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EVALUATION DES DÉPENSES À PARTIR DES COMBUSTIONS RESPIRATOIRES

Le problème se simplifie lorsqu'on se propose simplement d'évaluer la dépense faite en prineipes nutritifs entendus au sens des Zoctechniciens de l'école allemande. On a vu (page 63) que les albuminoïdes, les graisses et les hydrates de carbone sont confondus en une seule catégorie de principes dont Aa chaleur de combustion est considérée comme égale à 4°, 1, Pour connaitre la quantité de ces principes qui correspond à l'oxygène consommé par un animal dans une expérience, Ï suffit de connaître le pouvoir thermogène de l'oxygène,

Du pouvoir thermogène de l'oxygène, — Nous désigoons par cette expression le rapport invariable qui existe entre la chaleur produite par La combustion d'un principe immédiat et l'oxygène nécessaire à cotte combustion. Ce rapport se traduit par la quantité de chaleur répondant à l'emploi de 4 litre d'oxygène et ses différentes valeurs Bgurent au tableau de la page 69.

On voit que :

1 litre d'oxygène emplosé à brûler de l'albumine produil 2ygtns euplo7 a

denl,775

A est très intéressant de remarquer que, par une coïncidence fort curieuse,

différents éhiffres ont à peu près la même valeur. L'écart maximum qui les

re atteint à e un dixième, él on voil que l'oxygène dépensé dans les

nbustions organiques produit sensiblement la méme quantité de chaleur

que soit le régime des animaux, Aussi bien, dans la réalité pratique des

on. se trouve toujoursen présence d'une alimentation nettement définie,

permet d'assigner sa valeur réelle au pouvoir thermogène de l'oxygène.

, par exemple, que chez les carnivores ou chez les animaux à jeun, ce

10 est très voisin de 41,6, tandis qu'il ne s'éloigne pas beaucoup de

1,980 chez les herbivores. On peut done, sans erreur sensible, partir de l'un

tre de es chiffres, quand le régime est nettement défini, et, dans le cas

re, prendre comme base de culcul la valeur du pouvoir thermogène

n de l'oxygène, soit en chiffres ronds 4,800, Ce chiffre répond à peu exactement au cas d'une alimentation mixte.

posé, soit un cheval de 500 kilogrammes qui, placé pendant vingt-

heures, dans une écurie étanche permeltant de déterminer la mesure

échanges respiratoires, consomme pendant la journée, on même temps

tion, 4000 litres d'oxygène. Ce dernier chiffre implique la production de

(x 4,8 — 144000 calories et par conséquentla dépense de ne = 3500 gr.

cipes nutritifs digérés. Pour compléter ce dernier résultat, il suffirait jorer en le divisant par le coefficient de digestibilité, On obtiendrait quantité totale des principes contenus dans la ration elle-même, Par me que la valeur des échanges gazeux de la respiration permet d'atteindre des dépenses de l'organisme en principes nutritifs, elle fait connaître

la composition de la ration. La méthode qui vient d'ôtre examinée

insi un caractère pratique qui l'impose à l'attention, Lagtamit, — Éléments de physiologie.

Évolution du glycogène. — Le glycogène est le point de départ du

cose livré par le foie et l'aboutissant de toutes Les opérations que ce viscère

aux malières alimentaires pour en tirer le sucre, En un mot, il se orme en glycose et il dérive de la transformation des aliments.

Transformation du glycogène en glycose. — Le glycogène n'a pas et ne

t pas avoir d'autre fn que sa transformation en glycose et il constitue la

ce, peut-être exclusive, en tout cas la plus abondante du glycose versé par

ie dans la circulation générale, Cette destination du glycogène est établie

un grand nombre d'épreuves consistant à suivre la marche de là glyco-

post mortem et à doser comparativement le glycogéne et le glycose du foie,

Claude Bernard avait fait celte recherche à l'occasion de ses expériences sur

oie lavé et il avait nettement élabli que le taux du glycose augmente dans la même où colui du glycogène diminue, relation, qui démontre si clairement la transformation du glycogéne en , à été retrouvée par un grand nombre d'expérimentateurs (Bæhm, n, Chittendem, Buite, Garnier et Lambert, Cavazzani, Morat et , ete.)

s les recherches qu'il a consacrées à cet objet, Butte a trouvé un accord fit entre les quantités du glycogène disparu et celles du glycose produit. sorte que la somme des hydrates de carbone recucillis dans Le foie, au

nt du premier dosage, conserve la même valeur dans les dosages suivants,

les expériences de Garnier et Lambert on ne trouve pas une concoraussiexacte entre les deux termes de la transformation, mais le phénomène

de la même diréction et plaide dans le méme sens. est possible d'accélérer la production du glycose opérée duns le foie aux du glycogène et de suivre, sur ces phénomènes agrandis par l'artifico, marche inverse des deux termes de la transformation. Cavazzani obtient ca ltat par l'excitation des nerfs du plexus cæliaque sur un chien vivant. Gette a pour effet d'éveiller un mouvement plus intense de glycogenbse et convenablement échelonnés mettent en pleine lumière la conversion du glycogène en glycose. L'expérience donne les mêmes résultats quand est exécutée sur un chien sucrifié par effusion de sang. Sous cette forme ‘laisse aux phénomènes toute leur pureté et montre bien qu'ils sont sous la exclusive de la cellule hépatique. Dans le même ordre de faits, a, d'autre part, constaté que l'excitation du nerf vague augmente le sucre et diminue le glycogène de cet organe. Morat et Dufourt ont utilisé pour

r la glycogenbse Les excilations résuliant de l'asphyxie. Dastre à montré

et nous aurons à révenir eur ce fait, que l'asphyxie exagère la pro-

du sucre dans le foie. En disposant convenablement les choses, Morat

urt ont pu montrer que cette hyperproduction a lieu aux dépens du préexistant. Signalons encore les intéressantes expériences de Gérard

nt qu'un foie dépourvu de glycogène ne donne plus de sucre après la mais que la production du sucre a lieu, si on place le foie dans une tion de glycogène. Tous ces faits suffisent à établir le point essentiel dans ce paragraphe, et pour achever la théorie de la glycogénie

uë il ne nous resté plus qu'à indiquer le processus chimique de colté

on. Or il ne diffère pas de ceux que nousavons déjà vus intervenir dans m. La transformation du glycogène a lieu par hydratation, muis il

inter.so caractérisé notamment par une glycosurie abondante et par de l'azoturie. On veut diré pur cotte dernière expression, que l'azote total éliminé par Les urines excède l'azote ingéré avec les aliments, el que si l'animal cesse d'être alimenté, l'azoturie se poursuit en même temps que la glycosu: prime pur ce fait que l'excrétion urinaire dépasse singuliérement les limites aceoutumées qui la caractérisent pendant l'inanition, Nous verrons plus bas la pathogénie probable du diabète phloridzique; mais quoi qu'il en soit de ce point de détail, la phloridzine donne naissance à un état pathologique où ln production exagérée du sucre marche de pair avec une dépense exagérée de principes albuminoïdes. 11 apparait ainsi manifestement que le sucre produit — dérive, au moins en grande parlie, de la transformation de l'albumine.

Étant donné ce que nous avons déja appris sur Le glycogène, on ne songerail pas à mottre on question l'intervention de ce principe dans la dérivation albuminoide du glycose et l'on incline irrésistiblement à penser que ce corps ést un

médiaire inévitable et qu'ilcorrespond à une phase nécessaire de l'évolution cose à partir des principes albuminotdes, Mais la question a été ouverte

lé suvoir si cette dérivation ne se faisait pas diroctement et sil ne pouvait pas woir de la glycogénie sans glycogène. Soegen n'hésite pas à répondre affirnent et il apporte à l'appui de sa doctrine des expériences où il prétend

la production in virro du sucre aux dépens des slbuminoïdes, Des

de foie vivant sont placés dans des solutions de peptone avoc

es de sang, dans un facon maintenu pendant troi: quatre heures température de 30 4 45° et parcouru par un courant d'air destiné à l'artésation du sang, D'autres fragments sont placés comme témoins duns du sang

M peptonisé. Or, au bout de quelque temps le mélange de foie avec peptone

tiendrait plus de sucre que le mélange de foie sans peptone, mous est impossible de nous arrêter sur les nombreuses recherches eries suscitées par les assertions inaltendues de Seegen. Il nous suffira de dire

& les travaux de Bœhm et Hoffmann, de Girard, de Delprat, de Bial, n'en

Union laissé subsister. Los conclusions de Seegen devaient inspirer plus d'hésitations que déjà, avec la collaboration de Kratschmer, ogiste avait affirmé, contrairement à toutes les démonstrations appor-

‘5 cé point, que dans les phénomènes de glycogénie post mortem, lo

x Fa glycogène demeure à peu près invariable en dépit de l'accroissement

orie de us On 2e le foie d'un animal exclusivement nourri viande ne contient pas plus de glycogène que colui d'un animal en tion (Afanasioll); mais cettenseurtionest infirmée par tous lesrésullats acquis l et nous nous expliquons mal qu'on ait pu la produire, Il est vrai chimistes ont multiplié les faits qui établissent que la molécule d'albu-

du glycose, ou tout au moins des corps capables de réduire l'oxyde de , en soumettant les diverses espèces d'albuminoïdes à l'influence des {Nos en l'historique dé cotte question : Lépine, Semaine médicale,

Foie parts les substances alburminoïdes traitées par les acides ne pro-

PF

Elle possède, en tout cas, ce caractère on ne peut plus intéressant qu'elle produit très peu d'acide carbonique et réclame un grand volume d'oxygène,

= 0,268 est done extrêmement faible et la glycogénie

parfaite des graisses doit se dénoncer «& priori pur l'abaissement du quotient respiratoire,

Le processus de la glycogénie par oxydution imparfaite des graisses, contient donc une expression extérieure capable d'en trahir au dehors la réalisation et de témoigner en faveur de la théorie dont elle est la base.

Cette expression réside dans l'abaissement du quotient respiratoire et

C'est à ce signe qu'on pourra surprendre les manifestations de la glycogénie

par oxydation imparfaite des graisses, quand co processus aura assez d'inten-

sité pour dominer provisoirement Les autres faits de La nutrition. Il en est ainsi

dant l'hibernation et c'est dans la chute souvent énorme que subit le quo-

— tient respiratoire pendant le sommeil hibernal que M. Cheuveau a trouvé

M'argument le plus puissant en favour de su Lhéorie. Dans leurs mémorables

æécherches sur la respiration, Regnault et Reiset ont vu ce rapport tomber à

0,399. La respiration des hibérnants emprunte done un excès considérable

d LE au point que, duranl les périodes qui séparent deux mietions consébutives, Le poids des animaux engourdis augmente sensiblement.

Regnault et Reïset, à qui la glycogénie hépatique étaît inconnue, n'ont vssayd

cune explication et se sont borués à enregistrer le fait. Pettenkofer et Voit

ont fait l'hypothèse gratuite d'un emmagasinement d'oxygène dont on né voit

ni LE ni le mode, En réalité, l'excédent de l'oxygène consommé par les

nants est employé à la production du glycogène par oxydation impar-

t a graisses (1). Les hibernants ne sont pas de simples inanitiés, L'inanition

&chez eux ce caractère qu’elle n'emporte pas de dépense sensible ct laisse toute

w prépondérance aux phénomènes de synthèse, Pendant toute la durée de

torpeur, les animaux engourdis fonctionnent à la façon du végétal aceu=

teur et ils emmugasinent dans leur foie et dans leurs museles de grandes

ns de glycogène destinées à suflire aux dépenses du réveil. Or la

é de leurs graisses eat engagée dans le processus. Elle émigre vers le pour s'y transformer en glycogène.

= Berthelot objecte qu'on n'a point fait le bilan de la graisse disparue et ü glycogène formé. Il est vrai que le phénomène n'a pas trouvé sa mesure à nice, mais il garde sa direction, sa signification et son importance. glycogénie par oxydation imparfaite des graisses est sans doute un mène très fréquent et il faut s'attendre à le voir intervenir el se mi &r pur Lx même éxpression extérieure, dans toutes les circonstances faites renouveler les provisions du glycogène dépensé en excès. Il en est ainsi astous les modes du repos et on a vu, dans des pages précédentes, comment

… quotient respiratoire s'abaisse à des degrés variables et d'autant plus

ément que Le repos des muscles est lui-même plus profond (Voy. p. 976). Bouchard s'est pleinement rattaché à la théorie de M, Chauveau et il en &

M) Dans une note publiée dans les comptes rendus de la Société de biolngie (Sur Le mécade # curbonique, 21 décembre 1845), M, Raphael Dubois adopte néllewent cette u mais il parait y reuoucer daus le Leuu livre qu'il consacra l'année suivante à

comparée de La marmotie |1800).

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