SUBSTITUTIONS ALIMENTAIRES DANS LE RATIONNEMENT DES MOTEURS ANIMÉS
attributions précises qui viennent d'être assignées aux principes dans l'alimentation de la force museulaire et l'étroite spécialisation qui leur incombe de ce côté, ne semblent pas s'accorder avec ce fait et vulgaire : la diversité du régime alimentaire, chez los différentes ces animales. Tous les animaux sont des moteurs quelle que soit la nature ür alimentation spontanée, eton doit en inférer très justement que tous les pes immédials peuvent alimenter l'activité musculaire, Le régime est it, si cote indifférence n'exclut aucune théorie sur l'origine de
elle n'en justifie aucune. La vérité est que la considération du régime éntaire n'a aucune valeur scientifique. Le problème de l'alimentation du le ne relève pas de l'histoire naturelle, mis bien de la physiologie gé-
e et de l'analyse expérimentule. Le régime est un fait grossier contingent
MF à des circonstances anatomiques qui ne touchent en aucune manière océdés intimes de la nutrition, et ce sont ces procédés qu'il faut consi-
lois de physiologie générale qui les dominent nous expliquent justement te indifférence du régime alimentaire dans la genèse de la forces mus= », Tous les principes immédiats sont capables d'alimenter le travail des
rices du foie, La glycogénie hépatique a précisément pour effet
iser toutes los inégalités de l'alimentation intestinale et d'assurer
ité et ln Permanences de alimentation musculaire. Grâce à cet inter
e; tous les principes immédints peuvent s'équivaloir et se substituer les autres dans l'alimentation des moteurs animés et dans la constitution tions supplémentaires de travail. La question qui se pose est précisément d'après quelles règles et sur quelles bases il convient d'opérer les
ons, l'influence de flubner, on se rattache communément, pour cet objet, à rie des poids isodynamiques et la conception du physiologiste allemand
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De l'introduction du sucre en nature dans l’alimentation des moteurs animés. — La théorie du glycose est sur le point de pénétrer dans le grand public. Elle a au moins éveillé un mouvement d'opinion dont nous trouvons l'expression assez diverse, soit dans les recherches de laboru= toire, soit dans l'initiative des pouvoirs publics en certains pays, soit enfin dans la pratique plus où moins éclairée des sportsmen.
La notion que les muscles trouvent la source de leur énergie dans le sucre qui les traverse ou les imprègne, éveille immédiatement l'idée d'administrer le sucre on nature; on a le droit de penser qu'en fournissant directement aux muscles l'aliment qu'ils réclament, on obtiendra des effets plus rapides et plus puissants. On a au moins lu certitude d'écarter à peu près complètement les Opérations plus ou moins laborieuses de la digestion et de la glycogénie qui diminuent la puissance alimentaire des autres principes immédiats et notamment des albuminordes. L'expérience confirme cos légitimes présomptions et témoigne “de l'influence favorable exercée par le sucre sur le travail musculaire.
Les recherches de Mosso et Paolelli (1898) sont à cet égard très démonstra= Aves, Elles sont fondées sur l'emploi de l'ergographe, appareil imaginé par Mosso pour inscrire les phases de l'énergie musculaire et obtenir la courbe do Ha fatigue. On opère 4 jeun ou deux heures au moîns après le repas. Toutes les dix minutes, on recueille la courbe de la fatigue du doigt médius, jusqu'au complet épuisement des muscles fléchisseurs. On prend ensuite des doses + vuriables de sucre et on constate que, dans les dix minutes qui suivent l'ingestion, Lol muscles fatigués retrouvent une nouvelle énergie qui va croissant et atteint son muximum à la quarantième minute, Les doses modérées (de & à 60 gramemes) sont les plus fuvorables,
… Dé semblables résultats ont été ultérieurement obtenus par un grand nombre eat (Frautner, Sowaner, Vaughan, Harley, ote.). 1 est ainsi ment démontré que l'ingestion d'une quantité même faible de sucre 0 duit très rapidement une augmentation marquée de la force musculaire et ne très notablement la sensation de la fatigue. …. Ges faits ne sont pas restés dans le laboratoire et l'emploi du sucre ost ujourd'hui de pratique courante parmi les alpinistes ou les cyclistes qui Péherchent ét trouvent de nouvelles forces dans cet aliment.
pé les médecins de l'armée allemande et provoqué de leur part des érvations et des recherches dont les résultats doivent être mentionnés. Au dés manœuvres impériales qui ont eu lieu en 4898, le D° Leitenstorfer a la valeur alimentaire du sucre dans des expériences méthodiques des sur un certain nombre de compagnies, Dans chacune d'elles, on d'une part dix hommes médiocremont constitués qui reçurent un plément de 90 à 60 grammes de sucre par jour, et d'autre part, dix hommes au régime normal ct réservés comme témoins, “on obsérva ontre les deux groupes des différences très sonsiblés, Les mmes qui reçurent du sucre augmentèrent de poids et se firent remarquer une vigueur et uné résistance à la fatigue qu'on ne trouvait pas au même chez les témoins. Enfin, pendant les marches, le sucre avait pour effet gner la sensation de La faim et d'apaiser la soif, én 4897, le D' Schumburg avait fait une observation très intéressante,
DE LA CHALEUR ANIMALE, ss
que contiennent les manifestations de la bénigne Joe ins Asang chaud et à sang froid. La différence qui sépare ces deux grands grou met, en effot, de présumer la signification générale de la chaleur les êtres vivants. Il suffil de constater que la fonction régulau les conséquences qu'elle entraine, est un fait sinon exceptionnel, ticulier pour conclure à sa contingence. Visiblement, elle secondaire intervenu dans l'évolution des êtres comme un moyen considérable de perfectionnement {Voy. p. 15 et suiv.). Le fnit essentiel et primitif, parce qu'il est universel el nécessaire, c'est la production de la cha leur. Et, étant donnée sa dispersion quasi immédiate chez les animaux à froid, on voit bien qu'elle n'est pas primitivement produite pour « en vue de son utilité, Tant que sa production n'est pas réglée, elle n'apporte aucun bénéfice aux animaux et apparait exclusivement comme un résuliat, parfois importun ou même dangereux, et non comme un but. Il 3 a donc deux choses dans la calorilication : 4° la production de la chaleur, phénomène universel, expression et dénouement inévitables des transformations de l'énergie dans l'organisme, mais dépourvue de toute finalité immédiate ; 2° la régulation de la température, faite pour apporter une condition intérieure favorable à l'activité des tissus vivants et introduite sccondairement dans l’évolution des êtres.
Dès ce moment, la fonction apparaît, mais il faut y voir un phénomène d'adaptation, Pour avoir trouvé son emploi, la chaleur ne cesse pas de rester attachée à ses nécessités d'origine, olle est toujours le dernier terme des trans- Mormations de l'énergie mise en œuvre dans le travail physiologique des tissus. Elle est toujours la restitution d'une dépense d'énergie chimique et il n'y « pas de dépense vaine dans l'organisme. Toute dépense d'énergie chimique est
‘employée à la genèse des énergies vivantes et la chaleur qui la restitue est mécessairement précédée d’un terme purement physiologique : le travail propre des tissus,
Dès lors ce mode de vivre, qui est le repos, peut être l'immobilité, maïs ce avest point l'inaction. Sous l'inertie apparente de l'animal immobilisé dans le æepos le plus complet, se cache le travail invisible de ses tissus qui restent tou- Jours agissants, puisqu'ils respirent et qu'ils produisent de la chaleur, puisqu'en “un mot ils transforment de l'énergie. Le repos n'est qu'un mode discret de V'activité. C'est l'activité des organes ou des lissus qui ne font rien et qui se
“barnent à vivre,
Mais il faut envisager les faits authentiques où, très évidemment, les tissus rspirent et produisent de la chaleur en dehors de touts manifestation de leurs propriétés physiologiques et de toute activité sensible. Tel est le cas des tissus vivants, mais séparés du corps ot fournissant la prouvo dé la respiration flémentaire; tels sont aussi Les faits où, survivant à l'organisme, les tissus d'un tudavre apportent le témoignage non équivoque d'une production de chaleur après la mort. Il n'est point douteux, et nous en trouverons bientôt la preuve, que, pendant la vie normale, la calorification dirigée par le système nerveux netrouve des ressources particulières dans des manifestations de cet ordre. Or, même dans ce cas, nous admellons un intermédiaire physiologique, nous ndmeltons de la part des tissus une intervention nécessaire, un effort partieulier qui n'est certsinement pas du travail physiologique, mais qui reste un