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TOPOGRAPHIE DE LA TEMPÉRATURE

ous les points du corps n'ont pas la mème température. À cet égard, on

D it, avec Lefèvre, distinguer trois régions : la région superficielle (peau et

tiseu conjonctif sous-cutané), la région somatique (muscles), et la région viscé-

vale où splanchnique. Nous nous bornerons à étudier séparément les tempéures superficielles et les températures profondes.

Températures superficielles, — a. Température de le peau. — La tem-

L de la peau, chez l'homme, varie de 33° à 35° (Romer, Kunkel). Au-

ous dé 34° on commence à éprouver la sensation de froid qui devient très

à 30°. Colin à fait sur les animaux un certain nombre d'observations à

de thermomètres simplement protégés par les poils et il a trouvé les

fres suivants : sur lo cheval 27° à 339,5, sur lo cochon d'Inde 43° 4 36°; sur

lapin 34° à 3%, sur le bélier 34 à 38°. Au niveau des membres et des extré-

on obtient des chiffres beaucoup moins élevés (26° à 27*). Par contre, dans

de l'aine ou de l'ars le thermomètre indique une température très voisiné

Températures sous-cutanées, — Sous la peau et le peaucier, Colin a vu, le cheval au repos, la température osciller entre 44°,5 et 474,5. Mais sur imal qui travaille et dont la peau va se couvrir de sueur, la température

tanée devient à peu près égale à la lempérature rectale. On sait Cnfin, pur observations faites à l'aide de la méthode thermo-électrique par Bécquerel

t Breschet, que la température des muscles superficiels excède de 12 41°,5 de la gaine conjonctive de ces muscles et du tissu conjonetif sous-cutané.

Température dans les orifices naturels. — Si on fait pénétrer le thor-

tre dans les orifices qui s'ouvrent à la surface de la peau, on obtient des variables. D'après Hunter le Lhérmomètre indique, à l'entrée de Parètre nivéau du bulbe, 33,5 à 36*,41. Dans l'appareil respiratoire du cheval,

a observé Les températures suivantes : 29°,40 dans les cavités nasales, 261,8

bl'entrée du pharynx, 32,40 à 44°,40 dans la trachée, au milieu du cou, La mpérature de l'animal observé était, à co moment, 38",40, température alé que l'on consulte quelquefois, chez l'homme, serait inférieure de 0°,65 du rectum (Pembrey et Nicol).

ratures profondes. — La recherche des températures profondes et répondait autrefois à la question de savoir si la chaleur a sa source un foyer unique qui devait se révéler par l'excès de sa température sur elle des autres points du corps. Cette question ne se pose plus aujourd'hui, il est bon de retenir les résultats qu'elle a suscités et qui permettent de avec la topographie de la température, la répartition de la chaleur dans différentes parties de l'organisme, ï d'abord quelques chiffres obtenus sur le mouton par Berger : cerveau, ië, 41,25 ; poumon, 41°,40; rectum, 40°,87; cœur droit, 44°,40; cœur , 40°,90. Ces températures ont été recuoillies sur l'animal immédiate après sa mort. Il en est de même de celles qui suivent ét qui ont été bi ées par Davy, également sur le mouton : cerveau, 40°; rectum, 40,56; se du There à l'intérieur du foie, 41949; ventricule gauche, 449,67. Lavraxtt, — Éléments de physiologie. 36

On voit, co qui était facile à prévoir, que la température des viscèrés profonds est plus élevée que celle des régions superficielles du corps et qu'elle exchde même celle du rectum, Le second point qui sc dégage de ces observations est que les divers organes profonds ont sensiblement la même température et d'eux ne pourrait être considéré comme le foyer exclusif de la chaleur animale.

Théories localisatrices, — Mais en ce qui touche l'épreuve des théories localisatrices, lés recherches ont été instiluées M EE rôle du poumon, et, à cet effet, on les a circonscrites au niveau du cœur.

On sé proposait, par la comparaison du sang artériel et du ; veineux dans les cavités ventriculaires, de vérifier les vues de Lavoisier dans le poumon le siège des combustions et le M D en Dans celle hypolhèse, le sang doit 'échauffer on traversant l'organe de la respiration et la température de co liquide doit être plus élevée dans le ventricule gauche que dans le ventricule droit. Les premibres recherches furent d’abord favorubles à cette interprétation, Mais la question ne pourait être jugée que par l'emploi d'une technique rigoureuse. On ne saurait atteindre ralure exacte du sang, dans le cœur, qu’en explorant ce liquide dans tions normales de son cours, C'est ce que vil fort bien Magendie | EE assisté de CL Bernard, expérimenta sur le cheval. L'animal était maintenu debout ot le thermomètre, introduit par la jugulaire et par la carotide, était enfoncé jusque dans le cœur. Or la différence se prononça toujours en faveur du cœur droit, mais ne dépassa jamais 2 ou 3 dixièmes de degré. ultérieures de Hering, Liebig, Fick et CL. Bernard donnèrent les mêmes résul. tats(1884 à 1857). La question semblait donc résolue et on pouvait admettre que le sang se refroidit de quelques dixièmes de degré en traversant ‘in ‘vit les

Mais tout fut remis en question par les assertions opposées de Colin qui, d'ailleurs, laissa Le problème sans solution, car ce physiulogistev de la températurese produire, tantôt en un sens, tantôl dans l'autre, RES ultérieurs donnèrent des résultats contradictoires. D'une part, on Je sang du cœur gauche est plus chaud que le sang du cœur droit 4809 ; Jucobson, 4870; Riegel, 1872). D'autre part, la différence se constamment en sens inverse dans les recherches d'Heidenhain et Korn:

ILest vrai que les observations de ces expérimentateurs étaient entourées détole les soîns et de toutes les précautions qui en pouvaient assurer l'exactitude,

Cependant, pour mettre fin à ces divergences, CL. Bernard entreprit unanime velle série de récherches où il se proposa de fixer avec clarté le, déterminie des phénomènes, fl adopta les appareils thermo-électriques introduits en As par Becquerel et Breschet dans l'étude de la chaleur animale. Les soudures it cireuit affectent la forme de deux sondes enveloppées de gulta-péreha,tét#onl construites de manière à pénétrer aisément, par la carotide et la jugulaire, din le cœur gauche et dans le cœur droit. Grûce à des dispositions que nousbt pouvons décrire ici, les déviation de l'aiguille du galvanomètre sont Deere à l'aide d'une lunette et par l'intermédiaire d'un miroir qui les mull sidérablement, ce qui confère à l'appareil une sensibilité exquisé. Celui-cifotée.

tionne comme un (hormomätre différentiel ct ne donne que l'écart de Hs pérature entre le ,cœnr droit et le cœur gauche, Or, cet écart 88 pronom invariablement en favéur du, cœur droit, dans toutes Jos expériencns bite failes, et les expériences sont bien faites, lorsque les sondes plongent exactenel

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