LE SUC GASTRIQUE
de la pepsine sous l'influence de l'acide chlorhydrique.
Si on compare les extraits obtenus au moyen de deux portions égales d'une même muqueuse gastrique, épuisées par une même quantité d'acide chlorhydrique dilué, l'une ayant subi, l'autre n'ayant pas subi le traitement préliminaire pai* le carbonate de soude à 1 p. iOO, on constate que le pouvoir peptique des deux macttrations est sensiblement le même (il y a une très faible diminution dans la liqueur provenant de la muqueuse soumise au traitement alcalin); donc la muqueuse gastrique contient presque exclusivement de la propepsine, avec des traces de pepsine. Le suc gastrique excrété ne contient que de la pepsine : donc la propepsine, con* tenue dans les glandes gastriques, se transforme en pepsine au moment de son excrétion.
La teneur de la muqueuse gastrique en propepsine diminuii rapidement pendant les 4 premières heures qui suivent le repas; elle continue à diminuer, mais moins rapidement, pendant les 5 ou 6 heures suivantes et présente un minimun vers la 9® ou la 10« heure après le repas, c'est-à-dire vers la fin de la digestion gastrique. A partir de ce moment, la teneur de la muqueuse en propepsine augmente d'abord rapidement, puis plus lentement, jusque vers la 30® heure; elle se maintient ensuite constante jusqu'à un nouveau repas. (Dans les conditions normales, les repas n'étant pas espacés de 30 heures, la muqueuse gastrique n'est jamais chargée au maximum de propepsine*.)
La digestion gastrique des protéiques n'est pas complète : lorsque les aliments quittent l'estomac, une partie seulement des protéiques a été peptonisée : l'action du suc gastrique porte tout d'abord sur le tisso conjonctif, dont la peptonisation entraine la mise en liberté des éléments qu'il englobe (fibres musculaires, globules gras, etc.). Le suc gastrique complète, par décomposition chimique du tissu conjonctif, la désafpré*