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LES NERFS SÉGRÉTOIRES DU PANCRÉAS

cas, la sécrétion n'apparaît qu'avec un retard de 5 à 6 min. (période d'excitation latente).

L'existence des fibres sécrétoires du pancréas dans le vague est confirmée par les faits suivants : — i^ Chez l'animal atropine, l'excitation des vagues, dans les conditions ci-dessus indiquées, ne provoque plus qu'une sécrétion extrêmement réduite ; l'atropine agit sur l'appareil neuro-pancréatique comme sur l'appareil neurosalivaire; — 2° Si, chez un chien à fistule pancréatique, on excite le vague, dans les conditions ci-dessus indiquées, la pression du suc sécrété, déterminée manométriquement dans le canal excréteur, est notablement inférieure à celle du sang dans les grosses artères ; mais si on saigne l'animal, jusqu'à ce que la pression carotidienne soit tombée à 90, 80 et 70 mm. de mercure, la pression du suc pancréatique est souvent de quelques millim. supérieure (elle peut atteindre 95 mm. de mercure) à la pression du sang dans la carotide et a fortiori dans les capillaires pancréatiques; — 3® Si, chez un animal à fistule pancréatique permanente, présentant une sécrétion pancréatique spontanée peu abondante, on excite le vague, la sécrétion augmente, s'eniichit en résidu sec et ep trypsine.

Les faits signalés sotis le n^ 2 établissent l'existence dans le vague de fibres sécrétoires, au sens restreint du mot (production de l'eau de la sécrétion); — les faits signalés sous le n« 3 établissent l'existence de fibres trophiques. L'existence de fibres trophiques dans le vague est encore établie dans les conditions suivantes. On observe parfois, chez le chien à jeun depuis 5 à 6 jours, une sécrétion pancréatique spontanée : le suc sécrété ne digère pas l'albumine; si on excite le vague, dans les conditions ci-dessus indiquées, la sécrétion augmente, le suc sécrété digère l'albumine.

La mise en action des fibres sécrétoires du vague peut se faire par voie réflexe : si, après avoir fait une section sous-bulbaire de la moelle, pour supprimer tout réflexe vaso-constricteur abdominal, on excite le bout

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central du nerf lingual, on peut constater une sécrétio pancr('^ati(iue, ou, dans le cas où la sécrétion existait drjà, une accélération «le la sécrétion.

Les nerfs sympathiques du pancréas contiennent également des libres sécrétoires; mais la démonstration en est délicate, car ils renferment en même temps des libres vaso-motrices, dont l'excitation vient obscurcir le phénomène. On peut éliminer Taction de ces flbres vaso-motrices, soit en sectionnant le nerf à expérimenter 4 jours avant Texpérience (les fibres vasculaires ont perdn leur excitabilité), soit en employant des excitations inefficaces pour les appareils neuro-vascuiaires, telles que les excitations mécaniques (tétanomoteur), et les excitations électriques espacées de seconde en seconde. — Après avoir sectionné les vagues (pour éviter toute actioD sécrétoire réflexe transmise par ces nerfs), au-dessous de Témergence des lilets cardiaques, on excite le bout péiiphérique des splanchniques sectionnés, dans les conditions ci-dessus spécifiées; on constate la praduGtion d'une sécrétion pancréatique, ou, dans le cas oà cette sécrétion existait déjà, une augmentation de la sécrétion. Les splanchniques contiennent donc des fibres sécrétoires pour le pancréas. Ils contiennent ausfl des fibres trophiques : si en efTet on excite ces neHsi chez un animal présentant une sécrétion pancréatiqw spontanée, ou provoquée par Texcitation du vague, oa par rinjection de pilocarpine (la pilocarpine provoque une sécrétion pancréatique, comme elle provoque une sécrétion salivaire), on constate une augmentation delà puissance^ digestive du suc sécrété.

Pour le pancréas, connue pour les glandes salivaircs, la sécrétion est donc sous la dépendance de neifs spéciaux, indépendants des nerfs vasculaires; mais la sécrétion pancréatique n'en est pas moins intimement dépendante de la circulation du pancréas ; ce n'est que pai' des artifices délicats que nous avons pu établir IVxistence des nerfs sécréteurs.

On constate des oscillations parallèles de la sécrétion

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