DU BILAN NUTRITIF QUAND LA RATION EST SUFFISANTE
On ne saurait donc douter de la réalité d'un déficit d'azote dans les excrela. Mais on peu l'interpréter à un point de vue très différent de celui où se plaçait Boussingault. Grandeau et Leclerc te rattachent très justement aux effets de la desquumation épidérmique qu'on n'avait pas relenus jusqu'ici et à ceux des fermenlations ammoniacales qui peuvent intervenir au cours des anulyses et distraire une partie de l'arote.
Eu dehors de ces causes de déperdition, qui sont indiscutables, on peut, avec M. Duclaux, faire aussi une part aux putréfactions intestinales donnant lieu à unc certaine quantité d'azole gazcux éliminé pur le poumon, Et quant à l'azote dont on a observé l'absorption pulmonaire chez les inanitiés, il s'expliquerait, d'après le même auteur, par la diminution de La tension de ce gaz duns le sang.
Ea résumé, si on tient compte de tous Les faits qui précèdent, le mouvement de l'azote dans la respiration se réduit à do très faibles proportions et ne saurait, en aucun cas, impliquer une assimilation ou une désassimilation directes.
L'acote pulmonaire exprimerait simplement un phénomène d'osmose de très médiocre importance et on peul soutenir que tout l'azole alimentaire seretrouve dans les excreta sé on fait entrer dans cette expression les produits de La desquamation épidermique. — Mais, cetle dernière réserve devient inutile pour les animaux de petite taille ou pour ceux chez lesquels, comme l'homme, l'évolution quotidienne des productions épidermiques n'a pas d'eflels suisissables. En fait, le bilan nutritif établi par Vicrordt démontre la parfaite égalité chez l'homme de l'azote ingéré et de l'azote excrété par les voies ordinaires.
On peut done admettre pratiquement la réalité de l'équilibre azoté chez Les animaux dont la ration couvre exactement les dépenses d'entretien. Cela posé, änterprétons l'azote des oxerota. Il se répurtit on doux lols : l'azote local el azote urinaire.
Asote fécal. — La majeure partie de l'azote fécal mesure la part des matiüres | albuminoides qui à échappé à la digestion.
Cette part atteindrait, chez le cheval, 30 p. 400 environ do l'azote total, et 45 p. 100 cher l'homme ; mais, selon La remarque de M. Bouchard, l'azote des exeréments embrasse deux parts inégales : l'arote provenant de l'albumine non digérée et celui qui procède de l'excrétion bilisire ou de la desquamation épi= théliale de l'intestin et qui répond à une dépense réelle d’albumine. Ce dernier est distingué par M. Bouchard sous le nom d'asote intestinal et il lui fait une place à côté de l'azote urinaire que nous allons maintenant étudier.
Azote urinaire, — L'étude de la sécrétion urinaire nous a montré comment Vazote total des urines mesure la quantité d'albumine désassimilée dans les b tre heures, réserve faite de la part correspondante & l'azote intestinal.
En laissant de côté, pour le moment, cette part peu importante, la mesure
dé l'albumine dépensée peut être inférée de l'azote urinaire, en partant dé la composition centésimale de l'albumine, Celle-ci contient 16 p. 400 d'azote, d'où suit que : 4 gramme d'azote répond à 6,25 d'albumine et c'est encore là un
[acteur constant qu'il est bon d'enregistrer.
Sion veut tenir compte de l'azote intestinal, on peut admettre, avec M. Bou- -chard, qu'il représente & p. 400 do l'albumine dépensée, de sorte que l'azote “urinaire n'en représente que 95 p. 100. Dès lors, pour avoir la mesure réelle
- de la dépense d'albumine, il faudrait adopter comme facteur de l'azote urinaire