'extérieur. Il convient d'obturer Toriflce de la fîstule pour empêcher la sortie des aliments et assurer la nutrition du sujet, et pour empêcher l'écoulement du suc gastrique sur les bords de la fistule qu'il digérerait progressivement. On emploie à cet effet des instruments de formes variées, appelés canules gastriques; une bonne canule gastrique devant pouvoir être facilement introduite dans la fistule, y demeurer bien fixe, l'obturer complètement et permettre d'introduire des substances dans l'estomac, d'en recueillir le contenu, d'en observer la muqueuse.

Le contenu gastrique qu'on recueille par une fistule n'est pas du suc gastrique pur : il contient des aliments, pendant la période de digestion gastrique, et, pendant le jeûne, la salive et les mucosités pharyngiennes dégluties. Pour obtenir le suc gastrique pur, on a recours k trois procédés : — i" on extirpe les glandes salivaires ou on lie leurs canaux excréteurs : toutefois la salive des glandules buccales et U sécrétion des glandes pharyngo-œsophagiennes n'est pas éliminée; — 2° on sectionne le cardia et le pylore pour isoler V estomac du tube digestif; on rétablit la continuité du tube digestif, en suturant l'intestin grêle à l'œsophage; l'estomac isolé est fermé par une suture à ses deux extrémités et mis en communication avec l'extérieur par une fistule de sa face antérieure. Il fournit une sécrétion pure; mais cette sécrétion n'est pas nécessairement normale : en sectionnant le cardia, on a en effet sectionné la plupart des fibres vagues, destinées à la muqueuse gastrique ; — ^ on pratique la fistule gastrique ordinaire, puis après guérison Vœsophagotomie : l'œsophage est attiré par une plaie latérale du cou et sectionné; ses deux bouts sont suturés à la peaa; les matières dégluties (aliments, salive) s'écoulent par la fistule œsophagienne; l'alimentation est assurée par l'orifice inférieur de l'œsophage ou par la fistule gastrique. Cette opération, pratiquée sur le chien et sur le chat, est le procédé de choix pour l'obtention d'un suc gastrique pur et i'étade des phénomènes de la sécrétion gastrique.

Pour obtenir le suc gastrique sécrété par une région limitée de l'estomac (région pylorique ou région fundiqae), on a recours aux fistules gastriques partielles, — i* Pour

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