DE LA TEMPÉRATURE PAOPRE DES ANIMAUX
ser séjourner assez longtemps pour que l'équilibre de température puisse s'établir. Un délai de dix minutes est suffisant.
Dela température centrale des mammiféres, — Nous réunissons dans le tableau suivant les chiffres qui mesurent la température rectale de quelques mammifères, Ils sont empruntés à Richet, qui a pris la peine et a ou le mérite de grouper tous les faits recueillis jusqu'à lui et de les résumer dans de bonnes moyennes {La ehaleur animale) :
Espiee Temp, rectale.
On voit que a température centrale n'est subordonnée ni à li genre, ni au régime, ni au milieu. Sa valeur parait exclusivement dépendre de l'espèce. L'homme est le plus froid des mammifères et le loup en est le plus Chaud. Il y a, entre ces deux espèces, une différence de 4°,26 qui mesure l'écart maximum des températures parmi les animaux que nous venons d'étudier, La
valeur moyenne de ces températures est de 38°,87. Température des bibernants. — A l'étal de veille, la température des “hibernants ne diffère pas sensiblement de celle des mammifères ordinaires M(Saissy, Valentin, Berger). Mais dès que la température extérieure tombe aux Rens de 5° a 8°, la régulation est suspondue, toutes les grandes fonctions | Yniblissent et les animaux dé ce groupe tombent dans l'engourdissement b . Dès ce moment, leur témpérature ne diffère pas beaucoup de celle du ürs, qu'elle excède de 4° à U, selon La profondeur du sommeil (Valentin). Ge La tempéralure centrale des hibernants ne dépend pas entièrement de la Hempérature extérieure et dès que celle-ci tombe à 0° ou s’en approche, ces ‘animaux se réveillent ét se réchanffent très rapidement. Ils sont ainsi préservés “des lormes extrêmes et mortels du refroidissement, rempérature des monotrèmes. — À côté des singularités d'organisation qui les caractérisent, les monotrèmes se font encore remarquer par le niveau uélevéde leur température centrale, D'après les observations de Miklouko, de elay(1883), de R. Semon (1895), la température de l'échidné prise au clonque stcomprise ontre 2°,5 et 34°,2. Celle de l'ornithorhynque n'a pas dépassé 25°,2. “Ces différents chiffres se résument en une moyenne inférieure {| 90° qui, en regard de la lempérature extérieure, toujours supérieure & 20°, au des observations, témoigne, chez les monotrèmes, d'une infériorité
mogène très marqué des oïseaux.— Chez les oiseaux, la température centrale est
rsplus élevée que chezles mammifères. Onen jugéra parleschiffres suivants: Canards ct palmipèdes lamellirostres (Martins) Palmipèdos jaipes (Davy, Brown-Séquard.
Saliagte (Rich, Mantegaro, Demarquey, Duéril
(Chossat Carat et Van Deneden, ‘Zander.