LES CAUSES DE LA SÉCRÉTION PANCRÉATIQUE
liquide acide dans l'estomac. La sécrétion pancréatique n'est pas provoquée par les acides agissant sur les cellules glandulaires, après résorption et entraînement avec le sang, car les acides introduits dans le rectum sont résorbés sans provoquer de sécrétion pancréatique : les acides agissent directement sur la muqueuse gastrointestinale.
Les graisses neutres émulsionnées, introduites directement dans l'estomac par une fistule, provoquent une sécrétion pancréatique, peu abondante, mais très nette, bien qu'elles soient incapables de provoquer une sécrétion gastrique. Elles agissent donc, au point de vue de la sécrétion pancréatique, sur la muqueuse gastro-intestinale, comme les acides, mais avec moins d'énergie.
Les acides introduits ou sécrétés dans Testomac provoquent une sécrétion pancréatique ; — si on introduit dans un estomac contenant une liqueur acide, une solution alcaline, en quantité suffisante pour neutraliser l'acide, on arrête instantanément la sécrétion pancréatique. Donc la sécrétion pancréatique est entretenue par les acides de l'estomac, comme la sécrétion chimique de l'estomac est entretenue par certaines matières ingérées (la sécrétion gastrique psychique au contraire se maintient, alors même que cesse la sensation gustative qui lui donne naissance, alors môme que se produisent des sensations désagréables ou douloureuses).
Le suc pancréatique présente des variations qualitatives. En général, sa richesse en trypsine est d'autant plus petite qu'il y a plus de suc sécrété, sans qu'il y ait proportion inverse. A la suite d'un régime carné, maintenu pendant 3 ou 4 semaines, le suc pancréatique acquiert un pouvoir tryptique considérable, en même temps que diminue son pouvoir amylolytique. Inversement, son pouvoir amylolytique augmente par le régime pano-lacté, en même temps que diminue son pouvoir tryptique.
La sécrétion panrréati(iue résulte d'un réfiexe nor-
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veux, ayant son point de départ dans la muqueuse gastro-duodénale, et son point de terminaison dans les cellules glandulaires. On ne connaît ni ses voies centripètes, ni ses centres; on n'a étudié que ses voies centrifuges. Deux nerfs fournissent des libres au pancréas : le vague et le sympathique (splanchnique).
Le vague contient des fibres sécrétoires du pancréas; mais la démonstration en est délicate : le pancréas en effet est très sensible aux variations de la circulation et les modifications de celle-ci sont capables d'arrêter sa sécrétion ; or le vague agit sur la circulation artérielle du pancréas par son action modératrice sur le cœur. D'autre part, Texcitation de la plupart des nerfs sensitifs provoque des réflexes vaso-moteurs, généralement vaso-dilatateurs à la périphérie, et vaso-constricteurs dans Tabdomen (les voies centrifuges de ces réflexes vaso-constricteurs abdominaux sont les grands splanchniques) : il faut éliminer ces phénomènes Ta»culaires, suffisants pour empêcher la sécrétion. Après section du vague au cou, ses fibres cardiaques dégénèrent avant ses fibres sécrétoires : 4 ou 5 jours après la section, l'excitation du bout périphérique ne produit pas de modification du rythme du cœur. L'excitation de ce bout périphérique du vague, sectionné depuis 5 jours, pratiquée sur un chien à fistule pancréatique pernaanente, détermine un écoulement abondant de suc pan;créatique ; le vague contient donc des fibres sécrétoires pour le pancréas. — On peut faire la même démonstration extemporanément : il convient alors : l<*de supprimer tout [)hén6mène cardiaque, en excitant le bout périphérique du vague sectionné au-dessous du point d'émergence des fibres cardiaques; 2** de supprimer toute action vîuso-constrictive réflexe, causée par la douleur opératoire, en sectionnant la moelle, voie de titinsmission de ces réflexes, entre le bulbe et la périphérie. L'excitation du vague, pratiquée dans ces conditions, provcKjue une sécrétion pancréatique. — Dans les deux