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LA SÉCRÉTION DE L* ACIDE CBLORHYDRIQUE

Le {Kiin pciil ôlre consiclôrc coinmi; r.iliincnt ))syclii<|ii(*. typique : il provoque une sécrétion psychique et pas ou très peu de sécrétion chimique. Le lait peut être considéré comme un aliment chimique : il provoque une sécrétion chimique et pas ou très peu de sécrétion psychique. La viande est un aliment mixte, provoquant une sécrétion psychique et une sécrétion chimique.

Ces données suffisent pour montrer comment on peut prévoir les caractères d*une sécrétion provoquée par une alimentation déterminée.

Les études sur la production de la présure sont peu avancées; le seul fait nettement établi est le suivant. Du lait introduit dans Festomac de Thomme, même adulte, est rapidement (cinq min. au maximum) caséifié, et le lactosérum contient de la présure ; — de Teau introduite dans Festomac et retirée après un séjour de quinze à vingt min. ne possède aucun pouvoir caséifiant in vitro. Le lait possède donc la propriété, qui lui est spécifique, de provoquer une sécrétion caséifiante. Nous ignorons le mécanisme de cette action.

Le suc gastrique contient du mucus, de Vacide chlorhydrique, de la 'pepsine et de la présure. Où, aux dépens de quelles substances, comment se produisent ces éléments?

Le mucus est engendré par les cellules muqueuses de Testomac, sécrétant à la façon des glandes mcrocrînes, éliminant, sous forme de mucine, le mucigène accumulé dans leur protoplasma pendant la période de sécrétion latente.

La réaction du liquide qui humecte Testomac de ranimai à jeun (l'estomac ne contenant ni aliments, ni suc collecté) est toujours alcaline dans la région pylorique, et peut être acide dans la région fundique. Il ne faut pas immédiatement conclure de cette observation que la sécrétion des glandes pyloriques est alcaline et que la séerétion de Vacide chlorhydrique est localisée dans les glandes fundiques : la région pylorique est en effet riche en cellules muqueuses, dont l'abondante sécrétion alcaline pourrait neutraliser l'acidité des petites quantités de suc sécrétées pendant le jeûne par les glandes pyloriques.

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Le suc des culs-chi-sac fundique et pylorique de Heidenhain, est aride pour le premier, alcalin pour le second, pendant les périodes d'activité sécrétoire. On ne saurait supposer que Talcalinité du suc pylorique est due à la production abondante d'une sécrétion alcaline muqueuse, car le liquide qui s'écoule du cul-de-sac est pauvre en mucine. Il ne faudrait pas cependant conclure de cette observation que la sécrétion pylorique normale est alcaline; car rien ne prouve que les sections pratiquées, pour isoler un sac pylorique, n'ont pas modifié de façon profonde l'appareil neuro-glandulaire et troublé son fonctionnement : le cul-de-sac fundique de Heidcnhain, préparé en respectant les vaisseaux de la grande courbure, donne une sécrétion acide; ce même cul-desac préparé en sectionnant les vaisseaux de la grande courbure (l'irrigation sanguine est assurée par les vaisseaux courts) donne une sécrétion alcaline : n'est-ce pas là une preuve des modifications profondes que certaines opérations peuvent provoquer dans le fonctionnement des glandes? Il n'est pas établi que la sécrétion normale des glandes pyloriques n'est pas acide. Sans doute, on a établi que, chez la grenouille, les glandes gastriques, constituées par des cellules rappelant les cellules de revêtement dos mammifères, donnent une sécrétion acide, tandis que les glandes œsophagiennes, constituées par des cellules rappelant les cellules principales des mammifères, donnent une sécrétion alcaline; mais ce serait une faute grave de conclure d'analogies (nous ne disons pas d'identités) histologiques à des idcntilés physiologiques. La question de la réaction du suc pylorique normal ne nous paraît pas résolue par ces expé* riences et par ces observations.

Un mélange de lactate de fer et de ferrocyanure de potassium donne, en présence d'un acide, du bleu de Prusse : si un injecte ces deux sels dans le sang, on verra une coloration bleue se pioduire dans les régions de l'organisme où la réaction est acide. Or, dans Festomac, la coloration bleue s'observe bien à la surface de

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la muqueuse, mais elle ne s'observe dans aucune glande, ni fundique, ni pylorique : on a conclu de cette observation que Tacide du suc gastrique ne se produit pas dans la profondeur des glandes, mais seulement dans la cavité de l'estomac. Cette conclusion serait vraie, si Ton avait établi que les substances génératrices du bleu de Prusse sont éliminées dans la profondeur des glandes; mais on n'a pas fait cette démonstration. Il est fort possible que les génératrices ou l'une des génératrices du bleu de Prusse soient éliminées par les cellules de la muqueuse gastrique, autres que les cellules glandulaires, et que la coloration bleue ne se produise pas dans la profondeur des glandes, parce que les matières premières du bleu de Prusse manquent et non parce que l'acide manque. — Cette hypothèse est justifiée par les expériences faites avec l'alizarinate de soude. Cette substance, rouge pourpre en solution neutre, donne un précipité jaune doré en présence d'une trace d'acide. Si on injecte de 25 à 100 centim. cubes d'une solution de cette substance dans la jugulaire d'un chien en digestion, la muqueuse gastrique présente une teinte jaune dorée diffuse, dans toute son épaisseur et dans toute son étendue, dans la région pylorique, comme dans la région fundique ; tandis que la muqueuse œsophagienne à partir du cardia, et la muqueuse duodénale à partir du pylore sont rouges. Donc l'acide du suc gastrique se forme bien dans la profondeur des g landes j et il se foifne aussi bien dans la région pylorique que dans la région fundique.

On doit donc éliminer l'hypothèse qui fait jouer un rôle exclusif aux cellules de revêtement, dans la production de l'acide, puisque ces cellules n'existent pas dans la région pylorique. Nous nous gardons d'ailleurs prudemment de dire que les celluh?s de revêtement ne jouent aucun rôle dans la production de l'ucidtî du suc gastrique; nous savons simplement (jue d'autres vv\lules peuvent produire cet cici<le.

L'acide, chlorliydrique du suc j^aslrique se produit aux dépens du chlorure de sodium du sang, seule substance

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chlorée de Torganisme. Cette proposition évidente est (railleurs confirmée par les faits suivants. — l» Si on soumet un animal au jeûne chloré (alimentation par des substances privées de chlorures), on constate la suppression de l'acidité du suc gastrique, au bout d'un temps d'ailleurs fort long; l'acidité de cette sécrétion reparait quand on rend à l'animal du chlorure de sodium. — 2" Si on donne à un chien des bromures ou des iodures, en forte proportion, on trouve dans le suc ^a.striqae de l'acidiî bromhydrique ou (hî l'acide iodhydriqoe, associés à ra<'i<le rhhjrhydrique. Ces arides se tmuvent dtiiis le suc gastrique, à la suite d'ingestion de bnmmre un d'iodure, chez des aîiiiuaux en jeûne chloré, donr dans des coinlitions où Ton ne peut supposer que ces acides résultent d'une réaction iiitra-gastri(iu<* d'acide chlorhydrique sur les bromures et les iodures, puisqu'il n'existe plus d'acide chlorhydrique dans le suc gastn<iue des animaux en jeûne chloré.

Le chlorure de; sodium est dédoublable par les acides en aci<le chlorliydrique et soude, ciîtte deriii«,Te se coinhinanl h l'acith' (h'îcomposant : si un acide* prend naissance dans la tnu(]u<>use gastrique, et si les cellules des glan<les gasUiqnes peuvent laisser passer dans la caviln glantlnlaire racid<^ chlorhydriipie résulU'int de son action sur le chlorure de sodium, tout en s'opposant au passagtî du s(îl de soude, on aura l'explication de la production d'acide chlorhydrique. On a pensé que Facide décomposant [lourrait être de l'acide lactique, fabriqaé par la nin<|ueuse, aux dépens drs hy<lroearbones «lu sang lia transformation des hydrorarhones en aride lactique se pr(»thiil, notamment dans divei-ses fermentations inicr<>biennes). Le lactate di* sond»' résultant de l'action de l'acide lactique sur h; chloinre* de sodium du sang serait éliminé par les urines, après oxydation, sous forme de carbonate de soude. Sans doute la décomposition dn elilorui'e (le sodium pai' l'atide laetique est partielle, mais qu'inqiorti' si l'acide chlorhydrique libéré est éliminé à mesure qu'il est produit. A Tapfmi de cette ron-

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