LE SUC PANCRÉATIQUE
transformation se produise nécessairement sous Tinfluence de cette substance, chez l'animal vivant, car rien ne démontre que cette substance doive nécessairemeal imprégner les cellules pancréatiques. L'existence de trypsine dans le suc pancréatique des animaux dératés prouve que la transformation du trypsinogène peut se faire sous une autre influence.
Les cellules pancréatiques, examinées sur la glande an repos, sont formées de deux zones distinctes : une externe, presque liomogënc, très finement granuleuse; une interne. chargée de grosses granulations. Les cellules, examinée» six heures après le repas, ont un tout autre aspect : les grosses granulations de la zone interne ont disparu, el celte zone est considérablement réduite. En suivant la disparition de ces granulations, par Texamen de préparations obtenues avec «les pancréas pris à des intervalles variables après le repas, on conslite (ju'il se forme d'abord, dans le proloplasma de la zone interne, des vacuoles contenant un liquide dans le(iuel se dissolvent les granulations. A partir de la sixième lieurc après le repas, on voit se former de nouvelles granulations, au voisinage de la zone externe, et ces granulations augmentent do nombre, en même temps que réapparaît la zone int«^rne, Jusi|ue vers la seizième heure après le repas. - - l/oitscrvation <lr. ces faits a pu être faite sur ranimai vivant : en «^Hct le. païuîréas du lapin constitue une diurhe glandulaire mince étalé(^ dans le mésentère, et qu'on peul examiner au microsc<>pe sur \o vivant.
11 y a donc parallélisme parfait entre la teneur du pancréas en lrypsiu<>gène et sa teneur en granulations. Les auteurs en concluent qiui ces granulations sont le trypsinogène; n<His dirons, plus prudemment, <iue les granulations sont les témoins visibles du zymogène.
Les cellules pancréatiques contiennent du zymogène inactif, il est donc facile à comprendre qu'elles ne se digèrent pas; mais le suc pancréati(|ue contient de la trypsine, el pourtant il ne digère ni les parois des canaux excréteurs, ni la mu«|ueuse intestinale. Nous constatons le fait; nous ne re\pli(|uoiis pas. Dire que la trypsine ne pénètre |»as dans les celhiles des parois, ce n'est \tas une expli<"îition, e'est la siuiide eonslalalion du fait que les cellule* ne se digèrent pas. Dire que la trypsine ne digère i>as ces cellules de par leur coiislitution, c'est dire que la trypsine ne les digère pas, parce (ju'cile ne les digère pas.