‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 10 sur 136 · LE DE LA DIGESTION BUCCALE · texte numérisé non relu

LE DE LA DIGESTION BUCCALE

prédomine chez les carnivores, et qu'il cède la place au système postérieur chez les herbivores, Ces différences se rattachent aux exigences de In mustieution que nous avons vues si inégales dans cos deux groupes. Cette relation fonctionnelle s'affirme, avec une nelteté singulière, chez les oiseaux qui ne mächent pas leurs aliments, et chez lesquels on ne trouve pas trace de parotides. En revanche, le système antérieur a conservé dans ce groupe de vertébrés des représentants sous-muqueux plus ou moins développés, êt dont le rôle est évidemment lié à la déglutition. Mais pour être, comme on voit, très légifime et pour répondre à des faits corrélatifs très naturellement distinets, la séparation établie par Duvernoy ne convient pas à l'étude méthodique et complète de l'insalivation.

Il reste nécessaire de procéder, d’abord, à l'étude des sulives partielles envi= sagées dans leur origine et leurs qualités propres, puis à celle de la salive mixte et totale.

Étude de chaque salive en particulier. — Technique. — Pour faire cette étude on a recours à la méthode des fistules, qui consiste 4 placer une canule sur le canal excréteur d'une glande, et à dériver ainsi au dehors le liquide qu'elle sécrète, Introduite dés les premiers essais de la recherche expé= rimentale en physiologie, cctte méthode a fourni à Colin, sur le point qui nous occupe, des résullats très précis et très importants.

De la sécrétion et de 1a salive parotidiennes. — Chez les solipèdes, La sécrétion parotidienne estintermitiente. Nulle pendant l'abstinence, elle devient, par contre, très abondante pendant la mastication et à propos de la mastication, Elle n'est pas égaloment abondante des deux côtés et tend à devenir unilatérale comme la masticution elle-même. La différence dans le débit de deux listules parotidiennes, sur un cheval qui mange, a toujours lieu au bénéfice de la paro= tide correspondante au côté de la mastication. L'intensité de la sécrétion pour la même glande est donc très inégale, el peut varier du simple au double selon que l'animal mâche d'un côté ou de l'autre, Ainsi sur un cheval pourvu d'ane fistule et mâchant du côté opposé 4 cette fistule, le débit s'élève, de 800 grammes environ en 15 minutes, h une production moyenne de 1 000 grammes dans le méme temps, lorsque l'animal se met à mâcher du côté de la istule.

La même inégalité se remarque chex le bœuf; mais l'observation en est malaisée parce que l'animal porteur d'une fistule s'obstine à mâcher du côté opposé, et l'activité de la glande dont on se proposait d'étudier la sécrétion, reste indéfiniment à son minimum, Que si on inilige deux fistules au même sujet, la mastieation devient si difficile que l'animal en change le sens ä chaque instants il en résulte que les deux parotides reçoivent des sollicitations égales, et fournissent sensiblement la même quantité de salive. Les mêmes diflicultés se présentent d'ailleurs, quoique à un moindre degré, chez los solipèdes, mais on peut en avoir raison en adoptant le perfectionnement introduit par M. Kaufmann dans la méthode des flstules, On place, sur le trajet des deux canaux de Stenon d'un cheval, un tube en T dont la branche horizontale permet l'écoulement de la salive dans la bouche, tandis que su branche transversale communique la pression du liquide à un manomètre inscripteur, Comme oa le voit, l'activité des glandes se mesure ici, non pas à l'écoulement de la salive, mais à la pression de ce liquide dans son canal excréteur, L'avantage de cette méthode est de laisser intacte la fonction sulivaire, ét de ne pas troubler la mastication; il est

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