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LES CULS-DE-SAG PYLORIQUE ET FUNDIQUE

obtenir le suc pylorique pur, on seclionne Testomac par deux incisions normales. à son axe, pratiquées, Tune au voisinage du pylore, l'autre à quelques cm. plus loin, à la limite de la région pylorique (caractérisée par ses glandes à une seule espèce de cellules), en respectant les vaisseaux des courbures; on rétablit par des sutures la continuité gastrique, et on transforme par des sutures le segment isolé en une poche à laquelle on ménage un orifice, qu'on suture aux bords de la plaie cutanée. C'est là le cul-de-sac pylorigue'de Heidenhain ; — 2" Pour obtenir le suc fundique pur, on enlève un coin d'estomac par deux incisions normales à. la grande courbure, se réunissant à quelques cm. avant d'atteindre la petite courbure et respectant les vaisseaux de la grande courbure; on rétablit la continuité de l'estomac par une suture, et on transforme par des sutures le segment isolé en une poche à laquelle on ménage un orifice, qu'on suture aux bords de la plaie cutanée. C'est là le cul- de-sac fundique de Heidenhain.

Ces procédés sont imparfaits, car on a sectionné les (îlets vagues (dont la direction est parallèle à l'axe de restoniac), destinés à la muqueuse du segment isolé : ces filets vagues pouvant jouer, comme nous l'établirons, un rôle dans la sécrétion gastrique, il importerait de les respecter. On y parvient par le procé<lé suivant. On fait une incision dos membranes séreuse, musculeusc et muqueuse, parallèlement à Taxe de l'estomac, commençant au voisinage du pylore, pour se terminer à quelques cm. du cardia, située à quelques cm. de la grande courbure, à peu près à égale distance de celle-ci et de l'axe de Pestomac : le lambeau ainsi détaché adhère au reste de l'estomac et reçoit ses nerfs par sa base. Au niveau de cette base, on sectionne la mu(iueuse, en respectant la musculeusc dans laciuelle cheminent les nerfs destinés à la muqueuse isolée. On ferme par une suture la muqueuse gastrique; par une autre suture, on transforme en doigt de gant le fragment de muqueuse isolé; on a ainsi deux poches muqueuses complètement isolées, recevant l'une et l'autre leurs nerfs et leurs vaisseaux comme elles les reçoivent sur l'estomac intact. On suture la musculeusc et l.i séreuse, de façon à recouvrir ces poch<îs mutiueuses, et on abouche à la peau l'orifice du doigt de gant muqucnx isolé. C'est là le culdcsac de Pawlow.

Le liquide obtenu par fillration du contenu gastrique d'un

M. Arthus. — Pliysiologie. 1 1

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animal en digestion, ou le suc gastrique pur sont fortement acides et doués de propriétés peptonisantes : ils contiennent de Vacide chlorhtjdrviue libre ou faiblement combiné, auquel ils doivent leur réaction acide: et une^ diastase, \a.pepnm^ capable de déterminer, en milieu acide, la série des transformations successives des protéiques, connue sous le nom général de pep Ionisation. Chez les mammifères jeunes, nourris de lait, et chez les adultes, dans certaines conditions encore ]nal détemiiticcs, le contenu ^rastrique contient une seconde diastase, la présure ou laJtfermenl, capable de caséilier le lait.

Si on ouvre l'esltnnac d'un cliion à jeun depuis Zt heures, on le trouve génrralcnient vi«Ie : la surface de la muqueuse est humide, mais d'ordinaire il n'y a pas de li(iui(h' collecté : la réaction du liquide qui humecte les parois est presque toujours neutre ou alcaline ; dans les rns «'xecptionnels où on peut recueillir quelques gouttes de lii]uide, on constate (jue son pouvoir peptonisant est nul ou très faible. — Si on ouvre l'estomac d'un chien, quehjues heures après l'absorption d'aliments, la réaction (lu contenu gastrique est fortement acide (2 h 'A millièmes «l'aride chl<»rhydriqu<') et le li([ni(le, séjuiré i»ar fillrafion tl«?s matièri's soli<l»'S. [M>ssède un [pouvoir peptonisant én«'r^'i«ine.

Il se produit don<', sous l'inlluence du repas, une sécrétirm de suc ij:astrique, qui nr se produit pas pendant le Jeûne. Pour en connaître le mécanisme, étudions l'acticHi des «livers phénomènes du repas sur la sécrétion tîastri<îuo : phénomènes bncco-pharyngiens (préhension, mastication, insallvalinn. ^'uslation,déi:lutiti<»n)et/)A^omèncs gaslriqucs (actions niécani(iue et chimi(|ue des aliments sur la muqueuse gaslri(iue).

Le rôle des phénomènes hucco-pharyngiens peut être étudié par les expériences de repas figurés ou fietifSj sur un chien à fistule ju'astrique, (esuphaifotomisé. Cv chien "Saisit de la viande, la mâche, Tinsalive, la goiUe, la déiriiitii ')>liénomèiies bucco-pliarynuiens); la viamle tombant par rorilic»* de la plaie (rsophai,'ienne, les ph<''nomènes gastiiques du repas sont éliminés. La canule

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